Créer mon document
Connexion

Choisir le pays

FranceFranceChoisir le pays
Gestion d'entreprise

Contrat d'agent commercial (art. L134-1 s.)

Rédigé selon le Code de commerce : commission trimestrielle, préavis légal, indemnité compensatrice. Modèle pro prêt à signer.
4.7/521 avis50 000+ téléchargementsTéléchargement immédiat
Partager

Le contrat d'agent commercial organise la relation entre une entreprise, appelée le mandant, et un intermédiaire indépendant chargé de négocier et de conclure des affaires en son nom. Régi par les articles L134-1 et suivants du Code de commerce, il repose sur un mandat d'intérêt commun : les deux parties partagent le même objectif de développer la clientèle. Ce modèle s'adresse aux dirigeants qui veulent structurer un réseau de vente externalisé sans embaucher de salariés, et aux agents qui souhaitent sécuriser leur droit à commission et leur indemnité de fin de contrat. Notre modèle Word et PDF encadre précisément la rémunération, le secteur d'exploitation, le préavis et les obligations réciproques de loyauté.

Conforme

Législation 2026

50 000+ clients

nous font confiance

Économique

Dès 4,90 € / doc

Paiement sécurisé

Téléchargement immédiat

Contrat d'agent commercial (art. L134-1 s.)

Paiement sécurisé

Remplir le modèle

Qu'est-ce qu'un contrat d'agent commercial ?

Un contrat d'agent commercial confie à un mandataire indépendant la mission permanente de négocier, et parfois de conclure, des contrats de vente, d'achat, de location ou de prestation de services, au nom et pour le compte du mandant. L'article L134-1 du Code de commerce pose trois critères cumulatifs : l'indépendance juridique, la permanence de la mission et le fait d'agir au nom du mandant. C'est cette dernière caractéristique qui distingue l'agent du commissionnaire, lequel agit en son nom propre, et de l'apporteur d'affaires, dont le rôle se limite à une mise en relation ponctuelle sans mandat de représentation durable.

La qualification ne dépend pas de l'intitulé choisi par les parties. Le statut est d'ordre public : un intermédiaire qui remplit les conditions de fond bénéficie de la protection légale même si son contrat prétend l'exclure. La Cour de cassation retient d'ailleurs une conception large de la négociation, un agent peut relever du statut sans disposer du pouvoir de modifier les prix, dès lors qu'il participe activement au rapprochement des parties. Cette réalité change tout pour le mandant, car elle emporte le droit à l'indemnité de rupture. Si vous hésitez encore entre plusieurs formes d'intermédiation, comparez ce cadre avec celui du contrat d'apporteur d'affaires à personnaliser, plus souple mais nettement moins protecteur pour l'intermédiaire.

2

Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le cas le plus fréquent est le lancement d'un réseau de vente externalisé. Un fabricant, un éditeur de logiciels ou un grossiste veut couvrir un territoire sans supporter le coût d'une force commerciale salariée : il confie un secteur à un agent rémunéré au résultat. Vient ensuite la formalisation d'une relation qui fonctionnait jusque-là sans écrit, souvent après plusieurs mois de collaboration informelle. Attendre expose le mandant : sans contrat clair, les usages et la jurisprudence comblent les vides, presque toujours en faveur de l'agent. Un troisième scénario classique est la structuration d'un secteur géographique ou d'un groupe de clients déterminé, qui ouvre à l'agent un droit à commission sur toutes les affaires conclues dans ce périmètre, même sans son intervention directe.

Les situations plus délicates légitiment un contrat soigné. Lorsque l'agent est une personne morale, son représentant légal ne perçoit pas d'indemnité de rupture à titre personnel, un point qui doit être anticipé dès la rédaction. Autre cas sensible : la coexistence d'un agent avec des ventes directes du mandant sur le même territoire, source classique de litige sur la commission. Si votre besoin relève plutôt d'une collaboration entre entreprises sans représentation permanente, le contrat de partenariat commercial à télécharger répond mieux à ce schéma, tandis qu'une prestation ponctuelle relèvera du contrat de prestation de services personnalisable.

3

Clauses clés incluses dans notre modèle

  • L'identification des parties et l'objet du mandat précise la nature indépendante de la relation et écarte expressément tout lien de subordination. Le contrat détaille les produits ou services confiés, condition de fond pour que le statut de l'article L134-1 s'applique sans ambiguïté sur la qualification retenue.
  • La définition du secteur ou du groupe de clients délimite le territoire d'exploitation et précise s'il est exclusif. Cette clause conditionne directement le droit à commission sur les opérations conclues dans le périmètre, y compris celles réalisées sans intervention de l'agent, en application de l'article L134-6.
  • Les modalités de commission fixent le taux, l'assiette de calcul et le fait générateur du droit à rémunération. Le modèle rappelle le relevé trimestriel obligatoire et l'échéance de paiement d'ordre public, pour éviter que le contrat ne comporte une clause réputée non écrite.
  • La durée et le préavis de résiliation distinguent le contrat à durée déterminée du contrat à durée indéterminée, avec les préavis légaux minimaux de l'article L134-11 : un mois la première année, deux mois la deuxième, trois mois ensuite.
  • L'indemnité de fin de contrat et la clause de non-concurrence encadrent la sortie. La clause de non-concurrence post-contractuelle est limitée à deux ans et au secteur confié, conformément à l'article L134-14.
4

