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Contrat de création de site internet (art. L131-3 CPI)

Contrat de conception web conforme à l'article L131-3 du CPI : cession des droits d'auteur détaillée, cahier des charges, hébergement. Modèle Word et PDF.
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Le contrat de création de site internet encadre la relation entre un prestataire web (agence, développeur, freelance) et son client tout au long d'un projet de conception. Il fixe le périmètre technique via un cahier des charges, organise la cession des droits d'auteur sur le code et les éléments graphiques, et règle les conditions d'hébergement et de maintenance. Pour toute entreprise qui commande un site vitrine, un e-commerce ou une application web, ce document est la seule protection contre le grand classique du secteur : payer une prestation et découvrir, des mois plus tard, qu'on ne possède ni le code source, ni les droits d'exploitation, ni même les accès au serveur.

En droit français, la difficulté vient d'une règle méconnue. Le paiement d'une facture ne transfère aucun droit de propriété intellectuelle : sans clause écrite de cession, le prestataire reste titulaire des droits sur ce qu'il a créé, même livré et réglé. Ce modèle sécurise donc les deux parties, en délimitant précisément qui possède quoi et à quelles conditions.

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Contrat de création de site internet (art. L131-3 CPI)

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Qu'est-ce qu'un contrat de création de site internet ?

Un contrat de création de site internet est un contrat d'entreprise au sens de l'article 1710 du Code civil, par lequel un prestataire s'engage à concevoir un site web pour un client moyennant un prix. On parle aussi de contrat de prestation de conception web ou de contrat de développement web. Sa particularité est de croiser trois régimes juridiques distincts : le droit commun des contrats, le droit de la propriété intellectuelle pour les créations produites, et parfois le droit du numérique pour l'hébergement et les données.

Il ne faut pas le confondre avec un simple devis ou un bon de commande. Le devis chiffre une prestation ; le contrat, lui, organise les responsabilités, la recette, les garanties et surtout la titularité des droits. Un site internet est en effet une œuvre de l'esprit protégée au titre de l'article L112-2 du Code de la propriété intellectuelle, qui vise expressément les créations graphiques et, via le régime du logiciel, le code qui les fait fonctionner. Sans cession écrite, le client qui a payé n'acquiert que la propriété du support, jamais les droits patrimoniaux sur la création. Le contrat comble ce vide en articulant, dans un même document, le cahier des charges qui définit l'objet, la cession qui transfère les droits, et les modalités d'hébergement qui conditionnent la mise en ligne effective. C'est la différence entre commander un site et le posséder réellement. Pour la structuration juridique de votre activité, ce contrat s'inscrit dans l'ensemble des documents encadrant la gestion quotidienne de votre entreprise.

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Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le cas le plus fréquent est la commande d'un site à une agence web ou à un développeur freelance. Dès que la prestation dépasse quelques centaines d'euros ou implique un développement sur mesure, l'absence de contrat expose le client à un rapport de force défavorable en cas de litige sur la recette ou les délais. Le prestataire, de son côté, a tout intérêt à cadrer les allers-retours : sans périmètre écrit, les demandes de modification s'accumulent sans facturation possible.

La refonte d'un site existant justifie tout autant un contrat, car elle soulève une question piège : qui détient les droits sur l'ancien site, et le nouveau prestataire a-t-il l'autorisation de réutiliser ou modifier des éléments préexistants ? Les projets e-commerce ajoutent une couche de complexité avec les conditions générales de vente, la conformité RGPD et les tunnels de paiement, ce qui rend le cahier des charges encore plus déterminant. Un contrat de prestation de services classique peut convenir aux missions simples, mais la dimension propriété intellectuelle d'un site impose un document dédié.

Deux situations méritent une vigilance particulière. Quand le site intègre des briques open source ou des thèmes sous licence, le prestataire ne peut pas céder des droits qu'il ne détient pas : le contrat doit alors distinguer ce qui est cédé de ce qui est simplement concédé sous licence tierce. Et lorsque le développeur est auto-entrepreneur travaillant régulièrement pour un même client, la frontière avec le salariat déguisé se rapproche : un contrat clair sur l'indépendance et la facturation au projet protège les deux parties d'une requalification.

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Clauses clés incluses dans notre modèle

