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Gestion d'entreprise

Modèle de Contrat de travail à durée déterminée (CDD)

Modèle de contrat à durée déterminée conforme au Code du travail. Motif, terme, clauses obligatoires. Téléchargement Word et PDF en quelques minutes.
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Le contrat de travail à durée déterminée (CDD) est l'outil que tout employeur finit par utiliser, et celui qui génère le plus de contentieux prud'homal en droit du travail français. Un remplacement de congé maternité, une commande exceptionnelle, une saison touristique : autant de situations où embaucher en CDI n'aurait aucun sens. Ce modèle de contrat à durée déterminée couvre les mentions imposées par le Code du travail, le motif de recours, le terme, la rémunération et la clause de renouvellement. Il s'adresse aux dirigeants de TPE-PME, aux responsables RH et aux gérants qui recrutent ponctuellement et veulent un document fiable, sans payer une consultation d'avocat pour chaque embauche temporaire.

La logique du CDD tient en une phrase que les juges répètent depuis trente ans : il ne peut jamais avoir pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. Tout l'art du contrat consiste à rester du bon côté de cette ligne.

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Modèle de Contrat de travail à durée déterminée (CDD)

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Qu'est-ce qu'un contrat à durée déterminée ?

Un CDD est un contrat de travail conclu pour une durée limitée, en vue de l'exécution d'une tâche précise et temporaire. Il s'oppose au CDI, qui est la forme normale et générale de la relation de travail. Là où le CDI se poursuit tant qu'aucune partie n'y met fin, le CDD comporte un terme connu dès la signature, soit une date fixe, soit la réalisation d'un événement (le retour du salarié remplacé, par exemple). Cette différence structurelle commande tout le régime : un CDD ne se rompt pas librement, et il ouvre droit à une indemnité de précarité que le CDI ignore.

La confusion la plus fréquente oppose le CDD au contrat de mission (intérim). Les deux servent des besoins temporaires, mais le CDD lie directement l'employeur et le salarié, tandis que l'intérim fait intervenir une entreprise de travail temporaire qui reste l'employeur juridique. On confond aussi le CDD avec le contrat saisonnier, qui n'est qu'une variété de CDD adaptée aux activités cycliques (vendanges, stations de ski), avec son propre régime d'indemnité. Le point commun à retenir : dès qu'un emploi est temporaire et identifiable, le formalisme du CDD s'impose, et le moindre écart se paie cher. Pour la relation pérenne, mieux vaut s'orienter vers le modèle de contrat à durée indéterminée, qui obéit à des règles bien plus souples.

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Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le motif le plus courant reste le remplacement d'un salarié absent, qu'il s'agisse d'un congé maternité, d'un arrêt maladie prolongé ou d'un congé sabbatique. Le contrat doit alors nommer le salarié remplacé et préciser sa qualification, faute de quoi le motif est réputé imprécis. Vient ensuite l'accroissement temporaire d'activité : une commande exceptionnelle, un salon professionnel, un pic de production avant les fêtes. Ici le piège est de reconduire le même CDD saison après saison sur un poste qui, en réalité, correspond à un besoin structurel ; les conseils de prud'hommes requalifient sans hésiter. Les emplois saisonniers forment le troisième grand bloc, tout comme les contrats d'usage dans l'hôtellerie, le spectacle ou le déménagement, secteurs où la pratique du CDD est consubstantielle à l'activité.

Deux situations méritent une vigilance particulière. La première : l'embauche dans l'attente de l'entrée en service d'un salarié recruté en CDI, dont la durée maximale tombe à neuf mois. La seconde concerne l'interdiction posée par l'article L1242-5 de conclure un CDD pour accroissement d'activité dans les six mois suivant un licenciement économique sur le poste concerné. Un employeur qui licencie puis réembauche en CDD sur le même emploi s'expose à une requalification quasi automatique. Avant de rédiger, vérifiez toujours que votre besoin entre dans l'un des cas de l'article L1242-2 ; si la réponse hésite, le CDI s'impose, comme pour une embauche en CDI classique.

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Clauses essentielles incluses dans notre modèle

  • La définition du motif de recours est la clause la plus sensible du contrat. Elle reprend la qualification exacte de l'article L1242-2 et, en cas de remplacement, nomme le salarié absent avec sa fonction. La jurisprudence considère qu'une formule vague comme "surcroît d'activité" sans précision ne satisfait pas l'exigence de motif précis et fait basculer le contrat en CDI.
  • La détermination du terme distingue le CDD à terme précis (date fixe) du CDD à terme incertain (retour du salarié remplacé). Dans le second cas, le modèle prévoit une durée minimale, mention obligatoire qui protège le salarié contre une rupture immédiate dès le lendemain de la signature.
  • La rémunération détaille le salaire de base, les primes et accessoires. Le salarié en CDD ne peut percevoir moins qu'un salarié en CDI de qualification équivalente occupant le même poste, en application du principe d'égalité de traitement.
  • La clause de renouvellement encadre par avance la possibilité de prolonger le contrat, dans la limite du nombre de renouvellements et de la durée maximale fixés par la loi ou la convention collective. Sans cette clause, tout renouvellement passe par un avenant signé avant le terme initial.
  • La mention de l'indemnité de fin de contrat rappelle le droit à la prime de précarité, sauf dans les cas où elle n'est pas due. Notre avenant de renouvellement de CDD complète utilement ce dispositif quand la prolongation est décidée en cours de contrat.
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Considérations régionales et conventionnelles

Le droit du CDD est national, mais son application varie fortement selon la convention collective applicable, qui joue le rôle que joueraient ailleurs des règles régionales. C'est elle qui fixe la durée maximale réelle du contrat, le nombre de renouvellements autorisés et, parfois, un taux d'indemnité de précarité réduit.

