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PV de dividendes SARL SAS (art. L. 232-12 C. com.)

Procès-verbal de mise en distribution conforme aux articles L. 232-11 à L. 232-13 du Code de commerce. Calcul par part ou action, format Word et PDF.
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Le procès-verbal de distribution de dividendes est l'acte qui formalise la décision des associés ou actionnaires de mettre en paiement une partie des bénéfices ou des réserves de la société. Ce procès-verbal de mise en distribution consigne la constatation des sommes distribuables, le montant voté, la date de mise en paiement et le calcul du dividende par part sociale ou par action. Il concerne aussi bien la SARL que la SAS, la SA, l'EURL ou la SASU, dès lors qu'un exercice bénéficiaire a été clos et que les comptes ont été approuvés. Sans ce document daté et signé, aucun versement au profit des associés ne repose sur une base juridique valable, et l'administration fiscale comme un repreneur potentiel exigeront sa production.

Un dividende versé sans procès-verbal régulier expose le dirigeant à une requalification en dividende fictif, avec des conséquences pénales et fiscales lourdes. La rédaction de cet acte n'est donc pas une simple formalité administrative : elle sécurise la trésorerie sortante et protège le gérant ou le président contre une action en répétition.

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PV de dividendes SARL SAS (art. L. 232-12 C. com.)

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Qu'est-ce qu'un procès-verbal de distribution de dividendes ?

Le procès-verbal de distribution de dividendes est le compte rendu écrit d'une assemblée générale ou d'une décision collective par laquelle les associés affectent tout ou partie du résultat distribuable à leur profit. Il ne se confond pas avec le procès-verbal d'approbation des comptes, même si les deux décisions sont, en pratique, le plus souvent prises au cours de la même assemblée générale ordinaire annuelle. L'approbation des comptes constate le bénéfice ; la distribution décide de son affectation. Un même procès-verbal peut porter les deux résolutions, mais chacune doit être votée distinctement et figurer séparément au texte.

Ce document se distingue également de l'acompte sur dividendes. L'acompte est versé avant l'approbation des comptes, sur la foi d'un bilan intermédiaire certifié par un commissaire aux comptes, tandis que le procès-verbal de distribution classique intervient après la clôture et l'approbation de l'exercice. La confusion entre les deux est fréquente et lourde de conséquences, car les conditions de forme diffèrent radicalement. Le procès-verbal identifie la société, la date et le lieu de réunion, les associés présents ou représentés avec leur quote-part, le résultat distribuable constaté, le montant global mis en distribution, le dividende unitaire attribué à chaque part ou action, et surtout la date de mise en paiement que la loi encadre strictement. C'est le socle probatoire de toute la distribution, opposable aux tiers, à l'administration et aux associés eux-mêmes. Le modèle de procès-verbal d'assemblée générale d'association obéit à une logique de forme comparable, même si le régime juridique de fond n'a rien à voir.

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Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le cas le plus courant est la distribution annuelle votée lors de l'assemblée d'approbation des comptes. Une fois le bénéfice constaté et la réserve légale dotée, les associés décident quelle fraction leur revient et quelle fraction reste en report ou en réserves libres. C'est le scénario type d'une SARL familiale ou d'une SAS de holding qui remonte chaque année le résultat de ses filiales. Le procès-verbal fixe alors le montant global, le dividende par part et la date de paiement, dans la limite des neuf mois post-clôture.

Vient ensuite la distribution exceptionnelle de réserves. Une société assise sur des réserves libres accumulées peut décider de les distribuer sans attendre un nouvel exercice, à condition que les comptes du dernier exercice clos aient été régulièrement approuvés. Depuis l'arrêt de février 2025, cette opération exige une vigilance accrue lorsqu'elle porte sur le report à nouveau : la distribution de report à nouveau doit passer par l'assemblée qui approuve les comptes de l'exercice d'où il provient, sous peine de nullité. Les réserves libres antérieurement constituées, elles, restent distribuables plus souplement.

