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Statuts SCI familiale : modèle Word et PDF

Modèle de statuts SCI familiale avec clauses spécifiques : objet patrimonial, agrément familial, démembrement de parts. Téléchargement immédiat Word et PDF.
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La SCI familiale est la déclinaison patrimoniale de la société civile immobilière la plus utilisée en France pour acquérir, gérer et transmettre un bien immobilier entre membres d'une même famille. Sur le papier, son régime juridique est identique à celui d'une SCI classique : ce sont les articles 1832 à 1870-1 du Code civil qui s'appliquent. En pratique, tout se joue dans la rédaction des statuts, qui doivent être pensés non pour un projet locatif standard mais pour une logique successorale, avec une attention particulière au démembrement, à l'agrément de cession de parts et au régime matrimonial des associés. Les statuts SCI familiale que vous générez ici sont une variante différenciée, calibrée pour un cercle parents-enfants ou fratrie, conformes à la législation française applicable aux sociétés civiles à objet immobilier.

Ce modèle s'adresse aux familles qui anticipent une transmission, aux conjoints qui structurent leur résidence principale, aux fratries qui héritent d'un bien commun, et plus largement à tout groupe familial qui veut éviter le piège de l'indivision. Il intègre les clauses spécifiques que la SCI classique ne traite pas finement : démembrement croisé, agrément renforcé, gérance familiale stable, comptes courants d'associés.

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Qu'est-ce qu'une SCI familiale ?

La SCI familiale n'est pas une forme sociale autonome au sens du Code civil ; c'est une SCI dont tous les associés sont liés par parenté ou alliance jusqu'au quatrième degré inclus. La distinction n'a donc rien de cosmétique : elle ouvre un terrain juridique et fiscal différent, notamment sur la fiscalité des plus-values, sur les donations de parts et sur le régime de la bail loi 1989 lorsque la société loue à un associé. Une SCI dont le capital est ouvert à un tiers étranger à la famille redevient mécaniquement une SCI classique le jour où la cession est enregistrée.

Concrètement, la société civile immobilière familiale réunit au minimum deux associés, sans plafond légal, avec un capital social libre dont le montant peut être aussi modeste qu'un euro symbolique. Sa responsabilité indéfinie et conjointe (article 1857) la distingue des sociétés commerciales : chaque associé répond du passif social à proportion de ses parts, et non solidairement. C'est un point que les notaires rappellent systématiquement, car la majorité des familles l'ignorent au moment de signer. L'engagement personnel sur les dettes de la société est réel, même si la société dispose de son propre patrimoine, et il faut en mesurer l'étendue avant de boucler les apports. Pour comprendre la place de cette variante au sein des formes juridiques disponibles à la création d'entreprise, il faut retenir que la SCI familiale est avant tout un outil patrimonial, pas un véhicule d'exploitation.

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Quand utiliser ce modèle de statuts ?

Le scénario le plus courant est la transmission anticipée d'un bien immobilier aux enfants. Les parents constituent la SCI, apportent ou achètent le bien, puis donnent progressivement la nue-propriété des parts à leurs enfants en conservant l'usufruit. Le mécanisme combine deux leviers que la détention en nom propre interdit : l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans au titre des donations, et la décote de l'usufruit sur la valeur taxable selon le barème de l'article 669 du CGI. Bien rédigée, la clause d'usufruit prévoit que les revenus locatifs reviennent à l'usufruitier et que les décisions extraordinaires requièrent le consentement conjoint usufruitier-nu-propriétaire. Mal rédigée, elle ouvre des contentieux familiaux qui durent une décennie.

Le deuxième cas de figure est la gestion d'un bien hérité par une fratrie. À la place d'une indivision où toute décision majeure exige l'unanimité (article 815-3), la SCI permet d'organiser une majorité de parts pour les décisions courantes et de neutraliser le droit de provoquer le partage à tout moment. C'est la solution recommandée dès qu'une fratrie de trois ou plus se retrouve en indivision sur un bien locatif. Le troisième scénario, plus discret, est celui des conjoints qui structurent leur résidence principale ou secondaire dans une SCI pour préparer une transmission décalée du décès du premier d'entre eux. Le démembrement croisé entre époux, monté correctement, permet d'éviter le retour à l'indivision avec les enfants au moment du décès. Un quatrième usage, plus marginal, vise les couples non mariés ou pacsés qui achètent ensemble : la SCI sécurise la quote-part de chacun et organise la sortie de l'un sans bloquer la jouissance de l'autre.