Hôtellerie, café, restauration. Le secteur recourt massivement au CDD d'usage et au contrat saisonnier. Les conventions de branche autorisent des durées et des successions de contrats que le droit commun interdirait, à condition que l'emploi soit par nature temporaire. La saisonnalité touristique justifie l'embauche, mais l'employeur doit pouvoir démontrer le caractère cyclique de l'activité.

Spectacle vivant et audiovisuel. Le régime des intermittents repose sur le CDD d'usage, où les contrats successifs ne déclenchent pas de délai de carence et n'emportent pas requalification automatique. Le formalisme reste entier : chaque contrat doit nommer la production et la fonction précise de l'artiste ou du technicien.

Bâtiment et travaux publics. Le secteur connaît un usage important du CDD lié aux chantiers et aux travaux urgents de sécurité, pour lesquels la durée maximale est réduite à neuf mois. La convention collective du BTP encadre étroitement la prime de précarité et les conditions de fin de chantier.

Agriculture. Les contrats vendanges et saisonniers agricoles bénéficient d'un régime dérogatoire, notamment sur l'indemnité de précarité qui n'est pas due pour certains contrats saisonniers. Dans tous les cas, le réflexe est identique : consulter la convention collective de branche avant de signer, car elle prime sur les durées et taux supplétifs du Code du travail. Pour les formalités RH connexes, le certificat de travail remis en fin de contrat suit les mêmes exigences quel que soit le secteur.

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Comment remplir ce contrat à durée déterminée

Vous commencez par sélectionner le motif de recours parmi les cas légaux, et le formulaire adapte aussitôt les mentions obligatoires en conséquence : un remplacement fait apparaître les champs relatifs au salarié absent, un accroissement d'activité ouvre la description de la tâche temporaire. Vous renseignez ensuite l'identité de l'employeur et du salarié, le poste occupé et la qualification, puis la convention collective applicable, élément que beaucoup d'employeurs oublient et qui conditionne pourtant durée et indemnité.

Vient le choix du terme. Si vous optez pour une date précise, le modèle calcule la cohérence avec la durée maximale légale ; si le terme est incertain, il vous demande la durée minimale obligatoire. Vous fixez la rémunération brute, ajoutez les primes éventuelles, et précisez la période d'essai, dont la durée est plafonnée à un jour par semaine de contrat dans les limites posées par la loi. La dernière étape porte sur la clause de renouvellement. Une fois le contrat généré, téléchargez-le au format Word ou PDF, signez-le en deux exemplaires et remettez-en un au salarié dans les deux jours ouvrables. Pour anticiper la fin de relation, le reçu pour solde de tout compte ferme proprement le dossier à l'échéance.

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Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, et de loin la plus coûteuse, tient au motif imprécis ou erroné. Mentionner "besoin de personnel" ou "surcroît" sans qualifier la situation au regard de l'article L1242-2 suffit à faire requalifier le contrat en CDI, avec rappels de salaire et indemnités à la clé. Vient ensuite l'oubli de l'écrit dans les deux jours : un CDD signé tardivement ou jamais formalisé est présumé conclu pour une durée indéterminée. Beaucoup d'employeurs croient aussi qu'un accord verbal sur la date suffit ; la loi exige un document signé avant ou au plus tard à la prise de poste.

Troisième piège classique : enchaîner des CDD sur le même poste permanent en pensant respecter la durée maximale de chacun. Les juges regardent la réalité de l'emploi, pas l'habillage contractuel, et un poste pourvu en continu par CDD successifs depuis des années est un CDI déguisé. L'oubli du délai de carence entre deux contrats sur un même poste, sauf exceptions légales, est tout aussi pénalisant. Enfin, ne jamais négliger l'indemnité de précarité de 10 % : la Cour de cassation a confirmé le 24 septembre 2025 qu'elle reste acquise au salarié même si le contrat est ensuite requalifié, ce qui interdit toute tentative de récupération par l'employeur. La convention de rupture conventionnelle ne s'applique d'ailleurs qu'au CDI : un CDD ne se rompt à l'amiable que dans des conditions bien plus strictes.

Les points clés à retenir

PRINCIPE

Un CDD ne doit jamais couvrir un poste permanent

La règle qui guide tout le CDD est simple : il ne peut ni avoir pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise (art. L1242-1). Le CDD sert une tâche précise et temporaire, comme un remplacement ou un pic d’activité. Si le besoin est pérenne, le risque bascule vite vers le CDI.