L'acompte sur dividendes constitue le troisième cas, réservé aux sociétés dont un bilan intermédiaire certifié par un commissaire aux comptes fait apparaître un bénéfice. Deux situations particulières justifient enfin une rédaction soignée : l'entrée ou la sortie d'un associé en cours d'année, qui impose de vérifier qui détenait les parts à la date de la décision, et la présence d'actions de préférence ou de parts à dividende prioritaire, où le calcul unitaire cesse d'être un simple prorata. Le modèle d'acte de cession de parts de SARL devient alors la pièce à croiser avec le procès-verbal pour établir les droits de chacun.

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Mentions clés incluses dans notre modèle

  • L'identification de la société et de l'assemblée ouvre le procès-verbal : dénomination, forme sociale, capital, siège, numéro RCS, puis date, heure et lieu de la réunion, ainsi que le mode de convocation. Cette en-tête établit la régularité formelle de la décision et sa date certaine, point de départ du délai de paiement.
  • La feuille de présence et le quorum listent les associés présents ou représentés avec le nombre de parts ou d'actions détenues par chacun. En SARL, la décision de distribution relève des règles de majorité des assemblées ordinaires ; en SAS, les statuts fixent librement quorum et majorité, ce que le modèle rappelle pour éviter une délibération irrégulière.
  • La constatation du bénéfice distribuable reprend le résultat de l'exercice approuvé, déduit les pertes antérieures et la dotation à la réserve légale, et ajoute le report bénéficiaire. Ce calcul, exigé par l'article L. 232-11, conditionne la validité de tout ce qui suit : distribuer au-delà du distribuable, c'est distribuer un dividende fictif.
  • La résolution de mise en distribution énonce le montant global voté, précise les postes sur lesquels les sommes sont prélevées (bénéfice de l'exercice, report à nouveau, réserves nommément désignées) et arrête le dividende unitaire par part sociale ou par action. La désignation expresse des postes de réserve est une exigence légale, pas une option de rédaction.
  • La date de mise en paiement est isolée dans une résolution dédiée, car elle enclenche le délai de neuf mois et détermine le fait générateur des prélèvements sociaux et fiscaux. Le modèle empêche de la laisser implicite.
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Points d'attention selon la forme sociale

SARL. La distribution se décide en assemblée générale ordinaire, à la majorité des parts sociales représentées selon les règles de l'article L. 223-29 du Code de commerce pour les décisions ordinaires. La répartition se fait au prorata des parts, sauf clause statutaire contraire adoptée à l'unanimité. Le gérant majoritaire doit garder à l'esprit que la quote-part de dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant supporte des cotisations sociales au titre du régime des travailleurs indépendants, et non les seuls prélèvements sociaux. Cette spécificité pèse lourd dans l'arbitrage entre rémunération et dividendes et doit être anticipée avant de voter le montant.

SAS et SASU. La liberté statutaire domine : les statuts déterminent l'organe compétent, le quorum et la majorité requis pour la décision de distribution. Le procès-verbal doit donc renvoyer précisément aux clauses statutaires applicables, faute de quoi la délibération peut être contestée. Les actions de préférence de l'article L. 228-11 permettent d'attribuer un dividende prioritaire ou majoré à certaines catégories d'actionnaires, ce qui transforme le calcul unitaire en une répartition par catégorie d'actions. Le président qui rédige seul le procès-verbal sans vérifier ces clauses s'expose à une remise en cause par un actionnaire minoritaire.

SA. L'assemblée générale ordinaire statue dans les conditions de quorum et de majorité des articles L. 225-98 et suivants. La présence éventuelle d'un commissaire aux comptes et la possibilité d'un paiement du dividende en actions, prévue par l'article L. 232-18, ajoutent des mentions spécifiques que le modèle intègre. Le modèle de statuts de SASU à personnaliser illustre bien à quel point la rédaction statutaire commande, en amont, ce que le procès-verbal de distribution pourra ou non prévoir.

