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Convention parentale (résidence, visites, pension) : modèle Word et PDF

Convention entre parents séparés pour un à quatre enfants : autorité parentale, résidence chez un parent ou alternée, droit de visite, vacances, pension alimentaire versée par la CAF ou en direct, frais exceptionnels. À faire homologuer par le juge aux affaires familiales.
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La convention parentale est l'accord écrit par lequel deux parents séparés organisent la vie de leurs enfants : exercice de l'autorité parentale, résidence, droit de visite et d'hébergement, vacances, pension alimentaire et partage des frais. Elle s'adresse aux parents qui n'ont jamais été mariés, à ceux qui sont mariés mais vivent séparément, et aux parents divorcés qui veulent changer les mesures fixées lors du divorce. Signée par les deux, elle est ensuite soumise au juge aux affaires familiales, qui lui donne force exécutoire en l'homologuant. Notre modèle couvre un à quatre enfants, la résidence chez l'un des parents ou en alternance, et le versement de la pension par la CAF ou directement entre vous.

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Qu'est-ce qu'une convention parentale ?

En droit, son objet est fixé par la loi : les modalités d'exercice de l'autorité parentale et la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Les clauses sur les allocations, les impôts ou la médiation n'en sont que le prolongement ; le partage des biens et le logement familial restent en dehors. Tant que le juge ne l'a pas homologuée, elle vaut accord amiable entre vous, utile pour s'organiser et pour prouver ce qui a été convenu, mais aucun des deux ne peut en exiger l'exécution forcée. Après homologation, elle produit les effets d'un jugement : un impayé de pension peut donner lieu à une saisie, et un refus de remettre l'enfant à l'autre parent tombe sous le coup du délit de non-représentation d'enfant.

Elle se distingue de deux documents voisins. La demande de pension alimentaire au juge aux affaires familiales sert au parent qui n'obtient pas l'accord de l'autre : c'est le juge qui tranche, après débat. La convention de divorce par consentement mutuel, elle, met fin au mariage et en règle tous les effets ; elle exige un avocat pour chacun des époux. La convention parentale ne remplace pas une convention de divorce : des époux qui veulent divorcer à l'amiable passent par leurs avocats, et les mesures concernant les enfants figurent alors dans la convention de divorce elle-même.

Cadre juridique

Le texte central est l'article 373-2-7 du Code civil : les parents peuvent saisir le juge aux affaires familiales pour faire homologuer la convention par laquelle ils organisent l'exercice de l'autorité parentale et fixent la contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. Le juge homologue, sauf s'il constate que la convention ne préserve pas suffisamment l'intérêt de l'enfant ou que le consentement des parents n'a pas été donné librement. La procédure est décrite à l'article 1143 du Code de procédure civile : le juge est saisi par requête conjointe, il ne peut pas modifier les termes de la convention et il statue sans débat, sauf s'il juge utile d'entendre les parents. La requête prend la forme du formulaire Cerfa n° 16139*01 de requête conjointe aux fins d'homologation et se dépose au tribunal judiciaire du domicile de l'un ou de l'autre.

Sur le fond, ce sont les règles de l'autorité parentale qui s'appliquent. L'article 371-2 veut que chaque parent contribue à proportion de ses ressources, de celles de l'autre et des besoins de l'enfant, sans que cette obligation cesse de plein droit à la majorité. L'article 373-2-9 autorise la résidence en alternance ou chez l'un des parents, avec un droit de visite pour l'autre. L'article 373-2 impose d'informer l'autre parent, préalablement et en temps utile, de tout déménagement qui modifie l'organisation.

Pour le paiement, l'article 373-2-2 du Code civil pose le principe de l'intermédiation financière : une pension fixée en argent est versée par l'intermédiaire de la caisse d'allocations familiales ou de la MSA, sauf refus des deux parents écrit dans le titre. Ce refus est impossible si l'un des parents fait état d'une plainte ou d'une condamnation du parent débiteur pour menaces ou violences sur l'autre parent ou sur l'enfant, ou produit une décision de justice qui en fait mention. Enfin, l'article 388-1 donne à l'enfant capable de discernement le droit d'être entendu par le juge, audition de droit dès qu'il la demande.

Quand rédiger une convention parentale ?

Dans la pratique, la demande vient d'abord de parents en union libre ou pacsés qui se séparent sans aucune décision de justice. Une convention parentale homologuée donne un cadre que les deux peuvent invoquer, avec la force exécutoire d'un jugement. Pour ces parents, une autre voie existe pour la seule pension : demander ensemble à la CAF de donner force exécutoire à leur accord, à condition qu'aucun titre n'ait déjà fixé la contribution, qu'aucune démarche en ce sens ne soit engagée et que le montant atteigne le seuil réglementaire (article L. 582-2 du Code de la sécurité sociale). Dès qu'il faut aussi régler la résidence et les visites, l'homologation par le juge s'impose.

