La rédaction des statuts d'une SAS holding est l'acte fondateur d'un montage à très fort enjeu patrimonial et fiscal : sans statuts adaptés, le régime mère-fille peut être perdu, l'intégration fiscale devient impossible, et le report d'imposition de l'article 150-0 B ter du Code général des impôts est attaquable par l'administration. Ce modèle s'adresse aux dirigeants qui montent une holding de tête pour détenir leurs participations, organiser un apport-cession, préparer une transmission ou structurer un groupe. Il vise à la fois le créateur d'entreprise unique (SASU holding) et la holding pluripersonnelle avec plusieurs associés, fondateurs ou investisseurs.
Captain.legal génère vos statuts SAS holding personnalisés à partir d'un questionnaire guidé, conformes au Code de commerce et calibrés pour la pratique des greffes des tribunaux de commerce. Le document est livré au format Word et PDF, prêt à être signé puis joint au dossier d'immatriculation déposé sur le guichet unique des formalités des entreprises.
Conforme
Législation 2026
25 000+ clients
nous font confiance
Économique
Dès 4,90 € / doc
Paiement sécurisé
Téléchargement immédiat
Statuts SAS holding : modèle conforme régime mère-fille
Paiement sécurisé · Sans abonnement
Qu'est-ce qu'une SAS holding ?
Une SAS holding n'est pas une catégorie juridique distincte de la société par actions simplifiée : c'est une SAS dont l'objet social est principalement la détention et la gestion de participations dans d'autres sociétés. Sur le plan du droit des sociétés, elle obéit aux articles L. 227-1 et suivants du Code de commerce qui régissent toutes les SAS. Sa singularité tient à son rôle économique de tête de groupe et aux clauses statutaires qu'elle doit prévoir pour fonctionner comme tel : objet social rédigé pour englober la prise de participations et les prestations intra-groupe, capital adapté aux apports en nature de titres, organes de direction structurés pour piloter plusieurs filiales.
On distingue classiquement deux profils. La holding passive se borne à détenir les titres et à percevoir les dividendes : elle relève du régime mère-fille de droit commun. La holding animatrice, au contraire, participe activement à la conduite de la politique du groupe, contrôle ses filiales et leur fournit des services de management, de comptabilité ou de stratégie. Cette qualification — appréciée in concreto par l'administration et la jurisprudence — conditionne l'accès à plusieurs régimes de faveur (Pacte Dutreil, IR-PME), et elle se prépare dès la rédaction des statuts. Le choix de la SAS, plutôt que de la SARL, s'explique par la liberté contractuelle de l'article L. 227-9 du Code de commerce : agréments, droits de vote multiples, clauses d'exclusion, pactes d'actionnaires articulés avec les statuts. C'est exactement la souplesse dont a besoin une structure de tête de groupe pluripersonnelle destinée à accueillir des co-investisseurs.
Cadre légal
Les statuts de SAS holding s'inscrivent à l'intersection de trois corps de règles. Le premier, le droit commun de la société par actions simplifiée, est posé par les articles L. 227-1 à L. 227-20 du Code de commerce, complétés par les dispositions sur les sociétés par actions classiques et par le Code civil pour la formation du contrat de société (articles 1832 et suivants). C'est ce socle qui impose la rédaction écrite des statuts, leur signature par tous les associés, le dépôt des fonds correspondant aux apports en numéraire, l'évaluation des apports en nature par un commissaire aux apports lorsque la valeur d'un apport excède 30 000 € ou la moitié du capital, et l'immatriculation au registre du commerce et des sociétés via le guichet unique de l'INPI.
Le deuxième niveau, fiscal, est celui qui justifie l'existence même de la holding. Le régime mère-fille, codifié aux articles 145 et 216 du Code général des impôts, exonère d'impôt sur les sociétés les dividendes remontés des filiales, sous réserve d'une détention d'au moins 5 % du capital et d'un engagement de conservation des titres pendant deux ans. Une quote-part forfaitaire de frais et charges de 5 % reste réintégrée au résultat imposable de la holding, ramenée à 1 % pour les sociétés membres d'un groupe d'intégration fiscale. La rédaction de l'objet social et la mention de l'option pour l'IS dans les statuts sont des conditions formelles à ne pas négliger : la Cornell-style doctrine fiscale du BOFiP-Impôts sur le régime mère-fille précise les modalités de mise en œuvre.