Enfin, un edge case mérite d'être signalé. La SCI familiale dont l'objet inclut la location meublée habituelle bascule de plein droit à l'impôt sur les sociétés en vertu de l'article 206-2 du CGI, perdant ainsi sa translucidité. Le piège est fréquent : une famille qui décide après quelques années de louer le bien meublé pour augmenter les loyers déclenche une fiscalité radicalement différente, avec amortissements possibles mais imposition immédiate des plus-values latentes au passage. Les statuts doivent verrouiller l'objet social pour éviter une bascule involontaire.

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Clauses spécifiques différenciantes du modèle SCI familiale

Là où les statuts d'une SCI classique restent généralistes pour s'adapter à tout projet immobilier, ce modèle familial intègre des stipulations calibrées pour la transmission patrimoniale entre proches. Voici les clauses différenciantes qui justifient l'usage d'une variante dédiée.

  • L'objet social familial restreint est cantonné à l'acquisition, l'administration et la gestion d'un patrimoine immobilier à vocation patrimoniale, à l'exclusion expresse de la location meublée habituelle et de toute activité commerciale. Cette précision protège la translucidité fiscale et évite la requalification IS de plein droit.
  • L'agrément renforcé des cessions de parts réserve la libre cession aux seuls ascendants, descendants et conjoint de l'associé cédant, conformément à la faculté ouverte par l'article 1861 du Code civil. Toute cession à un tiers, y compris à un beau-frère ou une belle-sœur, requiert l'agrément à l'unanimité des associés. C'est la clause qui empêche un héritier de revendre ses parts à un investisseur extérieur sans l'accord de la famille.
  • La clause de démembrement et de répartition usufruit/nue-propriété organise la double qualité d'associé en cas de donation des parts en nue-propriété aux enfants. Elle attribue le droit de vote à l'usufruitier pour l'affectation des bénéfices et au nu-propriétaire pour les décisions modifiant la substance, en application de l'article 1844 alinéa 3 du Code civil. Elle prévoit également la répartition des dividendes en faveur de l'usufruitier.
  • La gérance familiale stable désigne un ou plusieurs gérants choisis parmi les associés, avec une durée illimitée et une révocabilité pour juste motif uniquement. Cette stipulation protège la gestion sur la durée, en particulier lorsque le bien doit traverser une transmission générationnelle sans changement de pilotage.
  • Les comptes courants d'associés sont prévus statutairement, avec clauses de blocage et de rémunération encadrées dans la limite du taux maximal déductible fiscalement. Les apports en compte courant sont l'outil naturel pour financer les travaux ou apurer un déficit foncier sans modifier le capital, et l'usage d'un véritable acte de prêt entre proches dans le cadre d'une reconnaissance de dette sécurise la traçabilité des flux.
  • La clause de continuation de la société en cas de décès d'un associé prévoit la transmission automatique des parts aux héritiers, sans possibilité pour les autres associés de s'y opposer, sauf si les statuts en disposent autrement. Cette clause est essentielle dans une logique familiale et inverse le régime supplétif de l'article 1870.
  • La clause de retrait organise la sortie d'un associé qui souhaite récupérer la valeur de ses parts sans dissoudre la société, avec un prix fixé par expert en cas de désaccord, conformément à l'article 1843-4 du Code civil. Elle prévient les contentieux familiaux qui surviennent presque toujours à la deuxième ou troisième génération.
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Comment renseigner ce modèle de statuts

Le formulaire en ligne de Captain.Legal commence par l'identité de chaque associé : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, régime matrimonial. Cette première étape conditionne automatiquement plusieurs clauses, notamment la mention obligatoire de l'avertissement au conjoint si l'un des fondateurs est marié sous un régime de communauté. Vous renseignez ensuite la dénomination sociale, qui peut comporter un nom de famille mais doit rester libre de tout terme commercial, et le siège social, qui peut être domicilié au domicile du gérant pour les cinq premières années sous réserve de respecter les éventuelles clauses du bail ou du règlement de copropriété.

