La procédure disciplinaire repose sur les articles L. 1332-1 à L. 1332-5 du Code du travail, complétés par les articles R. 1332-1 et R. 1332-2. Ce socle organise ce qu'on appelle les garanties de procédure, c'est-à-dire les droits de la défense dont bénéficie le salarié avant toute sanction. L'article L. 1332-2 pose le principe : lorsque l'employeur envisage une sanction, il convoque le salarié en précisant l'objet de la convocation, sauf lorsque la mesure est un avertissement sans incidence sur la présence, la fonction, la carrière ou la rémunération. La même disposition ouvre au salarié le droit de se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l'entreprise.
L'article R. 1332-1 détaille les mentions obligatoires du courrier. La convocation doit indiquer l'objet de l'entretien, préciser sa date, son heure et son lieu, et rappeler la faculté d'assistance. L'employeur n'est pas tenu d'y détailler les faits reprochés, mais l'omission de la mention relative à l'assistance constitue l'une des irrégularités les plus fréquemment sanctionnées par les juges. Lorsque l'entreprise ne dispose d'aucun représentant du personnel, cas courant dans les structures de moins de 11 salariés, le salarié peut recourir à un conseiller extérieur, et la convocation doit alors indiquer l'adresse où consulter la liste préfectorale.
Deux délais encadrent l'ensemble. L'article L. 1332-4 fixe une prescription de deux mois à compter du jour où l'employeur a eu connaissance des faits fautifs : passé ce terme, ils ne peuvent plus fonder une sanction, et la convocation doit donc partir dans cette fenêtre. Après l'entretien, la sanction ne peut être notifiée ni moins de deux jours ouvrables ni plus d'un mois plus tard. Pour vérifier la lettre du texte, le lecteur peut consulter directement l'article L. 1332-2 du Code du travail sur Légifrance. L'employeur doit aussi vérifier son règlement intérieur et sa convention collective, qui peuvent imposer des garanties supplémentaires.
Comment remplir cette convocation
Vous commencez par renseigner l'identité complète de l'entreprise et du salarié concerné, puis vous sélectionnez la nature de la sanction envisagée, ce qui permet au document de confirmer que l'entretien préalable est bien requis. À partir de là, le modèle intègre automatiquement la formulation d'objet adaptée et le rappel du droit d'assistance correspondant à votre situation, selon que votre entreprise dispose ou non de représentants du personnel. Vous précisez ensuite la date, l'heure et le lieu de l'entretien, en veillant à laisser au salarié un délai suffisant de préparation.
Le document vous invite à choisir le mode de remise, main propre contre décharge ou lettre recommandée avec avis de réception, et ajuste la formule de clôture en conséquence. Une fois les champs complétés, vous téléchargez la convocation au format Word pour un dernier ajustement ou en PDF prêt à imprimer et signer. Si vous devez également formaliser une évolution du contrat après la procédure, le modèle d'avenant au contrat de travail prend le relais pour acter une rétrogradation ou une mutation acceptée.