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Promesse unilatérale de vente (art. 1124 Code civil)

Modèle de promesse unilatérale de vente conforme aux articles 1124 et 1589-2 du Code civil : option, indemnité d'immobilisation et enregistrement sous 10 jours.
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La promesse unilatérale de vente immobilière est l'avant-contrat par lequel un propriétaire, le promettant, réserve son bien à un candidat acquéreur, le bénéficiaire, qui reste libre de lever ou non l'option pendant un délai fixé. Contrairement au compromis, un seul camp s'engage à conclure : le vendeur promet de vendre, l'acheteur se réserve. Ce document sécurise une négociation immobilière en accordant à l'acquéreur un temps de réflexion, souvent pour boucler son financement, tout en verrouillant le prix et en retirant le bien du marché. Notre modèle de promesse unilatérale de vente est conçu pour tenir devant un notaire et devant un juge, avec les clauses de forme dont l'absence emporte la nullité de l'acte.

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Qu'est-ce qu'une promesse unilatérale de vente ?

L'article 1124 du Code civil la définit comme le contrat par lequel le promettant accorde au bénéficiaire le droit d'opter pour la conclusion d'une vente dont les éléments essentiels, la chose et le prix, sont déjà déterminés, et pour la formation de laquelle ne manque que le consentement du bénéficiaire. Cette définition change tout dans la pratique. Le vendeur a déjà donné son accord définitif : il ne lui reste rien à décider. L'acheteur, lui, détient une option, un droit potestatif qu'il exerce ou laisse expirer à sa guise.

La confusion la plus courante oppose cette promesse au compromis de vente, qui est une promesse synallagmatique où les deux parties s'engagent réciproquement à vendre et à acheter. Le compromis vaut vente au sens de l'article 1589 du Code civil, alors que la promesse unilatérale laisse subsister une véritable liberté de choix côté acquéreur. Cette distinction commande le régime fiscal, le formalisme et les conséquences d'une défaillance. Choisir le mauvais avant-contrat expose à des surprises désagréables au moment de la signature notariée. Pour comprendre l'autre voie possible, notre guide du compromis de vente immobilier détaille le mécanisme concurrent et ses conditions suspensives. Un promettant qui veut vendre vite préférera souvent le compromis ; celui qui accorde un délai d'étude à un acheteur hésitant retiendra la promesse unilatérale.

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Cadre juridique

La promesse unilatérale de vente relève de deux textes qu'il faut manier ensemble. L'article 1124 du Code civil, issu de la réforme du droit des contrats de 2016, en fixe le régime civil et pose une règle protectrice pour le bénéficiaire : la révocation de la promesse par le promettant pendant le délai d'option n'empêche pas la formation du contrat promis. Autrement dit, si le vendeur se rétracte puis que l'acheteur lève l'option dans les temps, la vente se forme quand même et peut être imposée en justice. Ce point met fin à l'ancienne jurisprudence Consorts Cruz, la Cour de cassation ayant consacré le nouveau régime dans un arrêt de principe du 3e chambre civile, 23 juin 2021, n° 20-17.554. Le troisième alinéa de l'article ajoute que la vente conclue avec un tiers qui connaissait la promesse est nulle.

Le second pilier est fiscal et formel. L'article 1589-2 du Code civil frappe de nullité absolue toute promesse unilatérale de vente immobilière qui n'est pas constatée par acte authentique, ou par acte sous seing privé enregistré au service des impôts dans les dix jours de son acceptation par le bénéficiaire. Cette nullité est d'ordre public, un juge peut la soulever d'office, et le défaut d'enregistrement ne se rattrape pas. L'enregistrement donne date certaine à l'engagement et prévient les antidatages frauduleux ; il donne lieu au paiement d'un droit fixe prévu à l'article 680 du Code général des impôts. Vous trouverez le texte de référence sur le portail Légifrance consacré à l'article 1589-2 du Code civil. À ce dispositif s'ajoute, pour tout immeuble à usage d'habitation, la faculté de rétractation de l'acquéreur non professionnel prévue à l'article L. 271-1 du Code de la construction et de l'habitation, qui lui ouvre dix jours pour renoncer à compter de la notification de l'acte, indépendamment de l'engagement du vendeur.

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Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le cas le plus fréquent est la vente sous financement bancaire. Un acheteur qui doit décrocher un prêt réclame quelques semaines pour monter son dossier, et le vendeur accepte de bloquer le bien contre une indemnité. La promesse unilatérale encadre exactement cette attente : elle fixe le prix, suspend la vente à l'obtention du crédit et interdit au propriétaire de céder à un autre pendant le délai. Le deuxième scénario classique est la transaction assortie d'aléas administratifs, quand l'acquéreur attend un permis de construire, une autorisation d'urbanisme ou la purge d'un droit de préemption communal. La promesse permet de conditionner la levée d'option à ces événements sans figer prématurément les deux parties.

