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Modèle de Contrat de syndic de copropriété - Pdf et Word

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Le contrat de syndic de copropriété est le mandat qui lie le syndicat des copropriétaires au syndic chargé d'administrer l'immeuble. Depuis la loi ALUR, son contenu n'est plus libre : un contrat type réglementaire s'impose à tous, professionnels comme bénévoles. Ce modèle de contrat de syndic au format Word et PDF reprend la trame officielle des douze articles, prête à compléter pour formaliser la durée du mandat, le forfait de gestion courante et les prestations particulières.

Que vous prépariez la désignation d'un nouveau gestionnaire ou le renouvellement d'un mandat arrivant à terme, ce document vous donne la base conforme attendue par l'assemblée générale et par les copropriétaires qui exigent de la transparence sur les honoraires.

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Qu'est-ce qu'un contrat de syndic de copropriété ?

Le contrat de syndic est la convention par laquelle le syndicat des copropriétaires confie à un syndic le mandat d'administrer l'immeuble, d'en assurer la gestion courante, de tenir la comptabilité et d'exécuter les décisions votées en assemblée générale. Sa mission est définie à l'article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, le texte fondateur du statut de la copropriété qui a fêté ses soixante ans. Juridiquement, il s'agit d'un mandat au sens des articles 1984 et suivants du Code civil, lesquels s'appliquent à titre supplétif lorsque le contrat reste silencieux.

Il faut bien distinguer deux figures que le grand public confond souvent. Le syndic professionnel exerce une activité réglementée soumise à la loi Hoguet du 2 janvier 1970, détient une carte professionnelle et une garantie financière. Le syndic bénévole est un copropriétaire qui gère lui-même l'immeuble sans en faire métier, dans le cadre de l'article 17-1 de la loi de 1965. Les deux signent un contrat de syndic, mais leur régime de rémunération diffère : le bénévole perçoit le remboursement de ses frais et une indemnité pour le temps consacré, là où le professionnel facture un forfait. Si vous gérez vous-même votre immeuble, le contrat de mandat de syndic bénévole est la version adaptée à cette situation, distincte du présent modèle.

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Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le cas le plus fréquent est la désignation d'un nouveau syndic lors d'une assemblée générale. Le projet de contrat doit être notifié aux copropriétaires en même temps que l'ordre du jour, et l'assemblée le vote à la majorité absolue de l'article 25 de la loi de 1965, par la même résolution que celle qui nomme le syndic. Vient ensuite le renouvellement du mandat arrivant à échéance : comme le contrat ne peut dépasser trois ans et ne se reconduit jamais tacitement, chaque renouvellement suppose un vote exprès et un nouveau projet de contrat soumis à l'assemblée.

La mise en concurrence constitue un autre déclencheur. Tous les trois ans, le conseil syndical doit comparer plusieurs projets de contrat avant l'assemblée appelée à désigner le syndic, ce qui rend indispensable un document clair et comparable. Le passage d'un syndic professionnel à une gestion bénévole, ou l'inverse, impose également de formaliser un contrat adapté au nouveau régime. La convocation à l'assemblée générale des copropriétaires qui portera ce vote doit respecter ses propres délais, sous peine de fragiliser la décision.

Deux situations méritent une vigilance particulière. Dans une copropriété neuve où le promoteur a participé à la construction, la durée du mandat du syndic-constructeur est plafonnée à un an pendant les dix premières années, le temps de la garantie décennale. Et lorsqu'un administrateur provisoire est désigné par le tribunal au titre de l'article 29-1, le contrat de syndic prend fin de plein droit et sans indemnité, ce que beaucoup de gestionnaires ignorent au moment de réclamer un solde.

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Clauses essentielles incluses dans notre modèle

  • La durée et la date de prise d'effet du mandat ouvrent le contrat. Le modèle rappelle le plafond de trois ans et l'absence de toute reconduction tacite, et il ménage l'emplacement des dates de début et de fin qui conditionnent la validité du calendrier de l'assemblée.
  • L'identification des parties mentionne le syndicat des copropriétaires avec son numéro d'immatriculation au registre national, et le syndic avec, pour un professionnel, sa carte professionnelle, son assurance responsabilité civile et sa garantie financière. L'absence de l'un de ces éléments rend le contrat attaquable.
  • La rémunération forfaitaire de gestion courante est isolée dans une rubrique dédiée, exprimée pour douze mois avec ses modalités de révision. Le forfait couvre la comptabilité, le compte bancaire séparé, le budget prévisionnel et l'assemblée annuelle.
  • Les prestations particulières reprennent strictement la liste limitative de l'annexe 2 : assemblée extraordinaire, suivi de sinistre, honoraires de travaux exprimés en pourcentage dégressif, état daté plafonné lors d'une vente. Aucune ligne hors liste n'est facturable.
  • La fiche synthétique de copropriété fait l'objet d'une clause obligatoire prévue au point 6.1 du contrat type, avec la pénalité de quinze euros par jour de retard prévue par l'article 8-2 de la loi de 1965 en cas de non-transmission à un copropriétaire.
  • Les modalités de résiliation précisent la révocation par l'assemblée et la possibilité d'une fin anticipée sans indemnité lorsque le changement de syndic est inscrit à l'ordre du jour dans les trois mois précédant le terme.
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Considérations régionales et particularités