  • Le cahier des charges annexé fixe le périmètre technique et fonctionnel du site : arborescence, maquettes, fonctionnalités, navigateurs et supports ciblés, contraintes de performance. Il sert de référence unique pour la recette et pour trancher tout désaccord sur ce qui était ou non compris dans le prix convenu.
  • La clause de cession des droits d'auteur est rédigée pour satisfaire l'article L131-3 du CPI. Elle énumère distinctement les droits de reproduction, de représentation et d'adaptation cédés, précise l'étendue territoriale, la durée et les supports d'exploitation, et distingue explicitement les créations graphiques du code source soumis au régime logiciel.
  • La clause relative aux éléments tiers identifie les composants que le prestataire ne peut pas céder : polices sous licence, plugins commerciaux, briques open source, banques d'images. Elle transforme ces éléments en concessions de licence encadrées plutôt qu'en fausses cessions juridiquement fragiles.
  • La clause de recette et de réserves organise la procédure de validation : le client dispose d'un délai pour tester le site et formuler ses réserves, faute de quoi la recette est réputée acquise. Elle protège le prestataire contre les contestations tardives et le client contre une livraison bâclée.
  • La clause d'hébergement et de maintenance précise si le prestataire héberge le site, sur quel serveur, avec quelles garanties de disponibilité, et à quelles conditions le client récupère ses accès, ses sauvegardes et son code en fin de relation. C'est le point qui évite la prise en otage technique.
  • La clause de prix et de paiement échelonne généralement le règlement en acompte, versements intermédiaires et solde à la recette, avec des pénalités de retard conformes au Code de commerce. Elle sécurise la trésorerie du prestataire tout en donnant au client un levier jusqu'à la livraison conforme.
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Considérations régionales et sectorielles

Le contrat de création de site internet s'applique de façon uniforme sur tout le territoire français, sans variation locale comparable au droit immobilier. Les nuances tiennent davantage au secteur d'activité du client et à la nature du site qu'à sa localisation géographique.

Un site e-commerce déclenche des obligations spécifiques que le contrat doit anticiper. Le prestataire doit intégrer les mentions imposées par le Code de la consommation, prévoir un tunnel de commande conforme et articuler la livraison avec la rédaction des conditions générales de vente et d'utilisation adaptées au commerce en ligne. La responsabilité respective sur la conformité juridique du contenu doit être clairement répartie : le prestataire code, mais le contenu légal relève souvent du client.

Tout site collectant des données personnelles, même un simple formulaire de contact, tombe sous le Règlement général sur la protection des données. Le contrat doit préciser qui, du prestataire ou du client, assume le rôle de responsable de traitement, et prévoir la mise en place des outils de conformité, dont la politique de confidentialité du site et la gestion des données personnelles. Les sites professionnels doivent enfin comporter des mentions légales conformes à la loi pour la confiance dans l'économie numérique, dont l'absence est pénalement sanctionnée. Pour les projets confidentiels, notamment le développement d'une application innovante, il est prudent d'encadrer les échanges préalables par un accord de confidentialité entre le prestataire et le client avant même la signature du contrat de conception.

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Comment remplir ce contrat de création de site internet

Vous commencez par identifier les parties, en distinguant bien le statut du prestataire : société, auto-entrepreneur ou freelance en portage. À partir de là, le formulaire vous guide vers la description de l'objet du projet, où vous précisez le type de site (vitrine, e-commerce, application) et renvoyez au cahier des charges que vous joindrez en annexe. L'étape suivante porte sur la cession des droits : vous choisissez l'étendue de la cession, sa durée et son territoire, et le document génère automatiquement les mentions distinctes exigées par le Code de la propriété intellectuelle.

Vient ensuite le volet financier, où vous fixez le prix global et son échéancier, en cochant si vous souhaitez un acompte à la commande et un solde à la recette. Vous renseignez enfin les conditions d'hébergement et de maintenance, en indiquant si le prestataire les prend en charge et sous quelles garanties. Le contrat s'ajuste à vos réponses et vous le téléchargez au format Word ou PDF, prêt à signer. Si votre besoin évolue vers un partenariat durable plutôt qu'une prestation ponctuelle, un contrat de partenariat commercial peut compléter utilement le dispositif.

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Erreurs fréquentes à éviter

L'erreur numéro un, celle qui alimente le plus de contentieux, consiste à croire que payer suffit à devenir propriétaire du site. Beaucoup de clients découvrent lors d'une refonte, ou d'une brouille avec leur agence, que les droits n'ont jamais été cédés et qu'ils ne peuvent ni modifier le code, ni le confier à un autre prestataire. La clause de cession vague est presque aussi dangereuse : une formule générale sans mention distincte des droits ni délimitation du périmètre est annulable, et le client se retrouve juridiquement dans la même situation que s'il n'avait rien signé. Autre piège courant, l'oubli du sort des accès et du code source en fin de relation, qui permet à un prestataire mécontent de bloquer un site en refusant de livrer les identifiants du serveur ou du nom de domaine.

Côté prestataire, la faute classique est l'absence de cahier des charges précis, qui ouvre la porte aux demandes de modification illimitées non facturées et aux contestations sur la conformité de la livraison. Négliger la clause de recette revient à laisser le client contester indéfiniment un travail pourtant livré. Enfin, promettre une cession sur des éléments tiers (thèmes payants, plugins, polices) que le prestataire ne détient pas expose ce dernier à devoir garantir des droits qu'il n'a jamais eus, avec une responsabilité personnelle à la clé. Un contrat sérieux traite chacune de ces zones grises avant qu'elles ne deviennent un litige.