Les acheteurs prudents utilisent aussi la promesse pour s'octroyer une réflexion réelle sur un bien atypique, un immeuble de rapport, un local mixte, un terrain à diviser. C'est là que le mécanisme montre sa valeur : l'acquéreur garde la main, le vendeur reste engagé. Un cas limite mérite attention. Lorsque le bénéficiaire manifeste son accord d'acheter le jour même de la signature, la promesse bascule en promesse synallagmatique et échappe à l'enregistrement obligatoire de l'article 1589-2. Autre situation délicate, la promesse insérée dans une opération plus large aux obligations réciproques et interdépendantes peut, selon la Cour de cassation, assemblée plénière, 24 février 2006, n° 04-20.525, perdre son caractère unilatéral et sa contrainte d'enregistrement. Ces subtilités justifient une rédaction soignée plutôt qu'un modèle générique glané au hasard.

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Clauses essentielles de notre modèle

  • La désignation des parties et du bien identifie le promettant et le bénéficiaire avec leurs états civils complets, puis décrit l'immeuble par son adresse, sa contenance cadastrale et son origine de propriété. Une description imprécise fragilise l'acte et complique la réitération notariée ; notre modèle impose les mentions que le notaire réclamera de toute façon.
  • La fixation du prix et de ses modalités verrouille le montant de la vente à la date de la promesse. Ce détail est décisif : la Cour de cassation, 3e chambre civile, 21 novembre 2024, n° 21-12.661 juge que la vileté éventuelle du prix s'apprécie au jour de la promesse, pas à la levée d'option, ce qui empêche le vendeur d'invoquer la hausse du marché pour se dégager.
  • La durée de l'option délimite précisément la fenêtre pendant laquelle le bénéficiaire peut acheter, avec une date butoir claire. À l'expiration sans levée, la promesse devient caduque et le bien redevient librement cessible.
  • L'indemnité d'immobilisation organise la contrepartie de l'exclusivité consentie. La Cour de cassation la définit comme le prix de l'immobilisation du bien, distincte d'une clause pénale puisqu'elle ne sanctionne aucune faute. Notre modèle en cale le montant, son sort en cas de levée (imputation sur le prix) et en cas de renonciation.
  • Les conditions suspensives subordonnent la vente à des événements précis, obtention de prêt au sens de l'article L. 313-41 du Code de la consommation, absence de servitude grave, non-exercice d'un droit de préemption. Leur défaillance rend la promesse caduque et impose la restitution des sommes versées.
  • Les modalités de levée d'option et de réitération fixent la forme de l'acceptation, lettre recommandée ou acte de commissaire de justice, et la date maximale de signature de l'acte authentique. Le respect du formalisme conventionnel conditionne la validité de la levée d'option.
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Considérations régionales et fiscales

La promesse unilatérale de vente obéit à un socle national uniforme, mais son coût et ses formalités connaissent des variations pratiques selon le canal de rédaction et la localisation du bien. L'enregistrement au service des impôts se fait au bureau territorialement compétent, généralement celui du domicile de l'une des parties ou du lieu de l'immeuble ; les délais de traitement diffèrent d'un service à l'autre, et il vaut mieux déposer bien avant l'échéance des dix jours plutôt que le dernier jour. Le droit fixe dû lors de cet enregistrement reste identique sur tout le territoire au titre de l'article 680 du Code général des impôts.

En zone tendue et dans les grandes métropoles, Paris, Lyon, Bordeaux, Lille et leurs agglomérations, la vigilance porte sur les droits de préemption. La commune ou l'établissement public foncier peut disposer d'un droit de préemption urbain qui suspend l'opération le temps de la déclaration d'intention d'aliéner. Notre modèle prévoit la condition suspensive correspondante pour protéger le bénéficiaire dont l'option serait vidée de son objet par l'exercice de ce droit. Pour les biens ruraux et agricoles, la SAFER dispose elle aussi d'un droit de préemption qui appelle une rédaction adaptée, et la promesse doit anticiper ce détour.

Lorsque la promesse porte sur des parts de société immobilière plutôt que sur le bien lui-même, le régime se déplace. La cession de parts de SCI répond à ses propres règles d'agrément et de forme, distinctes de la vente d'immeuble ; notre acte de cession de parts sociales de SCI traite spécifiquement cette hypothèse. Enfin, quel que soit le territoire, tout immeuble à usage d'habitation ouvre à l'acquéreur non professionnel le délai de rétractation de dix jours de l'article L. 271-1 du Code de la construction et de l'habitation, une protection qui se cumule avec l'engagement du promettant sans jamais s'y substituer.