Vient ensuite la définition de l'objet social familial que le formulaire propose en version protectrice par défaut, avec exclusion expresse de la location meublée et de l'activité commerciale. Vous indiquez la durée de la société, plafonnée à 99 ans par la loi, le capital social et sa répartition, ainsi que la nature des apports : numéraire libéré dès la souscription, ou apport en nature qui exigera un acte notarié si l'apport porte sur un immeuble. Vous désignez le ou les gérants parmi les associés et choisissez le mode de répartition des pouvoirs entre cogérants. La fin du parcours porte sur les options sensibles : agrément renforcé des cessions, clause de démembrement, comptes courants d'associés, clause de continuation. Le document final est livré au format Word et PDF, prêt à être signé puis enregistré au service de la publicité foncière en cas d'apport immobilier, ou directement déposé au guichet unique INPI pour l'immatriculation au Registre du commerce et des sociétés.

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Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, et la plus coûteuse, consiste à recopier des statuts standards de SCI trouvés en ligne sans intégrer les clauses familiales spécifiques. Le résultat : une société civile fonctionnelle au quotidien, mais qui se révèle inadaptée le jour de la donation des parts ou du décès d'un associé, avec des frais de modification statutaire en assemblée générale extraordinaire qui dépassent largement l'économie initiale. La deuxième erreur classique est de fixer un capital social symbolique d'un euro dans une logique de simplicité administrative. Ce choix, parfaitement légal, complique l'ouverture du compte bancaire professionnel et fragilise les comptes courants d'associés qui devront porter l'intégralité du financement, avec un risque de requalification fiscale. Un capital de 1 000 € minimum est la règle prudente, et 10 % de la valeur du bien est l'optimum recommandé par les notaires.

La troisième erreur concerne l'oubli de l'avertissement au conjoint sous régime de communauté, qui rend l'apport susceptible de nullité pendant deux ans. Les associés négligent souvent cette formalité, persuadés qu'une mention dans les statuts suffit ; en réalité, l'article 1832-2 du Code civil exige une information préalable et formalisée, et la nullité peut être invoquée jusqu'à deux ans après la connaissance par le conjoint de l'apport. La quatrième erreur récurrente est de bâcler la clause d'agrément, en se contentant d'une rédaction calquée sur l'article 1861 sans préciser le périmètre familial. Une clause qui se contente de viser "les ascendants et descendants" sans inclure le conjoint laisse passer les transmissions à un veuf ou une veuve sans agrément, ce qui peut surprendre les associés survivants. Enfin, la cinquième erreur est l'objet social trop large, qui ouvre la voie à la requalification IS dès qu'un associé décide de louer en meublé : la rédaction doit verrouiller, pas généraliser.

Questions fréquentes

Oui, intégralement. La SCI familiale n'est pas une forme sociale distincte ; c'est une SCI au sens des articles 1845 et suivants du Code civil dont la particularité tient uniquement à la qualité familiale des associés. Les statuts générés sur Captain.Legal sont conformes à la législation française en vigueur et acceptés par tous les greffes des tribunaux de commerce, par le service de la publicité foncière en cas d'apport immobilier et par l'administration fiscale pour la déclaration 2072-S. La différence entre les deux modèles porte exclusivement sur la rédaction des clauses internes, calibrées pour la transmission patrimoniale entre proches.

Le document final est livré simultanément au format Word (.docx) et PDF, ce qui couvre l'ensemble des cas pratiques. Le format Word vous permet de retoucher une mention si une situation particulière l'exige avant la signature, par exemple pour ajouter une clause supplémentaire négociée entre associés. Le PDF est la version qui sera signée, enregistrée auprès de l'administration fiscale et déposée au greffe du tribunal de commerce avec le dossier d'immatriculation. Vous retrouvez l'ensemble du catalogue des documents juridiques disponibles sur Captain.Legal pour compléter votre dossier.

