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Reçu fiscal pour don (art. 200 CGI) : modèle Cerfa 11580

Reçu fiscal conforme aux articles 200 et 978 du CGI et au Cerfa n° 11580*05 : toutes les mentions exigées par l'administration fiscale. Modèle Word et PDF.
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Le reçu fiscal pour don est le document par lequel une association d'intérêt général atteste avoir reçu un versement consenti sans contrepartie, et ouvre au donateur le bénéfice de la réduction d'impôt prévue par le Code général des impôts. Il concerne directement les présidents, trésoriers et bénévoles chargés de la collecte, qui doivent remettre chaque année des attestations conformes au modèle administratif. Notre modèle reprend l'ensemble des mentions du Cerfa n° 11580 destiné aux particuliers : numéro d'ordre, qualité fiscale de l'organisme, identification du donateur, nature et forme du versement, texte applicable. Il protège l'association lors d'un contrôle et remet au donateur un justificatif fiable.

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Qu'est-ce qu'un reçu fiscal pour don ?

En droit fiscal français, le reçu est la pièce justificative exigée par l'article 200, 5 du CGI. La réduction d'impôt n'est accordée que si le contribuable peut présenter, à la demande de l'administration, un document conforme au modèle fixé par celle-ci, attestant du montant, de la date du versement et de l'identité du bénéficiaire. Ce n'est pas une lettre de remerciement : c'est un acte qui engage l'organisme émetteur. Le modèle officiel pour les particuliers est le Cerfa n° 11580*05 (formulaire 2041-RD), qui vise la réduction d'impôt sur le revenu de l'article 200 du CGI et celle d'impôt sur la fortune immobilière de l'article 978 du CGI. L'association peut le reproduire sur son papier à en-tête, à la condition d'en conserver toutes les mentions. Il complète les modèles juridiques pour la gestion d'une association loi 1901 que les dirigeants utilisent au quotidien.

Trois documents voisins sont régulièrement confondus avec lui. Le reçu de cotisation prouve un paiement, mais n'ouvre droit à réduction que si l'adhésion ne procure aucun avantage significatif au membre. Le reçu destiné aux entreprises mécènes relève d'un autre formulaire, le Cerfa n° 16216 (2041-MEC-SD), établi au titre de l'article 238 bis du CGI. Enfin, la facture émise pour une prestation (stage, séjour, repas de gala) ne tient jamais lieu d'attestation de don, même si l'association est d'intérêt général.

Cadre juridique

Le régime repose sur trois textes. L'article 200 du CGI accorde aux particuliers une réduction d'impôt de 66 % des sommes versées, dans la limite de 20 % du revenu imposable, taux porté à 75 % pour les organismes venant en aide aux personnes en difficulté, dans un plafond annuel spécifique. L'article 238 bis du CGI ouvre aux entreprises une réduction de 60 %, et l'article 978 du CGI une réduction de 75 % sur l'IFI. Dans tous les cas, l'organisme doit être d'intérêt général au sens fiscal : activité non lucrative, gestion désintéressée, absence de fonctionnement au profit d'un cercle restreint, et objet entrant dans l'une des catégories légales. L'objet défini dans les statuts de l'association loi 1901 est le premier élément examiné par l'administration.

Aucun agrément préalable n'est requis. L'association qui doute de son éligibilité peut interroger l'administration par la voie du rescrit mécénat de l'article L. 80 C du livre des procédures fiscales ; faute de réponse dans les six mois, le silence vaut accord tacite. Le contrôle a posteriori relève de l'article L. 14 A du même livre, qui autorise l'administration à vérifier sur place la concordance entre les reçus délivrés et les dons perçus. Depuis la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, l'article 222 bis du CGI impose aussi de déclarer chaque année le montant global des dons et le nombre de reçus émis, sans seuil minimal.

La sanction est lourde. L'organisme qui délivre sciemment un reçu permettant d'obtenir indûment une réduction d'impôt encourt une amende égale au taux de cette réduction, appliquée aux sommes indûment mentionnées. C'est ce que prévoit l'article 1740 A du Code général des impôts sur Légifrance, dans sa rédaction issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, adoptée après la décision n° 2018-739 QPC du 12 octobre 2018 du Conseil constitutionnel.

Dans quels cas délivrer un reçu fiscal ?

Le cas le plus courant reste le don en numéraire ponctuel, par chèque, virement, carte bancaire ou espèces, à l'occasion d'une campagne de fin d'année ou d'un appel d'urgence. Les dons réguliers par prélèvement posent une question pratique plutôt que juridique : l'association peut délivrer un reçu par versement ou un reçu annuel récapitulatif, ce que la doctrine administrative admet. Les dons en nature (matériel informatique, mobilier, denrées) ouvrent également droit à réduction, à condition d'être valorisés sincèrement, en principe à leur valeur vénale. Viennent ensuite les cotisations. Lorsque l'adhésion ne donne accès à aucun service significatif, la somme appelée par la lettre d'appel de cotisation aux membres peut figurer sur un reçu ; dans le cas contraire, elle rémunère une prestation.

