La location de matériel entre professionnels obéit d'abord au droit commun du louage de choses, codifié aux articles 1708 et suivants du Code civil. Ces textes anciens, presque inchangés depuis 1804, gardent toute leur force parce qu'aucun statut spécial d'ordre public ne vient encadrer la location mobilière entre entreprises, contrairement au bail d'habitation ou au bail commercial. La liberté contractuelle domine donc, sous réserve du respect des règles générales du contrat issues de la réforme de 2016. Le loueur supporte les obligations des articles 1719 à 1727 du Code civil : délivrer un matériel en état de servir à l'usage prévu, en assurer la jouissance paisible, et garantir le locataire contre les vices ou défauts qui empêchent l'usage, y compris ceux qu'il ignorait, comme le rappelle l'article 1721 du Code civil. Vous pouvez consulter le texte officiel de l'article 1709 du Code civil sur Légifrance pour la définition de référence du louage de choses.
Le locataire, de son côté, est tenu par les articles 1728 à 1735 du Code civil d'user de la chose raisonnablement selon sa destination, de payer le loyer et de restituer le matériel en fin de contrat. Il répond des dégradations survenues pendant la location, sauf s'il prouve qu'elles ne résultent d'aucune faute de sa part, ce qui justifie un état des lieux contradictoire soigné au départ comme au retour. L'article 1722 du Code civil règle la perte de la chose par cas fortuit : destruction totale, le contrat est résilié de plein droit ; destruction partielle, le locataire peut demander une réduction du loyer ou la résiliation. S'ajoute, quand le loueur exerce à titre habituel, l'obligation de sécurité du fait des produits défectueux de l'article 1245 du Code civil. La relation étant commerciale, le Code de commerce s'invite pour les délais de paiement de l'article L441-10 et l'interdiction des clauses créant un déséquilibre significatif entre les parties, prévue à l'article L442-1 du Code de commerce.
Comment remplir ce contrat de location de matériel
Vous commencez par identifier les parties, loueur et locataire, avec leurs mentions d'immatriculation au registre du commerce, puisque le contrat est conclu entre professionnels. Le formulaire vous invite ensuite à décrire le matériel loué le plus précisément possible, en reportant marque, modèle, numéro de série et état constaté, informations qui alimenteront l'état des lieux de départ. Vous renseignez la durée de location, la date de mise à disposition et la date de restitution prévue, puis le montant du loyer et sa périodicité. Le modèle intègre automatiquement une clause de pénalités de retard conforme au seuil légal, que vous n'avez qu'à valider. Vient le paramétrage de la caution, dont vous fixez le montant selon la valeur du matériel, et le choix des obligations d'assurance mises à la charge du locataire. Vous précisez enfin la répartition de l'entretien et les conditions de résiliation anticipée. Une fois ces réponses saisies, vous téléchargez le contrat prêt à signer au format Word ou PDF, personnalisable jusqu'au dernier moment. L'ensemble du catalogue de documents juridiques permet de compléter le dossier avec les actes connexes.