Les parents qui veulent modifier une décision existante forment le second groupe : jugement du juge aux affaires familiales, jugement de divorce ou convention de divorce déposée chez un notaire. L'article 373-2-13 permet de modifier ces mesures à tout moment. En pratique, c'est un enfant qui entre au collège et réclame plus de temps chez l'autre parent, ou une alternance qui ne tient plus après un déménagement. Les époux séparés sans procédure de divorce peuvent aussi y recourir pour fixer un cadre stable.

Un cas particulier mérite attention : le parent dont la filiation a été établie plus d'un an après la naissance, alors qu'elle l'était déjà à l'égard de l'autre, n'exerce l'autorité parentale qu'après une déclaration conjointe adressée au greffe du tribunal judiciaire ou une décision du juge (article 372 du Code civil). Notre modèle demande alors au juge, si besoin, de dire que l'autorité parentale est exercée en commun.

Les clauses de notre modèle

La convention commence par identifier les parents et les enfants, puis rappelle l'histoire du couple : jamais mariés, mariés et séparés, ou divorcés avec la référence du jugement ou de l'acte déposé chez le notaire. Elle cite la décision antérieure lorsqu'elle la modifie, et précise qu'à compter de l'homologation ses clauses remplacent les anciennes mesures, qui restent seules exécutoires jusque-là. Viennent ensuite l'exercice en commun de l'autorité parentale, la liste des décisions importantes à prendre à deux (école, santé, religion, séjours hors de l'Union européenne, diffusion de l'image de l'enfant), la scolarité, la communication entre parents et les déménagements.

Le cœur du document organise le temps de l'enfant. En résidence chez un parent, le modèle propose un droit de visite et d'hébergement classique (une fin de semaine sur deux et la moitié des vacances), élargi avec un temps en milieu de semaine, libre avec un retour au droit classique en cas de désaccord, ou réduit à une fin de semaine par mois pour des parents éloignés. En résidence alternée, il propose une semaine sur deux, le rythme 2-2-5-5 ou un rythme que vous décrivez, avec un partage des vacances de Noël et d'été. Jours fériés, fêtes, trajets et voyages à l'étranger complètent l'ensemble ; ces derniers renvoient, pour un enfant qui part sans l'un ni l'autre de ses parents, à l'autorisation parentale de voyage d'un mineur.

La partie financière déclare sur l'honneur les revenus et charges de chacun, fixe la pension par enfant, sa date d'effet, sa revalorisation annuelle sur l'indice INSEE des prix hors tabac et son mode de versement. Les frais exceptionnels (santé non remboursée, voyages scolaires, études, permis) se partagent par moitié ou selon un pourcentage. Une clause règle les allocations familiales et la situation fiscale, une autre l'audition de l'enfant, une autre encore l'engagement de tenter une médiation familiale avant de saisir le juge, sauf urgence ou violences.

Comment remplir votre convention parentale

Vous commencez par votre situation de couple, puis l'identité des deux parents et de chaque enfant. Le formulaire vous demande ensuite où les enfants résident. Selon votre réponse, il affiche le droit de visite ou le rythme de l'alternance, jamais les deux. Les vacances, les fêtes et les trajets viennent après, puis vos ressources et charges, que le juge lira de près.

Pour la pension, vous indiquez le montant total et la part de chaque enfant, la date à partir de laquelle elle est due, et le mode de versement. Le modèle rédige alors la clause adaptée : versement par la CAF, ou refus conjoint de l'intermédiation, accompagné de votre déclaration qu'aucune plainte, condamnation ou décision pour menaces ou violences ne vise le parent qui paie, seule situation où ce refus est permis. Les dernières étapes portent sur les frais exceptionnels, les allocations familiales en cas d'alternance, l'information de l'enfant sur son droit d'être entendu et le tribunal saisi. Chaque réponse s'affiche aussitôt dans l'aperçu.

Le document final se termine par la liste des pièces à joindre à la requête. Si vous partagez les allocations en alternance, la demande de partage des allocations familiales en garde alternée complète utilement le dossier. Vous trouverez les autres modèles familiaux et personnels dans la rubrique démarches quotidiennes des particuliers.

Les erreurs à éviter

Croire que la signature de la convention parentale suffit reste l'erreur la plus coûteuse. Tant que le juge n'a pas homologué la convention, l'ancienne décision reste applicable : le parent qui paie moins que la pension encore en vigueur s'expose à une saisie et, au-delà de deux mois sans payer intégralement, au délit d'abandon de famille de l'article 227-3 du Code pénal. Les montants fixés au hasard posent un autre problème. Le juge peut refuser une convention qui prévoit une pension sans rapport avec les ressources déclarées ; la table de référence du ministère de la Justice donne un ordre de grandeur, sans valeur obligatoire.

