Le droit du CDD est national, mais son application varie fortement selon la convention collective applicable, qui joue le rôle que joueraient ailleurs des règles régionales. C'est elle qui fixe la durée maximale réelle du contrat, le nombre de renouvellements autorisés et, parfois, un taux d'indemnité de précarité réduit.
Hôtellerie, café, restauration. Le secteur recourt massivement au CDD d'usage et au contrat saisonnier. Les conventions de branche autorisent des durées et des successions de contrats que le droit commun interdirait, à condition que l'emploi soit par nature temporaire. La saisonnalité touristique justifie l'embauche, mais l'employeur doit pouvoir démontrer le caractère cyclique de l'activité.
Spectacle vivant et audiovisuel. Le régime des intermittents repose sur le CDD d'usage, où les contrats successifs ne déclenchent pas de délai de carence et n'emportent pas requalification automatique. Le formalisme reste entier : chaque contrat doit nommer la production et la fonction précise de l'artiste ou du technicien.
Bâtiment et travaux publics. Le secteur connaît un usage important du CDD lié aux chantiers et aux travaux urgents de sécurité, pour lesquels la durée maximale est réduite à neuf mois. La convention collective du BTP encadre étroitement la prime de précarité et les conditions de fin de chantier.
Agriculture. Les contrats vendanges et saisonniers agricoles bénéficient d'un régime dérogatoire, notamment sur l'indemnité de précarité qui n'est pas due pour certains contrats saisonniers. Dans tous les cas, le réflexe est identique : consulter la convention collective de branche avant de signer, car elle prime sur les durées et taux supplétifs du Code du travail. Pour les formalités RH connexes, le certificat de travail remis en fin de contrat suit les mêmes exigences quel que soit le secteur.
Comment remplir ce contrat à durée déterminée
Vous commencez par sélectionner le motif de recours parmi les cas légaux, et le formulaire adapte aussitôt les mentions obligatoires en conséquence : un remplacement fait apparaître les champs relatifs au salarié absent, un accroissement d'activité ouvre la description de la tâche temporaire. Vous renseignez ensuite l'identité de l'employeur et du salarié, le poste occupé et la qualification, puis la convention collective applicable, élément que beaucoup d'employeurs oublient et qui conditionne pourtant durée et indemnité.
Vient le choix du terme. Si vous optez pour une date précise, le modèle calcule la cohérence avec la durée maximale légale ; si le terme est incertain, il vous demande la durée minimale obligatoire. Vous fixez la rémunération brute, ajoutez les primes éventuelles, et précisez la période d'essai, dont la durée est plafonnée à un jour par semaine de contrat dans les limites posées par la loi. La dernière étape porte sur la clause de renouvellement. Une fois le contrat généré, téléchargez-le au format Word ou PDF, signez-le en deux exemplaires et remettez-en un au salarié dans les deux jours ouvrables. Pour anticiper la fin de relation, le reçu pour solde de tout compte ferme proprement le dossier à l'échéance.