Bâtiment et travaux publics. C'est le terrain d'origine de la loi de 1975 et celui où le contentieux est le plus nourri. Le sous-traité doit impérativement s'accompagner de la présentation du sous-traitant au maître de l'ouvrage et de l'agrément de ses conditions de paiement, sous peine de priver le sous-traitant du paiement direct. L'assurance décennale du sous-traitant doit couvrir les ouvrages qu'il réalise, et le maître de l'ouvrage engage sa responsabilité s'il laisse intervenir sur son chantier un sous-traitant non déclaré dont il a connaissance. La caution de l'article 14 est ici la garantie reine, dont l'absence permet au sous-traitant d'obtenir la nullité du contrat.
Marchés publics. Le régime du paiement direct s'applique dès que le sous-traité dépasse 600 euros TTC. La procédure passe par une déclaration de sous-traitance ou un acte spécial, l'entrepreneur principal disposant d'un délai de quinze jours pour accepter ou refuser la demande de paiement direct, son silence valant acceptation. Le sous-traitant régulièrement agréé ne peut toutefois obtenir le paiement direct que pour les prestations exécutées après son acceptation, jamais pour des travaux antérieurs.
Prestations de services et industrie. Depuis la loi de 2005, la sous-traitance industrielle entre dans le champ de la loi de 1975, mais la qualification de contrat d'entreprise reste déterminante. Pour les prestations récurrentes, un contrat de partenariat commercial peut compléter le dispositif lorsque la relation dépasse une simple délégation ponctuelle. La rédaction du périmètre et des livrables prend ici une importance particulière, car la matérialité de la prestation est plus difficile à prouver que sur un chantier.
Comment remplir ce contrat de sous-traitance
Vous commencez par indiquer la nature de l'opération, marché public ou marché privé, car ce choix détermine le régime applicable, paiement direct ou action directe. Le formulaire vous demande ensuite d'identifier les trois acteurs, entrepreneur principal, sous-traitant et maître de l'ouvrage, puis de rattacher le sous-traité au marché principal par sa référence. Vous décrivez la prestation confiée en vous appuyant sur le descriptif technique, avant de renseigner le prix, l'échéancier et les modalités de règlement qui feront l'objet de l'agrément. L'étape suivante porte sur la garantie de paiement : vous précisez si le sous-traitant bénéficie d'une caution bancaire ou d'une délégation de paiement du maître de l'ouvrage. Vous ajoutez enfin les clauses d'assurance, de responsabilité et de résiliation adaptées à votre secteur. Une fois le parcours terminé, le document se télécharge au format Word et PDF, prêt à être présenté au maître de l'ouvrage pour acceptation. Pour un besoin ponctuel plus léger, le modèle de contrat de prestation de services peut suffire, mais il ne remplace pas le sous-traité dès que la loi de 1975 s'applique.