Autre piège : refuser l'intermédiation alors qu'une plainte, une condamnation ou une décision mentionne des violences du parent débiteur. La loi l'interdit dans ce cas, et la pension passera par la CAF. Les parents oublient aussi l'heure de fin des périodes et les fins de semaine prolongées par un jour férié, détails qui reviennent sans cesse dans les conflits de calendrier. Dernière erreur, plus discrète : affirmer que l'enfant ne souhaite pas être entendu sans lui avoir expliqué ce droit. Vous attestez sur l'honneur avoir informé l'enfant capable de discernement, et le juge le vérifie.

Les points clés à retenir

HOMOLOGATION

Sans homologation, l'accord n'est pas exécutoire

Signée par les deux parents, la convention prouve leur accord mais ne permet ni saisie ni poursuite. Elle acquiert la force d'un jugement quand le juge aux affaires familiales l'homologue, saisi par une requête conjointe sur le formulaire Cerfa n° 16139*01. Le juge statue sur dossier, sans pouvoir modifier une clause, et ne refuse que si l'intérêt de l'enfant n'est pas assez préservé ou si le consentement d'un parent n'a pas été libre.

INTERMÉDIATION

La CAF verse la pension, sauf refus des deux parents

Une pension fixée en argent passe par la caisse d'allocations familiales ou la MSA, qui la collecte auprès du parent débiteur et la reverse chaque mois. Les parents peuvent l'écarter en la refusant ensemble par écrit dans la convention. Ce refus devient impossible si l'un d'eux fait état d'une plainte, d'une condamnation ou d'une décision mentionnant des menaces ou violences du débiteur. Chacun peut ensuite en demander la mise en place.

MODIFICATION

L'ancienne décision s'applique jusqu'à l'homologation

Un jugement, une convention de divorce ou une précédente convention homologuée se modifie à tout moment par une nouvelle convention homologuée. Tant que l'homologation n'est pas intervenue, les anciennes mesures restent seules exécutoires, pension comprise. Le parent qui paie moins s'expose à des saisies et, au-delà de deux mois sans payer intégralement, au délit d'abandon de famille. La convention homologuée remplace ensuite ces mesures.

Questions fréquentes

Signée par vous deux, elle vaut contrat et prouve votre accord, mais elle n'a pas force exécutoire : si l'un de vous cesse de payer ou de respecter le calendrier, l'autre ne peut ni faire saisir un salaire ni porter plainte sur son fondement. L'homologation prévue par l'article 373-2-7 du Code civil lui donne la force d'un jugement. Le juge vérifie l'intérêt de l'enfant et la liberté de votre consentement, puis homologue ou refuse, sans réécrire de clause.

Aucun délai légal n'est fixé. Le juge statue sur dossier, sans audience, sauf s'il estime nécessaire de vous entendre, ce qui rend la procédure plus rapide qu'une demande contentieuse. Le délai réel dépend de la charge du tribunal et de la qualité du dossier : une requête complète, avec les actes de naissance de moins de trois mois et les justificatifs de ressources, évite les demandes de pièces. Dans l'attente, l'ancienne décision reste la seule exécutoire.

La requête conjointe se dépose sans avocat : dans cette procédure, les parents peuvent agir seuls et le formulaire Cerfa a été conçu pour les particuliers. Un avocat reste utile en cas de revenus difficiles à évaluer (indépendant, revenus fonciers), de parent installé à l'étranger ou de désaccord latent. Des époux qui veulent divorcer à l'amiable doivent en revanche avoir chacun leur avocat. Le blog détaille les étapes pour saisir le JAF en cas d'accord partiel, garde comprise.

Une pension fixée en argent passe par la caisse d'allocations familiales ou la MSA, qui la collecte auprès du parent débiteur et la reverse chaque mois. Vous pouvez l'écarter en la refusant tous les deux par écrit dans la convention, clause que notre modèle rédige avec la déclaration qui l'accompagne. Ce refus n'est pas possible si l'un de vous fait état d'une plainte, d'une condamnation ou d'une décision mentionnant des violences du parent débiteur. Chacun peut ensuite demander l'intermédiation, par exemple après un impayé.

C'est possible lorsque les ressources sont proches et le temps d'accueil équilibré. Chacun assume alors les dépenses courantes pendant ses périodes, et les autres frais se partagent selon la proportion choisie. Une pension reste envisageable en alternance si l'écart de revenus est important : le modèle vous laisse désigner le parent qui la verse. Sauf disposition contraire ou preuve qu'un parent assume la charge principale, les enfants sont réputés à la charge égale des deux, qui se partagent la majoration de quotient familial ; la pension n'est alors pas déductible.

Oui. Une fois le formulaire terminé, vous téléchargez la convention en Word et en PDF. Le fichier Word permet d'ajuster une formulation avant la signature, comme l'heure d'un passage ; le PDF se prête à l'impression en trois exemplaires, un par parent et un pour le tribunal. Si votre situation évolue avant le dépôt, vous modifiez vos réponses depuis votre espace client, comme pour les autres modèles du catalogue de documents juridiques en ligne.

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Mis à jour le 5 novembre 2026

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