Paris et les villes touristiques concentrent l'essentiel du contentieux, parce que la sous-location y prend souvent la forme de nuitées sur les plateformes de meublés de tourisme. L'accord du bailleur ne suffit pas : le Code du tourisme limite la location d'une résidence principale à 120 jours par an (article L. 324-1-1 du Code du tourisme), et la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 permet aux communes d'abaisser ce plafond à 90 jours. Le numéro d'enregistrement exigé par la commune doit figurer sur chaque annonce. C'est d'ailleurs un logement parisien qui a donné lieu à l'arrêt de 2019 sur la restitution des sous-loyers.
Les communes soumises à l'encadrement des loyers (Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne, Montpellier ou Bordeaux notamment) créent un double plafond. Le sous-loyer ne peut dépasser le loyer principal au mètre carré, et ce loyer principal doit lui-même respecter le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral en application de l'article 140 de la loi ELAN n° 2018-1021 du 23 novembre 2018. Un sous-locataire peut donc contester un montant conforme à l'article 8 mais adossé à un loyer principal illégal.
Les logements sociaux relèvent d'un régime restrictif. L'article L. 442-8 du Code de la construction et de l'habitation interdit toute sous-location, sauf les exceptions de l'article L. 442-8-1 : accueil d'une personne âgée ou handicapée, hébergement d'un jeune de moins de trente ans, ou dispositifs portés par des organismes agréés. Hors de ces cas, le locataire s'expose à la résiliation de son bail et à des sanctions pénales.
Les locaux commerciaux obéissent à l'article L. 145-31 du Code de commerce. Sauf clause contraire, la sous-location y est interdite ; lorsqu'elle est permise, le locataire notifie son projet au propriétaire par acte de commissaire de justice ou lettre recommandée, et celui-ci dispose de quinze jours pour dire s'il entend concourir à l'acte. Si le sous-loyer dépasse le loyer principal, le bailleur peut exiger une augmentation correspondante. Un bail commercial 3-6-9 conforme au Code de commerce doit donc traiter la question dès sa signature. Pour un bail dérogatoire de courte durée, le statut des baux commerciaux est écarté et l'article 1717 du Code civil reprend la main.
Comment remplir ce contrat de sous-location
Vous commencez par indiquer la nature du bien : logement vide, logement meublé, local commercial ou professionnel. Ce choix détermine les références légales insérées dans votre contrat de sous-location et les mentions obligatoires qui l'accompagnent. Le questionnaire vous demande ensuite l'identité des trois intervenants, la date du bail principal et celle de l'accord écrit du bailleur. Gardez ce dernier document sous la main, car son contenu doit correspondre exactement aux conditions financières que vous allez saisir.
Vous renseignez ensuite la surface sous-louée, le loyer principal, le sous-loyer et la quote-part de charges. Un rapide calcul au mètre carré vous permet de vérifier que le plafond légal est respecté avant d'aller plus loin. Viennent enfin la durée, les modalités de congé, le dépôt de garantie éventuel et l'obligation d'assurance. Le contrat de sous-location est généré immédiatement en Word et en PDF. Imprimez-le en autant d'exemplaires que de parties, faites-le signer, puis annexez l'autorisation du bailleur, la copie du bail et l'état des lieux d'entrée. Pour sécuriser le reste de la relation locative, notre catalogue de modèles immobiliers propose aussi quittances, congés et mises en demeure.