Entreprises de propreté (IDCC 3043). La convention collective du secteur fixe pour tout nouveau contrat une durée minimale de 16 heures par semaine, soit 69 heures 28 minutes par mois, sauf demande écrite et motivée du salarié. Les horaires doivent être réguliers et regroupés sur un nombre limité de demi-journées. Les heures complémentaires peuvent atteindre le tiers de la durée contractuelle, avec une majoration conventionnelle dès la première heure. Un contrat calé sur le seuil légal de 24 heures n'y est pas illégal, mais il ignore la souplesse offerte par la branche et ses contraintes propres de vacations.
Hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979). Faute d'accord de branche étendu sur la durée minimale, le seuil légal de 24 heures s'applique, ce qui surprend de nombreux restaurateurs. Les dérogations individuelles restent ouvertes (étudiant, cumul d'emplois, contraintes personnelles), à condition d'être documentées. La journée coupée entre le service du midi et celui du soir est l'autre point sensible : la règle supplétive n'autorise qu'une seule interruption quotidienne de deux heures au plus (article L. 3123-30), sauf accord collectif prévoyant des contreparties.
Aide et accompagnement à domicile (IDCC 2941). La branche fixe une durée minimale de 70 heures par mois, 200 heures par trimestre ou 800 heures par an. L'article L. 3123-6 dispense ces structures de mentionner la répartition jour par jour, compte tenu de la variabilité des interventions chez les bénéficiaires. Cette souplesse a une contrepartie directe : la communication écrite des plannings doit être irréprochable, car c'est elle qui fera la preuve en cas de litige.
Particulier employeur (IDCC 3239). Les salariés employés par un particulier relèvent d'un régime spécifique, et la plupart des règles du Code du travail sur le temps partiel, dont le plancher de 24 heures, ne leur sont pas applicables (articles L. 7221-1 et L. 7221-2). Notre modèle d'entreprise n'est pas conçu pour cette situation. Il faut alors utiliser un contrat d'assistante maternelle ou d'employé à domicile conforme à l'IDCC 3239.
Comment remplir ce CDI à temps partiel ?
Vous commencez par renseigner l'identité de l'employeur (dénomination, numéro SIRET, adresse, code APE) et celle du salarié, puis la convention collective applicable, qui conditionne une partie des seuils. Le questionnaire vous demande ensuite la durée hebdomadaire ou mensuelle du travail. Si cette durée est inférieure à 24 heures, vous précisez le fondement de la dérogation et le document intègre la référence à la demande écrite du salarié. Vient ensuite la répartition : vous indiquez les jours travaillés et les plages horaires de chacun. Les rubriques suivantes portent sur la rémunération (salaire de base proratisé, primes, avantages), sur la période d'essai, dont la durée est la même que pour un temps plein, puis sur les cas de modification des horaires et le délai de prévenance retenu. Un récapitulatif vous permet de relire l'ensemble des clauses avant de générer le contrat. Vous obtenez un fichier Word pour d'éventuelles adaptations et un PDF prêt à signer en deux exemplaires originaux. Faites signer le contrat avant le premier jour travaillé : tant qu'aucun écrit n'existe, la présomption de temps complet joue contre l'employeur.