Deux associés minimum, en application de l'article 1832 du Code civil qui définit la société comme un contrat. Aucun plafond légal n'est fixé, mais en pratique la majorité des SCI familiales comptent entre deux et six associés, ce qui correspond au cercle parents-enfants ou fratrie élargie. Les conjoints peuvent constituer ensemble une SCI familiale, y compris sous régime de communauté, sous réserve de l'avertissement préalable prévu par l'article 1832-2. À noter que la SCI peut intégrer des enfants mineurs par le biais d'une représentation légale, ce qui ouvre la transmission progressive dès la naissance des enfants.

Le délai pratique entre signature et immatriculation est de quinze jours à un mois. Vous devez d'abord enregistrer les statuts auprès du service des impôts des entreprises dans le mois qui suit la signature, sauf en cas d'apport d'immeuble qui impose l'acte notarié et la publicité foncière dans un délai de deux mois. Vous publiez ensuite une annonce légale dans un journal habilité du département du siège social. Le dossier complet, composé des statuts, de l'attestation de parution, du formulaire M0 et des pièces justificatives des associés et du gérant, est déposé sur le guichet unique INPI. Le K-bis est délivré sous trois à sept jours ouvrés une fois le dossier complet validé.

Oui, et c'est l'un des atouts majeurs du montage. Le démembrement consiste à donner la nue-propriété des parts aux enfants tout en conservant l'usufruit, ce qui permet de transmettre le bien immobilier en totale franchise de droits si la valeur respecte le double abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans. La valeur taxable de la nue-propriété est calculée selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI en fonction de l'âge de l'usufruitier : à 60 ans, la nue-propriété représente 60 % de la pleine propriété, à 70 ans elle représente 70 %. Au décès de l'usufruitier, la pleine propriété est reconstituée sans aucun droit de succession supplémentaire, ce qui en fait l'outil le plus efficace de transmission immobilière en France.

Oui, mais sous conditions strictes. La location à un associé est juridiquement valide et même fréquente, notamment dans le cadre d'une résidence principale familiale. Le loyer doit toutefois correspondre au prix du marché, sans complaisance, sous peine de requalification fiscale en avantage en nature ou en distribution déguisée. Le bail signé avec l'associé est soumis aux mêmes règles que tout bail d'habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, avec dépôt de garantie, état des lieux et préavis légaux. Cette pratique est particulièrement courante dans les montages où des parents louent à un enfant étudiant ou jeune actif un appartement détenu par la SCI, ce qui génère des revenus fonciers déclarables tout en préservant la logique patrimoniale.

La cession de parts à un tiers non familial est soumise à l'agrément renforcé prévu par les statuts générés ici, en application de la faculté ouverte par l'article 1861 du Code civil. L'associé cédant doit notifier son projet aux autres associés et au gérant ; ceux-ci disposent d'un délai pour se prononcer à l'unanimité, et un refus oblige les associés ou la société à racheter les parts dans les six mois. La transaction elle-même est formalisée par un acte de cession de parts sociales de SCI qui doit être enregistré auprès du service des impôts et signifié à la société. Cette procédure protège la dimension familiale tout en respectant le droit de l'associé à liquider sa participation.

Oui, dès lors qu'ils ont été régulièrement signés par tous les associés, enregistrés et déposés au greffe du tribunal de commerce. Les statuts sont la loi de la société entre associés, et le tribunal saisi d'un litige patrimonial ou successoral applique en priorité les stipulations statutaires avant de combler les silences par les dispositions supplétives du Code civil. Les clauses différenciantes intégrées au modèle (agrément renforcé, démembrement, continuation, retrait) ont toutes été validées par la jurisprudence de la chambre commerciale de la Cour de cassation. Une rédaction conforme et signée fait pleinement foi en cas de désaccord entre héritiers ou entre associés.

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Mis à jour le 6 mai 2026

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