Deux situations demandent plus d'attention. La première est l'abandon de frais par un bénévole : celui qui engage des dépenses pour l'association et renonce expressément à leur remboursement peut obtenir un reçu, si les frais sont justifiés, engagés pour l'objet associatif et constatés en comptabilité. Le temps donné, lui, n'est jamais déductible. La seconde concerne les entreprises mécènes, qui relèvent d'un formulaire distinct et, pour les partenariats importants, d'une convention écrite à articuler avec les contrats et documents de gestion d'entreprise du mécène.

Clauses et mentions intégrées à notre modèle

  • Le numéro d'ordre du reçu suit une séquence chronologique continue, sans doublon ni saut. C'est la première chose que vérifie un inspecteur, car elle permet de rapprocher chaque reçu d'une écriture comptable.
  • L'identification de l'organisme bénéficiaire reprend sa dénomination exacte, son adresse, son objet et son numéro SIREN ou RNA, désormais exigé par le Cerfa n° 11580*05.
  • La qualité fiscale de l'organisme est cochée parmi les catégories prévues : association reconnue d'utilité publique, œuvre d'intérêt général, association cultuelle, fondation. Cette mention engage directement la responsabilité de l'association au regard de l'article 1740 A du CGI.
  • L'identification du donateur comporte son nom, son prénom et son adresse complète. Pour un couple, le reçu est établi au nom de la personne qui a effectivement versé les fonds, tel qu'il ressort du chèque ou du compte débité.
  • Le montant du don est porté en chiffres et en toutes lettres, avec la date du versement. Pour un reçu récapitulatif, la période couverte est précisée.
  • La forme, la nature et le mode de versement distinguent le don manuel de l'acte authentique ou sous seing privé, le numéraire du don en nature, et les espèces du chèque ou du virement.
  • La date, la signature et la qualité du signataire clôturent le document. Le signataire est le président, le trésorier ou toute personne habilitée par les statuts ou par une délibération consignée au procès-verbal de l'assemblée générale de l'association.

Particularités territoriales et sectorielles

Alsace-Moselle. Les associations de droit local sont inscrites au registre des associations du tribunal judiciaire, en application des articles 21 à 79-III du Code civil local, et non déclarées en préfecture. Elles peuvent délivrer des reçus dans les mêmes conditions que les associations loi 1901, sous deux réserves. Le droit local n'interdit pas par principe le partage des excédents entre membres : une association dont les statuts réservent cette faculté ne remplit pas la condition de gestion désintéressée. Par ailleurs, à défaut de numéro RNA, le reçu mentionne le numéro SIREN.

Associations cultuelles. Les associations constituées sous le régime de la loi du 9 décembre 1905 bénéficient du mécénat, mais la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 leur impose de déclarer leur qualité cultuelle au représentant de l'État dans le département. Une association qui coche la case cultuelle sans avoir accompli cette formalité s'expose à une remise en cause des reçus émis.

Associations sportives et culturelles. Le sport et la culture figurent parmi les objets éligibles, mais ces secteurs concentrent une large part des redressements. Un club qui délivre un reçu en échange d'une place en tribune, d'un abonnement ou d'un accès aux installations transforme un paiement en don fictif. La doctrine tolère des contreparties de faible valeur, limitées au quart du don et à un plafond forfaitaire annuel ; au-delà, aucun reçu ne doit être délivré.

Associations reconnues d'utilité publique. Leur capacité juridique élargie leur permet de recevoir des legs et des donations notariées. Le reçu mentionne alors la forme authentique de l'acte, et non la case du don manuel.

Comment remplir ce reçu fiscal pour don

Vous commencez par indiquer que le donateur est un particulier, ce qui oriente le document vers le Cerfa n° 11580 et les articles 200 et 978 du CGI. Le questionnaire vous demande ensuite l'identité complète de l'association, son objet et son numéro SIREN ou RNA, puis la catégorie fiscale dont elle relève. En cas de doute sur cette qualification, vérifiez votre éligibilité avant d'aller plus loin.

Vous renseignez ensuite l'identité du donateur, le montant en chiffres et en lettres, la date du versement et le numéro d'ordre issu de votre registre interne. Les questions suivantes portent sur la forme, la nature et le mode de versement : chaque réponse correspond à une case du modèle administratif, que vous n'avez pas à reconstituer vous-même.

La dernière étape concerne le signataire, sa fonction et la date d'émission. Le reçu est alors généré au format Word et PDF. Conservez une copie de chaque reçu dans le dossier comptable de l'exercice, classée par numéro d'ordre, pour pouvoir justifier la déclaration annuelle des dons.

