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Contrat d'influence commerciale (loi n° 2023-451) à remplir

Modèle conforme à l'article 8 de la loi n° 2023-451 : identité, rémunération, transparence. Contrat marque/créateur valable en droit français.
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Le contrat d'influence commerciale formalise par écrit le partenariat entre une marque et un créateur de contenu qui met sa notoriété au service de la promotion de produits ou de services. Depuis la loi n° 2023-451 du 9 juin 2023, la France a été le premier pays européen à doter cette relation d'un cadre juridique dédié, et le décret n° 2025-1137 du 28 novembre 2025 est venu préciser à partir de quel montant l'écrit devient une condition de validité. Ce modèle de contrat de partenariat marque/créateur s'adresse aux annonceurs, agences, agents d'influenceurs et influenceurs indépendants qui veulent sécuriser une collaboration commerciale conforme, en français, sans passer par la rédaction sur mesure d'un cabinet.

Rédiger ce document, c'est protéger les deux parties : la marque garantit l'usage des mentions de transparence et l'exécution des livrables, le créateur verrouille sa rémunération, ses droits de propriété intellectuelle et le périmètre exact de ce qu'il cède.

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Contrat d'influence commerciale (loi n° 2023-451) à remplir

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Qu'est-ce qu'un contrat d'influence commerciale ?

Un contrat d'influence commerciale est la convention par laquelle une personne qui exerce, à titre onéreux, une activité d'influence commerciale par voie électronique s'engage à promouvoir les biens, services ou la cause d'un annonceur auprès de son audience. La loi du 9 juin 2023 définit cette activité comme le fait de mobiliser sa notoriété pour communiquer au public, par voie électronique, des contenus de promotion directe ou indirecte. Le contrat encadre donc une prestation publicitaire, pas une simple vente : le créateur produit un contenu, l'annonceur en tire un bénéfice d'image ou de conversion.

Il faut le distinguer de deux documents voisins. Le contrat d'agent d'influenceur lie l'influenceur à son représentant, celui qui négocie et suit les campagnes en son nom ; c'est une relation de mandat, pas de prestation publicitaire. Le contrat d'apporteur d'affaires, lui, rémunère une simple mise en relation, sans production de contenu promotionnel. Le partenariat marque/créateur se situe entre les deux : il organise une véritable prestation de communication, avec des livrables datés, des mentions légales imposées et une contrepartie chiffrée. Cette qualification précise compte, car elle détermine le régime de responsabilité solidaire et les mentions de transparence applicables. Pour structurer l'ensemble de votre relation commerciale amont, un modèle de contrat de partenariat commercial peut servir de cadre général avant d'entrer dans les spécificités de l'influence.

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Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le cas le plus fréquent est la campagne ponctuelle : une marque confie à un créateur un ou plusieurs posts, stories ou vidéos autour d'un lancement produit, avec une rémunération et une date de diffusion. Dès que le cumul rémunération plus gifting atteint 1 000 euros HT sur l'année pour ce partenariat, l'écrit devient obligatoire, et mieux vaut le signer avant la première publication que le régulariser après coup. Le deuxième scénario est le partenariat récurrent, où le créateur devient ambassadeur de la marque sur plusieurs mois : le contrat cadre alors le calendrier éditorial, l'exclusivité éventuelle et le renouvellement des livrables.

Vient ensuite le gifting sans paiement en numéraire. Beaucoup pensent qu'un envoi de produits gratuit échappe à toute formalité : c'est faux, car la valeur du cadeau s'additionne pour apprécier le seuil, et elle constitue un revenu en nature à déclarer. Le contrat sécurise alors la contrepartie attendue en échange du produit reçu. Un edge case fréquent concerne les créateurs établis à l'étranger qui s'adressent à une audience française : la loi leur est applicable dès lors que le public visé est en France, et le contrat doit désigner un représentant légal dans l'Union européenne. Autre situation délicate, la cession de droits d'image et d'auteur : quand la marque veut réutiliser le contenu en publicité payante ou sur ses propres canaux, l'étendue de la cession doit figurer noir sur blanc, faute de quoi tout réemploi devient contestable. Si votre collaboration prend la forme d'une mise en relation rémunérée plutôt qu'une prestation de contenu, le contrat d'apporteur d'affaires répond mieux à ce besoin.

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Clauses clés incluses dans notre modèle

  • L'identification des parties reprend chaque information exigée par l'article 8 : dénomination, coordonnées postales et électroniques, et surtout le pays de résidence fiscale de l'influenceur, une mention oubliée dans la plupart des contrats improvisés et pourtant sanctionnée par la nullité au-delà du seuil.
  • La nature des missions confiées décrit précisément les livrables, le nombre de publications, les plateformes concernées et le calendrier de diffusion. Une définition trop vague ouvre la porte aux litiges sur ce qui a réellement été commandé, et elle élargit dangereusement le champ de la responsabilité solidaire.
  • La clause de rémunération et d'avantages en nature distingue le paiement en numéraire de la valeur du gifting, avec ses conditions d'attribution. Cette ventilation sert à la fois la conformité légale et la déclaration fiscale du créateur, les produits reçus étant traités comme des revenus.
  • La cession de droits de propriété intellectuelle et de droit à l'image délimite ce que la marque peut réutiliser, sur quels supports, pour quelle durée et sur quel territoire. Sans cette clause, un réemploi du contenu en publicité payante expose l'annonceur à une action en contrefaçon.
  • Les obligations de transparence engagent le créateur à afficher la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale » et à respecter les interdictions sectorielles des articles 3 et 4, sous peine de clauses pénales protégeant l'image de la marque.
  • La clause de droit applicable et de règlement des litiges soumet expressément le contrat au droit français, au Code de la consommation et au Code de la propriété intellectuelle, condition imposée dès que l'audience visée se trouve en France.
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Considérations régionales