Le troisième niveau concerne les schémas patrimoniaux les plus fréquents. L'intégration fiscale des articles 223 A et suivants du CGI exige une détention d'au moins 95 % du capital et des droits de vote des filiales, de manière continue sur l'exercice ; la holding doit alors notifier son option avant l'expiration du délai de dépôt de la déclaration de résultat de l'exercice précédent. L'apport-cession de l'article 150-0 B ter du CGI permet de placer la plus-value d'apport en report d'imposition lorsque le dirigeant apporte ses titres à une holding qu'il contrôle. La loi de finances pour 2026 durcit nettement ce régime : pour les apports réalisés à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, le seuil de réinvestissement passe de 60 % à 70 % du produit de cession et le délai de conservation à au moins cinq ans ; les apports réalisés avant fin 2025 restent gouvernés par le cadre antérieur. La LOI n°2025-127 du 14 février 2025 a par ailleurs aménagé les conditions du régime mère-fille pour les opérations transfrontalières.
Quand avez-vous besoin de ce document ?
Le cas le plus fréquent reste la création d'une holding de reprise au moment d'un rachat d'entreprise. Le repreneur constitue la SAS, lève sa dette d'acquisition au niveau de la holding et fait remonter les dividendes de la cible, dont les flux remboursent l'emprunt en quasi-franchise d'IS grâce au régime mère-fille. Le second cas typique est l'apport-cession anticipé : le dirigeant qui prévoit de vendre sa société d'exploitation crée une holding, lui apporte ses titres à leur valeur de marché, place la plus-value en report et utilise ensuite le produit de la vente pour réinvestir dans de nouvelles activités économiques. Dans cette configuration, la holding doit impérativement exister juridiquement avant l'apport : un tribunal administratif a rappelé en octobre 2025 qu'une holding non encore immatriculée au RCS ne peut pas valablement recevoir l'apport, et qu'un réinvestissement opéré quelques jours trop tôt suffit à faire tomber le report.
La structuration d'un groupe en croissance justifie aussi la création d'une holding : une fois plusieurs sociétés sœurs développées, les regrouper sous une même tête permet de mutualiser la trésorerie, de centraliser les fonctions support et d'opter pour l'intégration fiscale dès que le seuil de 95 % est franchi. Les opérations à effet de levier avec des co-investisseurs — family office, fonds de capital-investissement, managers associés à la création de valeur — passent presque systématiquement par une SAS holding parce que sa liberté statutaire absorbe sans difficulté plusieurs catégories d'actions. Enfin, la préparation d'une transmission familiale par Pacte Dutreil exige le plus souvent une holding animatrice : sans statuts qui ancrent ce caractère animateur, l'exonération de 75 % des droits de donation est refusée par l'administration. Pour ces dernières opérations, la rédaction d'un acte de cession d'actions au sein de la holding est souvent l'étape suivante naturelle.
Marco legal des clauses incontournables
La rédaction d'une SAS holding ne se résume pas à empiler des clauses standards de SAS : la qualité de tête de groupe impose une dizaine d'articles structurants. Notre modèle inclut :
- L'objet social élargi mentionne expressément la prise de participations directes ou indirectes dans toutes sociétés françaises ou étrangères, la gestion et l'animation de ces participations, la prestation de services administratifs, financiers, comptables et stratégiques aux filiales, et l'exercice de tout mandat social au sein de celles-ci. Cette rédaction détaillée est ce qui permettra plus tard de qualifier la holding d'animatrice si la pratique le confirme, et qui sécurise la déductibilité des frais de holding refacturés en intra-groupe.