Considérations régionales et sectorielles

Le statut est national et d'ordre public, mais son application varie fortement selon le secteur d'activité, ce qui appelle un ajustement du contrat plutôt qu'une adaptation géographique. L'agent immobilier échappe au chapitre L134 : sa mission relève de la loi Hoguet du 2 janvier 1970, un régime spécial expressément réservé par l'article L134-1. Confondre les deux statuts dans un même contrat est une erreur fréquente qui fragilise l'ensemble.

Le secteur automobile et de la distribution de véhicules connaît des usages de commission et des durées de préavis spécifiques, souvent encadrés par des accords de marque. Un agent qui négocie des contrats dans ce domaine doit voir son assiette de commission définie avec une précision particulière, notamment sur les remises consenties par le mandant.

Dans les activités d'assurance et de produits financiers, le mandat d'agent commercial cède la place à des statuts réglementés distincts, intermédiaire en assurance ou en opérations de banque, avec immatriculation à l'ORIAS. Le contrat doit alors clairement délimiter ce qui relève ou non du statut L134.

Enfin, pour les agents opérant à l'international pour un mandant français, la loi applicable et la juridiction compétente méritent une clause dédiée. Le caractère d'ordre public du statut français ne s'impose pas automatiquement hors de France, et un agent exerçant dans l'Union européenne bénéficiera du régime issu de la même directive dans son pays d'établissement. Cette dimension transfrontalière rejoint souvent des enjeux de confidentialité que sécurise un modèle d'accord de confidentialité (NDA) annexé au mandat.

5

Comment remplir ce contrat d'agent commercial

Vous commencez par renseigner l'identité du mandant et celle de l'agent, en précisant s'il s'agit d'une personne physique ou d'une société, information qui conditionne le régime de l'indemnité de rupture. L'outil vous demande ensuite de décrire les produits ou services confiés, puis de délimiter le secteur géographique ou le groupe de clients attribué, avec l'option d'exclusivité. À partir de ces réponses, le formulaire ajuste automatiquement les clauses de commission : vous fixez le taux et l'assiette, et le modèle intègre les mentions d'ordre public sur le relevé trimestriel et l'échéance de paiement. Vous choisissez la durée, déterminée ou indéterminée, et le préavis se cale sur les minimums légaux. La dernière étape porte sur les clauses sensibles, non-concurrence et modalités de rupture, avant le téléchargement au format Word et PDF, immédiatement signable. Pour un dirigeant qui gère aussi ses relations salariées, ce contrat se combine utilement avec un modèle de contrat de travail à durée indéterminée lorsque le réseau mêle agents indépendants et commerciaux internes.

6

Erreurs courantes à éviter

La première erreur, la plus coûteuse, consiste à croire qu'un intitulé suffit à échapper au statut. Requalifier un « apporteur d'affaires » en agent commercial est un classique du contentieux, car le juge regarde la réalité de la mission, permanence et représentation, pas l'étiquette. Le mandant qui pensait éviter l'indemnité de rupture se retrouve à payer deux années de commissions. Deuxième piège fréquent : insérer une clause qui réduit l'indemnité de fin de contrat en dessous du préjudice réel, ou qui la supprime. Ces clauses sont réputées non écrites, et le mandant perd le bénéfice qu'il croyait avoir négocié.

Beaucoup de contrats négligent aussi le relevé trimestriel de commissions, dont l'absence prive le mandant d'un moyen de preuve et nourrit la suspicion en cas de litige. On voit également des préavis de résiliation fixés en dessous des minimums légaux, ce qui expose à des dommages et intérêts distincts de l'indemnité de clientèle. Enfin, oublier de préciser le sort des affaires en cours à la cessation du contrat génère des conflits sur les commissions post-contractuelles, alors que l'article L134-7 règle précisément cette question. Un contrat bien rédigé anticipe ces points au lieu de les laisser à l'interprétation. Ce niveau d'exigence rejoint celui attendu pour toute décision d'affectation du résultat ou autre acte engageant durablement la société.

Les points clés à retenir

Qualification

Le statut s’impose même sans l’étiquette

Le contrat d’agent commercial relève des articles L134-1 et suivants du Code de commerce dès que trois critères sont réunis: indépendance, mission permanente, action au nom et pour le compte du mandant. Peu importe le titre donné au document. Même sans pouvoir modifier les prix, un agent peut être reconnu s’il négocie au sens large. Cette requalification ouvre des droits spécifiques, notamment à la rupture.