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Comment remplir votre promesse unilatérale de vente

Vous commencez par indiquer si vous agissez comme vendeur promettant ou comme acheteur bénéficiaire, puis vous renseignez l'identité complète des deux parties. Le formulaire enchaîne ensuite sur la désignation du bien, où vous saisissez l'adresse, la nature du logement et les références cadastrales, avant de fixer le prix de vente convenu. À partir de là, l'outil vous guide vers le cœur de l'acte : la durée de l'option, sa date butoir, et le montant de l'indemnité d'immobilisation que le bénéficiaire versera en contrepartie de l'exclusivité.

Vient l'étape des conditions suspensives, où vous cochez celles qui s'appliquent à votre situation, l'obtention d'un prêt en tête, en précisant le montant que l'acheteur envisage d'emprunter. Le document intègre automatiquement la mention de rétractation propre aux immeubles d'habitation et rappelle l'échéance des dix jours d'enregistrement. Une fois vos réponses validées, vous téléchargez la promesse aux formats Word et PDF, prête à signer puis à faire enregistrer. Si votre projet concerne une location plutôt qu'une acquisition, notre modèle de bail pour logement vide couvre ce besoin distinct.

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Erreurs fréquentes à éviter

La faute la plus grave et la plus banale reste l'oubli de l'enregistrement dans les dix jours. Beaucoup de vendeurs et d'acquéreurs signent une belle promesse sous seing privé, la rangent dans un tiroir, et découvrent trop tard que l'acte est nul de nullité absolue faute d'avoir été présenté au service des impôts à temps. Cette nullité ne se répare pas, un juge peut la soulever seul, et aucune bonne foi ne la couvre. Dans le même registre, confondre la promesse unilatérale avec un compromis conduit à appliquer le mauvais régime, notamment sur l'enregistrement et sur l'étendue de l'engagement de l'acheteur, avec des contentieux prévisibles à la clé.

Deuxième famille d'erreurs, la rédaction bâclée de l'option et de l'indemnité. Une durée d'option floue ou absente prive le mécanisme de sa raison d'être, et une indemnité d'immobilisation mal calibrée peut faire requalifier la promesse en vente ferme si son montant est si élevé qu'il prive le bénéficiaire de sa liberté d'opter. Beaucoup négligent aussi la levée d'option elle-même : une acceptation qui prétend modifier le prix ou une condition essentielle n'est plus une levée mais une contre-proposition, et elle ne forme aucune vente. Une levée d'option doit être pure et simple, conforme mot pour mot à la promesse. Enfin, certains vendeurs croient pouvoir se rétracter tant que l'acte authentique n'est pas signé, ignorant que depuis 2021 leur engagement est ferme et la vente exécutable de force. Pour les impayés et relances qui peuvent suivre une transaction ratée, notre modèle de mise en demeure du locataire répond à un besoin voisin de gestion contentieuse.

Les points clés à retenir

OPTION

Le vendeur est lié, l’acheteur choisit

La promesse unilatérale de vente réserve le bien et verrouille la chose et le prix, mais un seul camp s’engage tout de suite. Le promettant a déjà consenti à vendre; le bénéficiaire conserve une option qu’il lève ou laisse expirer pendant le délai prévu, souvent le temps d’obtenir son financement. À l’inverse, un compromis engage les deux parties et peut produire des effets très différents.

CODE CIVIL

La rétractation du vendeur ne bloque pas

Sous l’article 1124 du Code civil, la révocation par le promettant pendant le délai d’option n’empêche pas la vente de se former si le bénéficiaire lève l’option à temps. Concrètement, un vendeur qui tente de se désengager peut se voir imposer la vente en justice. Et si le bien est vendu à un tiers qui connaissait la promesse, cette vente peut être annulée.

FORMALISME

Sans enregistrement sous 10 jours, nullité

Le formalisme est piégeux: l’article 1589-2 du Code civil sanctionne d’une nullité absolue la promesse immobilière qui n’est pas faite par acte authentique, ou par acte sous seing privé enregistré aux impôts dans les dix jours de l’acceptation par le bénéficiaire. Ce défaut ne se régularise pas après coup; un juge peut même relever la nullité de lui-même, ce qui fait tomber tout l’avant-contrat.

Questions fréquentes

Oui, une promesse unilatérale de vente immobilière peut parfaitement être conclue par acte sous seing privé, sans passage chez le notaire. Mais l'article 1589-2 du Code civil pose une condition impérative : cet acte sous seing privé doit être enregistré au service des impôts dans les dix jours de son acceptation par le bénéficiaire, sous peine de nullité absolue. À défaut, la promesse ne produit aucun effet et personne ne pourra s'en prévaloir. La seule alternative est l'acte authentique reçu par notaire, qui vaut enregistrement. Notre modèle inclut les mentions nécessaires pour sécuriser cette formalité, mais l'enregistrement lui-même reste à votre charge dans le délai légal.