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Comment remplir ce procès-verbal de distribution de dividendes

Vous commencez par renseigner l'identité de la société et la forme sociale, ce qui oriente automatiquement les règles de majorité et de quorum reprises dans le texte. Vous indiquez ensuite la date de l'assemblée et le mode de convocation, puis vous saisissez la liste des associés avec leur nombre de parts ou d'actions, le document calculant les quotités de présence. L'étape suivante porte sur les chiffres : vous entrez le bénéfice de l'exercice approuvé, les pertes antérieures éventuelles, la dotation à la réserve légale et le report à nouveau, de sorte que le montant distribuable se déduit sans erreur de calcul. Vous précisez alors le montant global mis en distribution et les postes sur lesquels il est prélevé, le dividende unitaire s'obtenant par division sur le nombre de titres. Vous fixez enfin la date de mise en paiement, en veillant à rester dans la fenêtre des neuf mois suivant la clôture. Le document se télécharge ensuite au format Word ou PDF, prêt à signer et à archiver dans le registre des décisions. Le modèle de statuts de SCI à remplir en ligne suit une logique de personnalisation identique pour les sociétés civiles ayant opté pour l'impôt sur les sociétés.

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Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, la plus lourde, consiste à verser les dividendes avant d'avoir voté et rédigé le procès-verbal, ou à dépasser le délai de neuf mois. Un versement anticipé ou tardif fragilise toute l'opération et ouvre la voie à une requalification. La deuxième erreur touche le calcul du distribuable : distribuer en oubliant la dotation à la réserve légale, ou en négligeant les pertes antérieures, revient à répartir un dividende fictif au sens de l'article L. 232-12, avec le risque pénal qui l'accompagne. Beaucoup de dirigeants confondent également la trésorerie disponible et le bénéfice distribuable, alors qu'une société peut avoir de l'argent en banque sans avoir de résultat à distribuer.

La troisième erreur classique est de prélever sur le report à nouveau lors d'une assemblée autre que celle approuvant les comptes de l'exercice concerné, ce que la Cour de cassation sanctionne désormais par la nullité. La quatrième concerne le calcul unitaire : appliquer un simple prorata alors que les statuts prévoient une clé de répartition particulière ou des actions de préférence produit un procès-verbal juridiquement faux. La dernière erreur, discrète mais coûteuse, consiste à négliger les obligations fiscales postérieures : le reversement des prélèvements et de l'impôt le 15 du mois suivant la mise en paiement, puis la déclaration de l'Imprimé Fiscal Unique, ne dispensent jamais d'un procès-verbal correctement daté qui en constitue le fait générateur. Le modèle de reçu pour solde de tout compte rappelle, dans un autre registre, la même exigence de rigueur documentaire.

Les points clés à retenir

DÉCISION FORMALISÉE

Sans PV signé, pas de base

Le procès-verbal de mise en distribution est l’acte qui matérialise la décision des associés ou actionnaires de mettre en paiement des bénéfices ou réserves. Il doit être daté et signé, et préciser les sommes distribuables constatées, le montant voté, le dividende par part ou action et la date de mise en paiement. Sans ce support, un versement manque de fondement et sera réclamé en contrôle ou lors d’une cession.

CADRE LÉGAL

Distribuer seulement après approbation des comptes

La règle de l’article L. 232-12 du Code de commerce est simple: aucune distribution n’est possible avant l’approbation des comptes annuels et la constatation de sommes distribuables. Le bénéfice distribuable suit la définition de l’article L. 232-11, et la réserve légale se sert en priorité jusqu’à atteindre un dixième du capital. Le PV de distribution ne se confond pas avec le PV d’approbation, même si les résolutions peuvent cohabiter.

RISQUES

Dividende fictif: sanctions et restitution

Verser sans procès-verbal régulier, ou en dehors des règles, expose à la qualification de dividende fictif. Le texte vise le gérant qui répartit en l’absence d’inventaire ou avec un inventaire frauduleux: cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende sont mentionnés. Sur le plan civil, le dirigeant peut aussi faire face à une action en répétition, avec demande de remboursement des sommes indûment distribuées.

