Salariée en CDD ou en mission d'intérim. Le congé maternité s'applique pleinement, mais il ne prolonge pas le contrat. L'article L. 1225-6 précise que la protection ne fait pas obstacle à l'échéance du CDD, qui prend fin à la date prévue même pendant le congé. En revanche, un refus de renouvellement motivé par la grossesse constitue une discrimination au sens de l'article L. 1132-1. La lettre doit donc être envoyée comme pour un CDI : elle devient une pièce utile si le renouvellement promis n'intervient jamais.
Salariée d'un particulier employeur. Assistantes maternelles, gardes d'enfants et aides à domicile relèvent de la convention collective des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile (IDCC 3239). Les durées légales s'appliquent, mais les écrits sont plus rares. Un contrat d'assistante maternelle ou d'employé CESU conforme à l'IDCC 3239 bien rédigé, complété par une lettre de congé maternité, évite les malentendus sur la reprise et la continuité de la garde.
Branches à maintien de salaire. La loi ne prévoit aucun maintien de salaire : la salariée perçoit des indemnités journalières plafonnées. Plusieurs conventions collectives, dont celles de la banque ou des bureaux d'études techniques (Syntec), prévoient un complément sous condition d'ancienneté, parfois par subrogation. D'où l'intérêt de vérifier la convention mentionnée sur le bulletin de paie.
Travail de nuit et postes exposés. Une salariée enceinte qui travaille de nuit peut demander son affectation sur un poste de jour (article L. 1225-9). Certains postes exposés à des risques particuliers imposent un aménagement ou une suspension avec garantie de rémunération (articles L. 1225-12 et suivants). Ces démarches précèdent souvent le congé et gagnent à être formalisées par écrit, avec l'avis du médecin du travail.
Agentes publiques. Fonctionnaires et contractuelles relèvent du Code général de la fonction publique, avec des durées comparables mais une procédure propre. Notre modèle est conçu pour le secteur privé.
Comment remplir la demande de congé maternité
Le formulaire commence par votre situation : type de contrat, date d'embauche, poste occupé et coordonnées de l'employeur. Vous indiquez ensuite la date présumée de l'accouchement figurant sur le certificat médical, le nombre d'enfants attendus et le nombre d'enfants déjà à charge. À partir de ces trois données, le calendrier se construit seul. Si votre médecin ou votre sage-femme a validé le report d'une partie du congé prénatal, une question dédiée recalcule les dates et insère la clause correspondante.
La dernière étape porte sur la suite du congé : reprise directe, congé supplémentaire de naissance d'un ou deux mois, pris en une fois ou fractionné, ou annonce d'une demande séparée de congé parental. Le courrier final vise les articles L. 1225-17 et L. 1225-24 du Code du travail, liste les pièces jointes et prévoit l'emplacement de la signature. Conservez l'avis de réception ou le récépissé daté et signé par l'employeur : c'est la seule preuve qui compte en cas de contentieux. Le document est disponible immédiatement en Word et en PDF.