FORMALISME

Écrit précis et remise sous deux jours

Le CDD se joue sur le papier. L’écrit doit détailler le motif, le terme, le poste, la rémunération, la convention collective et, en cas de remplacement, le nom et la qualification du salarié remplacé (art. L1242-12). Le contrat doit être transmis au salarié dans les deux jours ouvrables suivant l’embauche. Un motif flou peut suffire à faire tomber le contrat.

SANCTIONS

Le moindre écart peut mener à la requalification

En CDD, l’erreur coûte cher. L’absence d’écrit ou un motif insuffisamment défini (par exemple se limiter à “surcroît d’activité”) expose à une requalification en CDI, avec le régime de sanction prévu par l’article L1245-1. Concrètement, un recrutement pensé comme temporaire peut se transformer en relation durable, avec des conséquences sociales et prud’homales difficiles à rattraper.

Questions fréquentes

Oui. Le modèle reprend l'ensemble des mentions obligatoires imposées par l'article L1242-12 du Code du travail : motif précis de recours, identité du salarié remplacé le cas échéant, terme du contrat, poste, rémunération et convention collective. Sa validité dépend toutefois de la véracité du motif que vous renseignez. Un contrat parfaitement rédigé mais reposant sur un motif fictif, comme un accroissement d'activité destiné à pourvoir un poste permanent, reste exposé à la requalification en CDI. Le document vous garantit la conformité de la forme ; c'est à vous de garantir la réalité du besoin temporaire qui justifie le recours au CDD.

Le contrat est disponible au format Word et PDF. Le format Word vous permet de modifier des clauses, d'ajuster la rémunération ou d'ajouter une stipulation propre à votre convention collective avant signature. Le format PDF convient à la version définitive destinée à la signature et à l'archivage. Vous établissez le contrat en deux exemplaires, un pour chaque partie, et vous conservez le vôtre signé. Pensez à remettre l'exemplaire du salarié dans les deux jours ouvrables suivant l'embauche, délai impératif dont le non-respect ouvre droit à une indemnité pour le salarié.

L'article L1242-13 du Code du travail impose la transmission du contrat signé au salarié dans les deux jours ouvrables suivant l'embauche. Depuis les ordonnances de 2017, un retard de transmission n'entraîne plus à lui seul la requalification en CDI, mais il ouvre droit pour le salarié à une indemnité pouvant atteindre un mois de salaire. L'absence totale d'écrit, en revanche, reste sanctionnée par la requalification. Le réflexe sûr consiste à faire signer le contrat avant ou le jour même de la prise de poste, ce qui élimine tout risque sur ce terrain.

À défaut de stipulation dans une convention ou un accord de branche étendu, la durée maximale est de dix-huit mois, renouvellements compris. Elle tombe à neuf mois lorsque le contrat est conclu dans l'attente de l'entrée en service d'un salarié recruté en CDI ou pour des travaux urgents de sécurité, et elle peut atteindre vingt-quatre mois dans certains cas, notamment pour une mission à l'étranger. Ces plafonds varient selon la convention collective applicable, qui peut prévoir des durées plus longues ou plus courtes. Vérifiez systématiquement votre branche, car elle prime sur les durées supplétives du Code du travail.

Oui, dans la limite fixée par la convention collective ou, à défaut, par le Code du travail, qui autorise en principe deux renouvellements sans dépasser la durée maximale totale. Le renouvellement doit être formalisé par un avenant signé avant le terme initial du contrat. Si le contrat comporte déjà une clause de renouvellement chiffrée, l'avenant en applique simplement les termes. Attention à ne pas confondre renouvellement et succession de contrats distincts : reconduire indéfiniment un même poste par CDD successifs expose à une requalification, même si chaque renouvellement respecte formellement les plafonds.

L'indemnité de fin de contrat, dite prime de précarité, égale à 10 % de la rémunération brute totale versée pendant le contrat, est due dans la plupart des cas en application de l'article L1243-8. Elle n'est toutefois pas versée lorsque la relation se poursuit en CDI, en cas de rupture anticipée à l'initiative du salarié ou pour faute grave, ni pour certains contrats saisonniers et conclus avec des jeunes pendant leurs vacances scolaires. Une convention collective peut ramener le taux à 6 % si elle offre en contrepartie un accès privilégié à la formation. L'indemnité figure sur le dernier bulletin de paie et reste acquise au salarié même en cas de requalification ultérieure.

La rupture anticipée d'un CDD est strictement encadrée par l'article L1243-1. Elle n'est possible que dans des cas limités : accord commun des parties, faute grave, force majeure, inaptitude constatée par le médecin du travail, ou embauche du salarié en CDI ailleurs sous réserve d'un préavis. En dehors de ces hypothèses, l'employeur qui rompt unilatéralement doit verser au salarié des dommages et intérêts au moins égaux aux rémunérations qu'il aurait perçues jusqu'au terme. Le salarié qui part sans motif légitime s'expose lui aussi à des dommages et intérêts. Le CDD n'a donc rien de la souplesse de rupture du CDI.

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Mis à jour le 8 juin 2026

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