Le texte central est l'article L214-8 du Code rural et de la pêche maritime, profondément remanié par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale. Toute vente réalisée par un professionnel s'accompagne, au moment de la livraison, d'une attestation de cession et, pour les chiens et les chats, d'un certificat vétérinaire établi après examen de l'animal. Ce certificat est également exigé lorsque la cession est faite par un particulier, à titre gratuit comme à titre onéreux. Seuls les chiens et chats âgés de plus de huit semaines peuvent être cédés, et seuls les animaux inscrits à un livre généalogique reconnu (LOF pour les chiens, LOOF pour les chats) peuvent être présentés comme appartenant à une race.
Depuis le décret n° 2022-1354 du 24 octobre 2022, toute personne physique qui acquiert un chien ou un chat signe un certificat d'engagement et de connaissance des besoins de l'espèce. La remise de l'animal ne peut intervenir moins de sept jours après la délivrance de ce certificat, et le cédant doit s'assurer de sa signature préalable sous peine de sanction contraventionnelle. L'article L212-10 impose en outre que l'animal soit identifié (puce électronique ou tatouage) avant toute cession, avec mise à jour du fichier national I-CAD. Le texte consolidé est consultable sur la section du Code rural consacrée aux animaux de compagnie sur Légifrance.
Côté garanties, les articles L213-1 et suivants du même code instituent la garantie des vices rédhibitoires. L'article R213-2 en dresse une liste limitative : maladie de Carré, hépatite contagieuse, parvovirose, dysplasie coxo-fémorale, ectopie testiculaire et atrophie rétinienne pour le chien ; leucopénie infectieuse, péritonite infectieuse féline, FeLV et FIV pour le chat. L'acquéreur dispose de trente jours à compter de la livraison pour agir, et certaines maladies transmissibles exigent en plus un diagnostic de suspicion vétérinaire dans un délai très bref. La Cour de cassation juge que ce régime s'applique seul, sauf convention contraire (Cass. 1re civ., 30 septembre 2010, n° 09-16890). Enfin, l'ordonnance n° 2021-1247 du 29 septembre 2021 a exclu les animaux domestiques du champ de la garantie légale de conformité du Code de la consommation.
Comment remplir ce contrat de vente d'animal
Vous commencez par indiquer votre qualité : particulier cédant une portée, éleveur professionnel ou association. Ce premier choix conditionne la suite du questionnaire, car les mentions obligatoires ne sont pas les mêmes selon le profil. Vous renseignez ensuite l'identité complète du vendeur et de l'acquéreur, puis vous précisez s'il s'agit d'un chiot ou d'un chaton.
La description de l'animal vient après. Munissez-vous du carnet de santé et du certificat d'identification : le numéro de puce, la date de naissance et, le cas échéant, le numéro LOF ou LOOF doivent être recopiés sans erreur. Le formulaire vous demande alors le prix, l'existence d'un acompte ou d'arrhes et l'échéancier éventuel.
Vient ensuite la date de délivrance du certificat d'engagement et de connaissance. Le modèle calcule automatiquement la première date de remise possible et vous alerte si la date envisagée ne respecte pas le délai légal. Vous choisissez ensuite le régime de garantie : vices rédhibitoires seuls, ou extension conventionnelle à la garantie des vices cachés du Code civil. La destination de l'animal (compagnie, reproduction, exposition) est précisée à ce stade.
Une fois le questionnaire validé, le contrat est généré au format Word et PDF. Imprimez-le en deux exemplaires originaux, paraphez chaque page et signez-le avec l'acquéreur le jour de la remise de l'animal.