Questions fréquentes

Oui. Le modèle est construit sur les articles L. 232-10 à L. 232-13 du Code de commerce et reprend l'ensemble des mentions exigées pour une décision régulière : constatation du bénéfice distribuable, désignation des postes prélevés, montant global, dividende unitaire et date de mise en paiement. Une fois complété, voté selon les règles de majorité propres à votre forme sociale et signé, il vaut preuve de la décision opposable aux associés, aux tiers et à l'administration fiscale. Sa valeur juridique dépend toutefois du respect des conditions de fond, en particulier l'approbation préalable des comptes et l'existence réelle de sommes distribuables.

La mise en paiement doit intervenir dans un délai maximal de neuf mois après la clôture de l'exercice, en application de l'article L. 232-13 du Code de commerce. Pour un exercice clos le 31 décembre, le versement doit donc être exécuté au plus tard le 30 septembre de l'année suivante. Seule une décision de justice peut prolonger ce délai. Dépasser cette échéance sans autorisation expose la distribution à une requalification et peut être analysé comme un contournement des règles impératives, ce que les tribunaux sanctionnent sévèrement.

Non, le Code de commerce n'impose pas le dépôt au greffe du procès-verbal décidant la distribution de dividendes. L'acte est conservé en interne, dans le registre des décisions ou des assemblées de la société. Il doit toutefois pouvoir être produit à tout moment, notamment lors d'un contrôle fiscal, d'une cession de titres ou d'un audit. Cette absence de publicité obligatoire ne dispense en rien de la rigueur de rédaction : c'est précisément parce qu'il n'est pas contrôlé a priori qu'il doit être irréprochable a posteriori.

Oui, sous conditions. Une société sans bénéfice sur l'exercice clos peut néanmoins distribuer des sommes prélevées sur ses réserves libres ou son report à nouveau, à condition que les comptes du dernier exercice aient été régulièrement approuvés. Depuis l'arrêt de la Cour de cassation du 12 février 2025, la distribution du report à nouveau bénéficiaire ne peut être décidée que par l'assemblée statuant sur les comptes de l'exercice dont il provient, sous peine de nullité. Les réserves libres antérieurement constituées demeurent, elles, distribuables plus souplement, en désignant expressément les postes concernés.

Le dividende unitaire s'obtient en divisant le montant global mis en distribution par le nombre total de parts sociales ou d'actions ouvrant droit à distribution. Ce prorata constitue la règle par défaut. Il connaît deux exceptions : une clause statutaire prévoyant une répartition inégalitaire, valable si elle a été adoptée dans les formes requises, et l'existence d'actions de préférence attribuant un dividende prioritaire ou majoré à certaines catégories. Dans ces deux cas, le calcul se fait catégorie par catégorie, et le procès-verbal doit détailler la clé retenue pour rester incontestable.

Le procès-verbal se télécharge au format Word et PDF. La version Word vous permet d'ajuster une mention particulière propre à vos statuts ou d'ajouter une résolution complémentaire avant signature, tandis que le PDF fournit une version figée, prête à imprimer et à classer au registre des décisions. Les deux formats reprennent les mêmes mentions légales et le même calcul du dividende unitaire, de sorte que vous conservez une trace exploitable quel que soit l'usage, archivage interne ou production lors d'un contrôle.

Cela dépend de la forme sociale et de la nature de la décision. En SARL, la distribution relève des décisions ordinaires et se prend à la majorité des parts sociales, l'unanimité n'étant requise que pour déroger à la répartition proportionnelle par une clause statutaire. En SAS, les statuts fixent librement les conditions de majorité, qui peuvent aller de la majorité simple à l'unanimité selon ce que les associés ont prévu. Le procès-verbal doit donc renvoyer aux règles applicables à votre société pour que la décision soit valablement adoptée.

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Mis à jour le 2 juillet 2026

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