- Le capital social et les apports en nature de titres suivent un régime particulier : lorsque la holding est créée par apport de titres d'une société d'exploitation, l'évaluation par un commissaire aux apports devient quasiment systématique, sauf usage de la dispense prévue à l'article L. 227-1 du Code de commerce. Les statuts détaillent la valeur retenue, la nature des titres apportés et le nombre d'actions émises en rémunération.
- La présidence et la direction générale sont rédigées pour permettre au président d'agir comme représentant légal des filiales, de signer les contrats intra-groupe et de représenter la holding aux assemblées des sociétés détenues. Une délégation de pouvoir explicite à un directeur général est souvent ajoutée pour fluidifier la gestion d'un groupe à plusieurs filiales.
- La clause d'agrément soumet toute cession d'actions à l'accord préalable des associés ou du président, ce qui verrouille l'entrée d'un tiers au capital de la holding et préserve la stabilité du contrôle. Dans une holding patrimoniale familiale, elle joue le rôle de garde-fou contre une cession non concertée à un beau-fils ou à un fonds extérieur.
- Les clauses d'inaliénabilité, d'exclusion et de retrait complètent ce dispositif. L'inaliénabilité (article L. 227-13 du Code de commerce) ne peut excéder dix ans ; elle est précieuse lors d'un LBO pour figer le tour de table le temps du remboursement. L'exclusion (article L. 227-16) couvre les hypothèses de manquement grave d'un associé.
- La gouvernance des décisions collectives précise les majorités requises pour les décisions ordinaires, extraordinaires et qualifiées, et identifie les opérations soumises à l'unanimité (modification de l'objet social, adoption ou modification des clauses d'agrément, transformation, fusion). Le droit de vote double ou les actions de préférence peuvent y être organisés librement.
Considérations régionales et formes connexes
Île-de-France. La pratique des greffes du tribunal de commerce de Paris et de Nanterre est particulièrement formaliste sur l'objet social des holdings : un objet trop générique ("toutes opérations financières") est systématiquement rejeté avec demande de complément. Le rédacteur prévoit une formulation détaillée combinant prise de participations, animation et prestations intra-groupe. Les apports en nature de titres y sont presque toujours examinés par un commissaire aux apports, même en deçà du seuil légal, parce que les valorisations contestables sont la première source de redressement sur l'application de l'article 150-0 B ter.
Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les holdings de reprise (LBO familiaux, MBO dans l'industrie et le tourisme) y sont fréquentes. La spécificité régionale tient à l'articulation avec le Pacte Dutreil (article 787 B du CGI), pour lequel la qualification de holding animatrice doit être préparée dès les statuts : objet social rédigé en conséquence, mention explicite des prestations de management, contrats de services intra-groupe à mettre en place dès l'immatriculation. Sans cette préparation, l'exonération de 75 % des droits de mutation est refusée à la transmission.
Outre-mer. Les SAS holding domiciliées dans les départements et collectivités d'outre-mer peuvent croiser des régimes spécifiques de défiscalisation (Girardin industriel, zones franches d'activité), avec des effets sur l'objet social, le périmètre d'activité éligible et les obligations déclaratives. Les statuts intègrent alors une clause précisant le siège effectif et l'éligibilité de l'activité aux dispositifs locaux.
SASU holding. Lorsque la holding est constituée par un seul associé — cas classique de l'apport-cession patrimonial —, elle prend la forme d'une SASU régie par les articles L. 227-1 alinéa 2 et suivants du Code de commerce. Les statuts sont allégés (pas de clause de retrait ni d'agrément à proprement parler) mais doivent prévoir les règles de fonctionnement applicables en cas d'arrivée d'un second associé. La conversion en SAS pluripersonnelle se fait sans formalité de transformation.