Erreurs fréquentes à éviter

L'erreur la plus grave consiste à délivrer des reçus sans avoir vérifié l'éligibilité de l'association. Beaucoup de dirigeants pensent qu'une association loi 1901 peut automatiquement en émettre, alors que la condition d'intérêt général s'apprécie au cas par cas. La deuxième erreur tient aux contreparties : reçu établi pour une cotisation donnant accès à des activités, pour un billet de gala ou pour un séjour. La troisième concerne la valorisation des dons en nature, trop souvent retenue au prix du neuf, alors que seule compte la valeur réelle du bien au jour du don. Valoriser des heures de bénévolat n'a, quant à lui, aucune base légale.

Les deux dernières erreurs sont d'ordre administratif. Une numérotation incohérente, des reçus en double ou un montant qui ne correspond pas aux encaissements constituent des indices de délivrance irrégulière lors d'un contrôle sur place. Le total des reçus émis doit concorder avec les dons comptabilisés dans les comptes approuvés par l'assemblée générale. Enfin, l'oubli de la déclaration annuelle de l'article 222 bis du CGI reste fréquent dans les petites structures, alors que cette obligation s'applique quel que soit le montant collecté.

Les points clés à retenir

JUSTIFICATIF

Un reçu fiscal engage l'association

Pour un particulier, la réduction d'impôt prévue par l'article 200 du CGI suppose un reçu conforme au Cerfa n° 11580*05. Ce document doit identifier le donateur, le bénéficiaire, la date et le montant du versement, avec un numéro d'ordre. Une simple lettre de remerciement ne suffit pas face à l'administration.

ÉLIGIBILITÉ

Seuls certains dons ouvrent droit

L'association doit relever de l'intérêt général fiscal : activité non lucrative, gestion désintéressée, objet admis par la loi et absence de cercle restreint de bénéficiaires. Aucun agrément préalable n'est demandé. En cas de doute, le rescrit mécénat de l'article L. 80 C du LPF permet d'interroger l'administration, avec accord tacite après six mois sans réponse.

CONTRÔLE

Les reçus doivent rester traçables

L'administration peut vérifier sur place la cohérence entre les dons encaissés et les reçus délivrés, sur le fondement de l'article L. 14 A du LPF. Depuis la loi du 24 août 2021, l'article 222 bis du CGI impose aussi de déclarer chaque année le montant global des dons et le nombre de reçus émis.

Questions fréquentes

Non. Seuls les organismes d'intérêt général au sens des articles 200 et 238 bis du CGI peuvent en délivrer : activité non lucrative, gestion désintéressée, absence de cercle restreint de bénéficiaires et objet entrant dans une catégorie légale. Une association qui défend les intérêts professionnels de ses membres, organise des loisirs réservés à ses adhérents ou exerce une activité commerciale prépondérante ne remplit pas ces conditions. En cas de doute, le rescrit de l'article L. 80 C du livre des procédures fiscales permet d'obtenir une position formelle de l'administration.

Oui, dès lors qu'il reprend toutes les mentions du Cerfa n° 11580 et qu'il est émis par un organisme éligible. Il n'a pas besoin d'être imprimé sur le formulaire officiel : un document sur papier à en-tête ou généré en ligne est valable s'il comporte les mentions obligatoires, un numéro d'ordre et la signature d'une personne habilitée. Sa valeur dépend toutefois de la réalité du don. Un reçu formellement parfait, émis pour un versement assorti d'une contrepartie, n'ouvre droit à aucune réduction.

Le reçu est disponible aux formats Word et PDF. Le fichier Word vous permet d'ajouter votre logo, d'ajuster la mise en page ou de dupliquer le modèle pour une série de donateurs. Le PDF convient à l'envoi par courrier électronique, la transmission dématérialisée du reçu étant admise dès lors que le document reste lisible et signé. Les autres modèles du catalogue complet des documents juridiques Captain.Legal sont livrés dans les mêmes formats.

Aucun texte ne fixe de délai impératif. En pratique, le reçu doit parvenir au donateur avant la date limite de sa déclaration de revenus de l'année suivant le versement, puisque le don est déduit au titre de l'année du paiement. Côté association, l'échéance qui compte est celle de la déclaration annuelle de l'article 222 bis du CGI, à souscrire dans les délais prévus à l'article 223 du CGI.

Oui. Pour les donateurs réguliers, notamment en prélèvement mensuel, l'association peut émettre un reçu récapitulatif couvrant l'ensemble des versements de l'année civile. Ce reçu mentionne le montant total et la période concernée. Cette solution suppose un suivi rigoureux des encaissements par donateur, afin que le montant récapitulé corresponde exactement aux sommes perçues et comptabilisées sur l'exercice.

Le donateur conserve son reçu pendant au moins trois ans, durée du droit de reprise de l'administration en matière d'impôt sur le revenu. Il le produit sur demande, sans le joindre à sa déclaration. L'association conserve pendant six ans les documents permettant de contrôler les reçus délivrés, conformément à l'article L. 102 E du livre des procédures fiscales.

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Mis à jour le 25 septembre 2026

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