Rémunération

Commission encadrée et relevé trimestriel obligatoire

La commission est librement fixée, mais elle reste une rémunération liée au nombre ou à la valeur des affaires (L134-5 à L134-10). À défaut, ce sont les usages du secteur, puis une rémunération raisonnable, qui s’appliquent. La commission est due au plus tard le dernier jour du mois suivant le trimestre concerné et un relevé trimestriel détaillé doit être remis. Les clauses défavorables à l’agent sont réputées non écrites (L134-16).

Rupture

Fin de contrat: indemnité souvent lourde

La cessation des relations déclenche un mécanisme coûteux pour le mandant: l’indemnité compensatrice prévue par l’article L134-12, en CDD comme en CDI, sauf faute grave de l’agent. Les juges en fixent le montant, avec un usage fréquemment retenu autour de deux années de commissions. En pratique, un simple arrêt de collaboration peut donc se traduire par un chèque significatif, même si le contrat ne le prévoit pas expressément.

Questions fréquentes

Oui. Le modèle reprend les articles L134-1 à L134-17 du Code de commerce et intègre l'ensemble des mentions d'ordre public : intérêt commun, obligation réciproque de loyauté, modalités de commission, préavis légaux et indemnité de fin de contrat. La loi n'impose aucun formalisme particulier à la formation du contrat d'agence, qui peut même rester verbal, mais chaque partie a le droit d'exiger un écrit signé. Un contrat rédigé et signé constitue donc la meilleure preuve de vos accords. Une fois personnalisé et signé par le mandant et l'agent, le document a pleine valeur contractuelle et engage les deux parties.

Non, l'écrit n'est pas une condition de validité. L'article L134-2 prévoit seulement que chaque partie peut, sur sa demande, obtenir de l'autre un écrit signé mentionnant le contenu du contrat et de ses avenants. En pratique, l'absence d'écrit est une source majeure d'insécurité : en cas de désaccord sur le secteur, le taux de commission ou le préavis, ce sont les usages et la jurisprudence qui tranchent, rarement en faveur du mandant. Rédiger le contrat dès le départ verrouille les points essentiels et évite que la relation ne se règle devant le tribunal de commerce.

L'article L134-12 ouvre droit à une indemnité compensatrice dès la cessation des relations, sauf faute grave de l'agent, non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée compris. Les juges disposent d'un pouvoir souverain d'appréciation, mais l'usage constant fixe l'indemnité autour de deux années de commissions brutes, calculées sur la moyenne des dernières années. L'agent perd ce droit s'il est à l'origine de la rupture sans motif légitime, ou en cas de cession du mandat à un successeur. Anticiper ce coût dès la signature évite les mauvaises surprises et permet d'ajuster le taux de commission en conséquence.

Pour un contrat à durée indéterminée, l'article L134-11 impose un préavis minimal d'un mois pendant la première année, deux mois la deuxième année, puis trois mois à partir de la troisième. Ces durées sont des planchers, les parties peuvent prévoir plus long mais jamais plus court, et le préavis expire toujours en fin de mois civil. Le non-respect du préavis ouvre droit à des dommages et intérêts, cumulables avec l'indemnité de clientèle. Un contrat à durée déterminée prend fin à son terme, mais son non-renouvellement déclenche lui aussi l'indemnité de l'article L134-12.

Oui, mais elle est strictement encadrée. L'article L134-14 limite la clause de non-concurrence post-contractuelle à une durée de deux ans maximum et à la zone géographique ainsi qu'au groupe de personnes et au type de biens confiés à l'agent. Une clause plus large que le secteur réellement exploité risque d'être annulée. Elle doit être établie par écrit pour produire effet. Bien calibrée, cette clause protège votre clientèle sans priver l'agent de toute activité, un équilibre que le modèle vous aide à respecter.

Le contrat est disponible en format Word et PDF. La version Word vous permet de retoucher une clause, d'ajouter une annexe ou d'adapter une mention avant signature, tandis que le PDF fournit un document figé, prêt à imprimer ou à signer électroniquement. Vous conservez les deux versions dans votre espace après création. Ce double format facilite aussi bien l'archivage que la transmission à votre agent ou à votre expert-comptable pour vérification.

Oui, l'agent commercial doit s'immatriculer au Registre spécial des agents commerciaux (RSAC) tenu au greffe du tribunal de commerce, sur simple déclaration. Cette immatriculation n'est pas une condition d'application du statut protecteur, un agent non immatriculé bénéficie tout de même du régime de l'article L134, mais son omission constitue une infraction passible de sanction pénale. Le contrat mentionne utilement le numéro RSAC de l'agent lorsqu'il existe. Cette formalité incombe à l'agent, pas au mandant, mais il est prudent de la vérifier avant de démarrer la collaboration.

4.7/5

21 avis vérifiés · 50 000+ téléchargements

Contrat d'agent commercial (art. L134-1 s.)
  • Accès immédiat au document
  • Téléchargement PDF + Word
  • Conforme à la législation 2026
  • Validé par des juristes
Remplir le modèle
Paiement sécurisé
Mis à jour le 4 juillet 2026

Ça pourrait vous intéresser

Renouvellement de la période d'essai
Mise à pied disciplinaire