Le contrat type s'applique de manière uniforme sur l'ensemble du territoire métropolitain, mais plusieurs paramètres varient selon la nature et la taille de la copropriété. Pour les copropriétés de moins de dix lots, la loi a allégé certaines obligations de gouvernance, sans pour autant dispenser du contrat type ni de l'immatriculation au registre national, laquelle s'impose dès deux lots. Le forfait reste librement négocié, ce qui explique des écarts considérables entre une petite copropriété de centre-ville et une grande résidence avec gardien et espaces verts.

L'outre-mer suit un calendrier propre pour certaines obligations connexes. L'audit énergétique et le diagnostic de performance énergétique collectif, qui figurent parmi les prestations susceptibles de rémunération, ne s'imposent en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion, en Martinique et à Mayotte qu'à compter du 1er janvier 2028, là où la métropole y est déjà soumise par paliers selon le nombre de lots.

La loi Habitat dégradé du 9 avril 2024 ajoute une couche dans les copropriétés fragiles. Le décret n° 2025-831 du 19 août 2025 enrichit les données du registre national, et de nouvelles informations relatives au plan pluriannuel de travaux et au diagnostic structurel deviendront obligatoires en février 2027. Dans une copropriété placée sous administration provisoire ou frappée d'un arrêté d'insalubrité, le contrat de syndic ordinaire ne suffit plus et la mission relève d'un administrateur désigné par le juge. La gestion documentaire qui accompagne ces situations passe souvent par une demande d'accès aux documents de la copropriété adressée au syndic en place.

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Comment remplir ce contrat de syndic de copropriété

Vous commencez par identifier le syndicat des copropriétaires : adresse de l'immeuble, numéro d'immatriculation au registre national et date du règlement de copropriété. Vient ensuite l'identité du syndic, où le formulaire adapte les champs selon que vous désignez un professionnel, avec sa carte et ses assurances, ou un gestionnaire bénévole soumis au régime de l'article 17-1. À partir de là, vous renseignez la durée du mandat dans la limite de trois ans, en cohérence avec la date de l'assemblée qui l'aura voté.

L'étape suivante porte sur la rémunération. Vous indiquez le forfait annuel de gestion courante, ses modalités de révision, puis vous parcourez la liste des prestations particulières pour fixer le coût de chacune, en gardant à l'esprit que rien d'extérieur à cette liste n'est facturable. Le document intègre enfin les clauses obligatoires sur la fiche synthétique, la reddition de comptes et la résiliation. Une fois les champs complétés, vous téléchargez le contrat au format Word pour d'ultimes ajustements ou en PDF pour l'annexer directement à la convocation. Le procès-verbal de l'assemblée générale des copropriétaires viendra ensuite acter la décision de désignation.

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Erreurs courantes à éviter

La première erreur, et la plus lourde, consiste à utiliser un contrat personnalisé hérité d'avant la réforme ou un modèle qui ne reprend pas la trame du décret. Une étude de la DGCCRF sur plusieurs centaines de contrats a relevé un taux d'anomalie supérieur à soixante pour cent, signe que la non-conformité reste massive dans la pratique. Les clauses qui prévoient une pénalité inférieure à quinze euros par jour pour la fiche synthétique, ou qui noient les honoraires dans une formulation illisible, figurent parmi les irrégularités les plus fréquentes. Une autre faute classique tient à la durée : un contrat qui se prolonge au-delà de trois ans ou qui prévoit une reconduction automatique est privé d'effet, car chaque renouvellement exige un vote exprès de l'assemblée.

Beaucoup de syndicats oublient aussi la mise en concurrence triennale, dont l'absence fragilise la désignation et peut nourrir une contestation. Sur le terrain de la rémunération, la tentation de facturer une tâche de gestion courante comme une prestation particulière revient régulièrement, alors que le principe du tout sauf l'interdit formellement. Enfin, négliger d'annexer la fiche d'information standardisée sur le prix, imposée depuis l'ordonnance de 2019, prive les copropriétaires de l'outil de comparaison voulu par le législateur. Si le syndic en poste manque à ses obligations, une mise en demeure du syndic pour manquement constitue le préalable habituel avant toute action plus contraignante.

Les points clés à retenir

CADRE LÉGAL

Un modèle type s’impose au contrat

Le contrat de syndic n’est pas un simple document interne: il doit respecter la loi ALUR de 2014 et le décret du 26 mars 2015, qui impose un modèle type. Concrètement, la forme et la présentation des prestations et honoraires sont encadrées. Un contrat qui s’écarte de ces exigences peut fragiliser la relation copropriété-syndic et ouvrir la voie à des contestations.