Les points clés à retenir

Droits d'auteur

Payer ne signifie pas posséder

Le règlement d’une facture ne transfère aucun droit de propriété intellectuelle sur le site. Sans clause écrite de cession, le prestataire reste titulaire des droits sur le code et les créations graphiques, même après livraison. Résultat courant: vous exploitez un site sans en avoir les droits, et vous découvrez plus tard que le code source, les accès serveur ou la réutilisation du design ne vous appartiennent pas.

Formalisme CPI

La cession doit être détaillée

L’article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle impose une cession précise: chaque droit (reproduction, représentation, adaptation) doit être mentionné séparément, et le domaine d’exploitation encadré (étendue, destination, lieu, durée). Une phrase vague comme le client devient propriétaire du site peut être jugée insuffisante. Tout droit non écrit reste du côté du prestataire, avec un risque de blocage en cas d’évolution du site.

Cahier des charges

Le périmètre technique pilote le projet

Le contrat ne sert pas qu’à fixer un prix: il s’appuie sur un cahier des charges pour définir le périmètre, les livrables et la conformité attendue. Cela structure la relation de prestation et évite les déceptions à la livraison, notamment lorsque le site ne correspond pas aux besoins réels. Il permet aussi d’organiser la recette, les responsabilités et les conditions d’hébergement et de maintenance qui conditionnent la mise en ligne.

Questions fréquentes

Oui. Le modèle est construit sur le droit commun des contrats issu du Code civil et sur les exigences de forme de l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle en matière de cession de droits d'auteur. Une fois personnalisé avec les informations réelles des parties, le périmètre du projet et les modalités de cession, puis signé par le prestataire et le client, il a la même force obligatoire qu'un contrat rédigé par un cabinet. Sa validité juridique repose sur la précision des mentions de cession : c'est justement ce que le formulaire génère automatiquement pour éviter la clause vague sanctionnée par les tribunaux.

Non, et c'est la source d'incompréhension la plus fréquente. En droit français, régler une prestation vous donne la propriété du support livré, jamais les droits d'auteur sur la création. Ces droits patrimoniaux ne se transmettent que par une cession écrite, distincte du paiement, conforme à l'article L131-3 du CPI. Sans clause de cession explicite, le prestataire reste titulaire des droits sur le code et les visuels, même après règlement intégral. Le contrat existe précisément pour opérer ce transfert et vous rendre réellement propriétaire de votre site.

Le contrat est disponible au format Word et PDF. Le format Word vous permet de retoucher certaines clauses, d'ajouter des annexes ou d'insérer votre cahier des charges détaillé avant signature. Le format PDF donne une version figée, prête à faire signer et à archiver. Les deux versions sont générées à partir de vos réponses, sans filigrane ni mention parasite, ce qui vous laisse totalement autonome pour finaliser le document sans passer par un avocat pour une prestation web standard.

La clause doit mentionner distinctement chaque droit cédé, à savoir la reproduction, la représentation et éventuellement l'adaptation, et délimiter le domaine d'exploitation quant à son étendue, sa destination, son territoire et sa durée. C'est l'exigence de l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle, dont le non-respect entraîne la nullité de la cession. Le modèle distingue par ailleurs les créations graphiques du code source, ce dernier relevant du régime du logiciel, et isole les éléments tiers qui ne peuvent être que concédés sous licence et non cédés.

Oui, le modèle intègre une clause dédiée à l'hébergement et à la maintenance. Vous précisez si le prestataire héberge le site, sur quelle infrastructure, avec quel niveau de disponibilité, et surtout à quelles conditions vous récupérez vos accès, vos sauvegardes et votre nom de domaine en fin de relation. Ce point est déterminant : c'est lui qui vous protège contre le blocage technique d'un site en cas de désaccord. Vous pouvez aussi choisir de dissocier la conception d'un contrat de maintenance distinct si vous préférez confier l'exploitation à un autre prestataire.

La durée dépend de ce que vous fixez au contrat, mais la pratique distingue nettement deux périodes. Une garantie de parfait achèvement couvre généralement les anomalies signalées dans les semaines suivant la recette, période pendant laquelle le prestataire corrige gratuitement les défauts de conformité au cahier des charges. Au-delà, les interventions relèvent d'un contrat de maintenance payant si vous en avez souscrit un. Le contrat doit fixer ce délai de garantie initiale et la procédure de signalement des bugs, faute de quoi la frontière entre correction due et prestation facturable devient source de conflit.

Oui, le modèle convient parfaitement à une prestation confiée à un auto-entrepreneur ou à un freelance. Il est même recommandé dans ce cas, car il matérialise l'indépendance du prestataire et la facturation au projet, ce qui éloigne le risque de requalification en salariat déguisé lorsque la collaboration se répète. Veillez simplement à ce que le prestataire facture bien depuis son statut et que le contrat reflète une véritable autonomie dans l'exécution. La clause de cession reste identique quel que soit le statut, puisque c'est la personne physique qui a créé l'œuvre qui détient initialement les droits.

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Mis à jour le 4 juillet 2026

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