Erreurs courantes à éviter
La première erreur, et de loin la plus coûteuse, est la rédaction d'un objet social trop étroit. Une holding dont l'objet se limite à "la prise de participations" sans mention de l'animation, des prestations intra-groupe et de l'exercice de mandats sociaux ne peut pas, en pratique, refacturer des frais à ses filiales sans s'exposer à un redressement pour acte anormal de gestion, et la qualification d'animatrice lui sera refusée pour les besoins du Pacte Dutreil ou de l'IR-PME. Le second piège, fréquent dans les apports-cessions, est de déclencher l'apport avant l'immatriculation effective de la holding : la jurisprudence administrative récente — notamment un jugement du tribunal administratif de Montpellier du 6 octobre 2025 — a confirmé que le point de départ des délais court à compter de l'inscription au RCS, et qu'un réinvestissement effectué quelques jours trop tôt suffit à faire tomber le report d'imposition.
La troisième erreur consiste à négliger la clause d'agrément dans une holding pluripersonnelle. Sans cette clause, la cession d'actions à un tiers est libre, ce qui peut faire entrer au capital un actionnaire indésirable lors d'un divorce, d'une succession ou d'une cession opportuniste. La quatrième porte sur les conventions intra-groupe non documentées : l'administration, en cas de contrôle, demandera systématiquement la convention de trésorerie, les contrats de prestation de services et les procès-verbaux justifiant les flux ; leur absence transforme une holding mère-fille parfaitement légale en cible de redressement. Dernière erreur, la confusion entre apport-cession et vente directe : apporter des titres puis encaisser personnellement le prix de vente quelques semaines plus tard, sans passer par la holding, ne déclenche aucun report d'imposition et expose le contribuable à la fiscalité de droit commun de 30 % sur la plus-value (PFU à 12,8 % + prélèvements sociaux à 17,2 %).
Questions fréquentes
Oui. Notre modèle est rédigé sur la base des articles L. 227-1 et suivants du Code de commerce et intègre l'ensemble des clauses obligatoires : objet, dénomination, siège, durée, capital, identité des apporteurs, modalités d'exercice du droit de vote, organes de direction. Une fois signé par tous les associés et déposé sur le guichet unique de l'INPI avec les pièces complémentaires, il vaut acte fondateur opposable au greffe du tribunal de commerce. Pour des montages complexes faisant intervenir plusieurs catégories d'actions de préférence, des BSA attribués à des managers ou des statuts d'une SCI patrimoniale détenue par la holding, une relecture par un avocat fiscaliste reste recommandée pour ajuster les clauses fines.
26 avis vérifiés · 25 000+ téléchargements

- Accès immédiat au document
- Téléchargement PDF + Word
- Conforme à la législation 2026
- Validé par des juristes
Comment remplir vos statuts SAS holding
Le parcours Captain.legal commence par le profil de la holding : holding de reprise, apport-cession, structuration patrimoniale, holding animatrice familiale. Cette première étape conditionne les clauses générées en aval, parce qu'une holding qui sera animatrice n'a pas le même objet social qu'une simple boîte à dividendes. Vous renseignez ensuite l'identité des associés, la nature des apports — numéraire, titres, biens en nature —, et leur valorisation. Si un apport en nature de titres dépasse 30 000 € ou représente plus de la moitié du capital, le générateur active automatiquement le bloc de clauses relatives à l'intervention d'un commissaire aux apports.
Vient ensuite la gouvernance : désignation du président, éventuelle direction générale déléguée, durée des mandats, modalités de révocation. Vous choisissez les majorités applicables aux décisions collectives et activez ou non les clauses d'agrément, d'inaliénabilité, d'exclusion et de préemption. Le générateur insère ensuite les articles intra-groupe type — convention de trésorerie, refacturation de prestations, mandats sociaux dans les filiales — calibrés sur la pratique des fiscalistes pour soutenir la déductibilité des frais et la qualification éventuelle d'animatrice. Vous validez enfin le siège social, le premier exercice et les modalités de répartition des bénéfices. Le document est livré simultanément au format Word, pour les corrections manuelles éventuelles, et au format PDF prêt à signer. La déclaration sur l'honneur de non-condamnation du président doit être préparée en parallèle pour le dossier d'immatriculation, ainsi que l'attestation de domiciliation chez le président si le siège social est fixé à son domicile.