Non, et c'est tout l'intérêt de ce document. Depuis l'arrêt de la Cour de cassation, 3e chambre civile, du 23 juin 2021, et conformément à l'article 1124 alinéa 2 du Code civil, le promettant est définitivement engagé dès la signature de la promesse. Sa rétractation pendant le délai d'option est inopérante : si le bénéficiaire lève l'option dans les temps et dans la forme prévue, la vente se forme malgré le refus du vendeur, et le juge peut en ordonner la réalisation forcée. Le vendeur qui cède le bien à un tiers averti s'expose en outre à la nullité de cette seconde vente sur le fondement de l'article 1124 alinéa 3.

L'indemnité d'immobilisation est la somme que l'acheteur verse au vendeur en contrepartie du blocage du bien pendant le délai d'option. Depuis l'article 1589-1 du Code civil, ce versement n'est plus systématiquement obligatoire, mais il reste l'usage dominant et il protège concrètement le promettant. Son montant tourne en pratique autour de 5 à 10 pour cent du prix de vente. Si l'acheteur lève l'option, l'indemnité s'impute sur le prix. S'il renonce alors que les conditions suspensives étaient réalisées, le vendeur la conserve. En revanche, si une condition suspensive échoue, un refus de prêt par exemple, l'indemnité est intégralement restituée à l'acquéreur.

Le délai d'option est librement fixé par les parties dans la promesse, il n'existe pas de durée légale unique. En pratique, il s'étale de quelques semaines à quelques mois selon la complexité du financement et des démarches administratives. Compte tenu des délais bancaires, une fenêtre de 45 à 60 jours est courante lorsque la vente dépend d'un prêt. Le point important est que cette date butoir soit précise et que l'acte mentionne qu'à défaut de levée dans le délai, la promesse devient caduque et l'indemnité reste acquise au vendeur. La levée d'option doit intervenir dans la forme imposée par le contrat, faute de quoi sa régularité peut être contestée.

Le modèle se télécharge aux formats Word et PDF. La version Word vous permet d'ajuster librement le texte, d'ajouter une clause particulière ou de corriger une mention avant signature, ce qui est utile quand votre situation sort du cadre standard. La version PDF sert d'exemplaire propre à imprimer et à signer. Vous obtenez ainsi un acte prêt à l'emploi, que vous pourrez soit faire enregistrer au service des impôts si vous restez en sous seing privé, soit déposer chez le notaire pour une réitération authentique. Les deux formats sont générés à l'issue du formulaire, sans logiciel supplémentaire.

Oui pour tout immeuble à usage d'habitation. L'article L. 271-1 du Code de la construction et de l'habitation accorde à l'acquéreur non professionnel un délai de rétractation de dix jours à compter de la notification de l'acte, pendant lequel il peut renoncer sans motif ni pénalité. Cette faculté est totalement distincte de l'engagement ferme du vendeur : elle joue au seul bénéfice de l'acheteur et se cumule avec les règles de l'article 1124. Notre modèle intègre la clause d'information correspondante. Ne pas mentionner cette rétractation sur un bien d'habitation prive l'acquéreur d'une protection d'ordre public et fragilise l'acte face à un litige ultérieur.

Si la promesse comporte une condition suspensive d'obtention de prêt et que la banque refuse le crédit, la condition défaille et la promesse est réputée n'avoir jamais existé au sens de l'article 1304-6 du Code civil. L'indemnité d'immobilisation versée doit alors être restituée à l'acheteur, qui se dégage sans pénalité. Attention toutefois : l'article 1304-3 du Code civil considère la condition comme accomplie si l'acquéreur a volontairement empêché sa réalisation, par exemple en ne déposant jamais de demande de prêt sérieuse. Les tribunaux sanctionnent cette mauvaise foi. Un acheteur doit donc pouvoir prouver des démarches réelles auprès des banques pour bénéficier de la restitution.

La promesse unilatérale n'engage que le vendeur, qui promet de vendre, tandis que l'acheteur détient une simple option qu'il exerce ou non. Le compromis de vente, lui, est une promesse synallagmatique où les deux parties s'engagent réciproquement, et il vaut vente au sens de l'article 1589 du Code civil. Concrètement, avec une promesse unilatérale l'acheteur reste libre jusqu'à la levée d'option ; avec un compromis, il est déjà lié. Le régime fiscal diffère aussi : la promesse unilatérale est soumise à l'enregistrement obligatoire sous dix jours de l'article 1589-2, contrainte que le compromis synallagmatique ne subit pas. Le choix dépend du degré de liberté que vendeur et acheteur veulent conserver.

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Mis à jour le 6 juillet 2026

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