CONTENU

Missions, durée, honoraires, résiliation: tout doit être écrit

Pour être valable et exploitable au quotidien, le contrat doit détailler les missions du syndic, la durée du mandat, la rémunération et les conditions de résiliation. Il doit aussi distinguer la gestion courante incluse au forfait des prestations particulières facturables en plus. Sans ce niveau de précision, les copropriétaires peinent à comprendre ce qu’ils paient et pour quels services.

RISQUES

Le flou coûte cher en conflits

Un contrat imprécis crée des malentendus: qui fait quoi, à quel prix, et dans quelles limites. C’est souvent là que naissent les tensions en assemblée générale, puis les litiges sur les charges, la gestion des finances ou la facturation d’honoraires supplémentaires. Le texte évoque même un risque de nullité du contrat, ce qui peut désorganiser la gestion de l’immeuble.

Questions fréquentes

Oui, à condition qu'il reprenne la trame du contrat type imposé par l'article 18-1 A de la loi du 10 juillet 1965 et par le décret n° 2015-342 du 26 mars 2015. Notre modèle suit cette structure officielle en douze articles et intègre les obligations sur la rémunération forfaitaire, les prestations particulières et la fiche synthétique. Sa pleine valeur juridique naît de son approbation en assemblée générale à la majorité absolue de l'article 25, par la même résolution que celle désignant le syndic. Un contrat non voté, ou voté à une majorité insuffisante, reste contestable même s'il est parfaitement rédigé. Vous pouvez consulter le modèle de règlement intérieur de copropriété pour compléter votre socle documentaire.

La durée d'un contrat de syndic ne peut excéder trois ans, conformément au décret du 17 mars 1967. Une exception abaisse ce plafond à un an pour le syndic-constructeur pendant les dix premières années suivant l'achèvement de l'immeuble, le temps de la garantie décennale. Le contrat ne se reconduit jamais de façon tacite : à son terme, l'assemblée générale doit voter une décision expresse pour renouveler le mandat ou désigner un autre syndic. Le syndic qui ne souhaite pas être reconduit doit en informer le président du conseil syndical au moins trois mois avant l'assemblée concernée.

Oui. Le contrat type concerne tous les syndics, professionnels comme bénévoles, pour tout contrat conclu ou renouvelé depuis le 1er juillet 2015. La différence se situe sur la rémunération : le syndic bénévole, copropriétaire gérant l'immeuble au titre de l'article 17-1, perçoit le remboursement de ses frais nécessaires et, le cas échéant, une indemnité pour le temps consacré, là où le professionnel applique un forfait. Les obligations de fond restent identiques, notamment le compte bancaire séparé, la fiche synthétique et la reddition annuelle des comptes. Le régime du non-professionnel allège seulement les mentions liées à la carte professionnelle et à la garantie financière.

Le contrat se télécharge aux formats Word et PDF. La version Word vous permet d'ajuster les champs variables avant l'assemblée, par exemple le détail du forfait, les horaires d'ouverture ou les prestations optionnelles retenues. La version PDF, figée et prête à imprimer, convient pour l'annexer à la convocation et la notifier aux copropriétaires en même temps que l'ordre du jour. Les deux formats reprennent la même trame conforme au décret, de sorte que vous gardez la liberté de travailler le document avant de le verrouiller pour la notification officielle.

Le projet de contrat doit être notifié aux copropriétaires en même temps que la convocation à l'assemblée générale, accompagné de l'avis du conseil syndical. L'assemblée se prononce à la majorité absolue de l'article 25 de la loi de 1965, par une résolution unique qui désigne le syndic et approuve son contrat. Lorsque la désignation est précédée d'une mise en concurrence, plusieurs projets de contrat doivent être joints pour permettre la comparaison. Une fois voté, le contrat est consigné dans le procès-verbal et le syndic entre en fonction à la date de prise d'effet stipulée, généralement le lendemain de l'assemblée ou à l'échéance du mandat précédent.

Un contrat non conforme expose le syndic et la copropriété à plusieurs risques. Les clauses dérogatoires illicites sont réputées non écrites, ce qui peut priver le syndic du droit de facturer des honoraires irréguliers. La facturation d'une prestation absente de l'annexe 2 du décret est interdite par le principe du tout sauf et peut être contestée. Le défaut d'établissement de la fiche synthétique constitue un motif de révocation du syndic et déclenche une pénalité de quinze euros par jour de retard, déduite de sa rémunération. En pratique, la copropriété commence par une mise en demeure avant de saisir, si nécessaire, le juge compétent du lieu de situation de l'immeuble.

Oui. L'assemblée générale peut révoquer le syndic à tout moment, à la majorité absolue de l'article 25, à condition que la révocation repose sur une inexécution suffisamment grave de ses obligations. Le contrat type prévoit par ailleurs une fin anticipée sans indemnité lorsque la question du changement de syndic et la date de fin du mandat sont inscrites à l'ordre du jour d'une assemblée convoquée dans les trois mois précédant le terme. Enfin, la désignation d'un administrateur provisoire par le tribunal entraîne la cessation de plein droit du contrat, sans indemnité, en application de l'article 29-1. Hors ces cas, une rupture unilatérale du syndic engage sa responsabilité.

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Mis à jour le 24 juin 2026

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