Le partenariat marque/créateur relève d'une loi nationale unique, mais son application varie selon la nature du contenu et le profil des parties. Pour les contenus impliquant des enfants influenceurs, la loi n° 2020-1266 du 19 octobre 2020 et la loi du 19 février 2024 imposent le consentement explicite des parents et un encadrement strict de l'exploitation commerciale de l'image du mineur ; un contrat qui ignore ce volet est fragile, quelle que soit la région. Les créateurs qui promeuvent des boissons alcoolisées doivent intégrer la mention sanitaire imposée par la loi Évin, et ceux qui touchent aux prestations esthétiques ou de santé se heurtent aux interdictions des articles 3 et 4.

La dimension européenne mérite une attention particulière. Un influenceur domicilié hors de l'Union mais ciblant le public français doit, en vertu de l'article 9 de la loi, désigner un représentant légal dans l'Union chargé de répondre auprès des autorités françaises. Cette exigence transforme un contrat apparemment simple en dossier transfrontalier, et son omission rend la clause de droit applicable inopérante en pratique. Pour les partenariats avec des opérateurs de jeux d'argent, le texte ajoute une clause obligatoire par laquelle le créateur atteste connaître la réglementation applicable et une mention interdisant le contenu aux moins de dix-huit ans. Enfin, sur le plan fiscal, un créateur exerçant en micro-entreprise et un autre en société soumise à l'impôt sur les sociétés ne déclarent pas le gifting de la même manière : le contrat gagne à préciser la nature exacte de la contrepartie pour éviter les redressements. Ces variations expliquent pourquoi un modèle générique de partenariat ne suffit pas et pourquoi la trame doit être adaptée au secteur promu.

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Comment remplir ce contrat d'influence commerciale

Vous commencez par identifier les parties, en indiquant pour chacune sa dénomination, ses coordonnées complètes et son pays de résidence fiscale, cette dernière information étant celle que la loi vérifie en priorité. Vous décrivez ensuite les missions confiées, plateforme par plateforme, en chiffrant le nombre exact de publications et leur calendrier, puis vous renseignez la rémunération en numéraire et la valeur des produits offerts, afin que le total permette de vérifier le franchissement du seuil de 1 000 euros HT. Le formulaire vous invite alors à définir l'étendue de la cession de droits : durée, territoire, supports autorisés, réutilisation éventuelle en publicité payante. Vous précisez enfin les obligations de transparence, les interdictions sectorielles applicables à votre campagne et la soumission au droit français. Une fois ces champs complétés, le document s'assemble avec les mentions imposées par l'article 8 et se télécharge au format Word et PDF, prêt à signer. Pour préparer d'autres formalités liées à votre activité, notre espace de gestion d'entreprise regroupe les modèles complémentaires.

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Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, la plus lourde, est de croire qu'un simple échange de messages ou une commande par e-mail suffit. Au-delà de 1 000 euros HT cumulés, l'absence d'écrit conforme entraîne la nullité du contrat, ce qui prive la marque de tout recours contractuel si le créateur ne publie pas ou publie mal. La deuxième erreur consiste à oublier la valeur du gifting dans le calcul du seuil : un envoi de produits d'une valeur de 800 euros ajouté à un cachet de 300 euros dépasse le plafond, et le contrat verbal devient annulable. Beaucoup de marques négligent aussi la mention du pays de résidence fiscale, pourtant expressément listée par l'article 8, et fragilisent ainsi l'ensemble de l'accord.

Une autre faute récurrente touche la cession de droits. Signer un partenariat sans délimiter précisément ce que l'annonceur peut réutiliser conduit à des blocages dès que la marque veut transformer un post organique en publicité payante ; le créateur peut alors légitimement s'y opposer. Enfin, trop de contrats passent sous silence les obligations de transparence et les interdictions sectorielles, laissant l'influenceur exposé à une sanction pénale qui rejaillit, par le jeu de la responsabilité solidaire, sur l'annonceur lui-même. Prévoir une clause pénale liée au respect de la mention « Collaboration commerciale » protège l'image de la marque bien mieux qu'une confiance implicite. Pour encadrer en amont les informations sensibles échangées pendant la négociation, un modèle d'accord de confidentialité (NDA) complète utilement le dispositif.

Les points clés à retenir

SEUIL 1 000 €

Au-delà, l’écrit conditionne la validité

Depuis l’article 8 de la loi n° 2023-451, le contrat doit être écrit sous peine de nullité dès que la rémunération dépasse un seuil. Le décret n° 2025-1137 fixe ce seuil à 1 000 euros hors taxes, applicable à partir du 1er janvier 2026. Le calcul additionne paiement et avantages en nature sur une même année, pour un même objectif promotionnel.

MENTIONS IMPOSÉES

Identité, missions, rémunération, droits à préciser

Le contrat ne sert pas qu’à dire “on collabore”. L’article 8 impose des informations précises : identité et coordonnées postales et électroniques des parties, pays de résidence fiscale, nature des missions, rémunération ou méthode de calcul, valeur du gifting, ainsi que les droits et obligations, notamment en propriété intellectuelle. Si la campagne vise un public en France, la soumission au droit français doit apparaître.

QUALIFICATION

C’est une prestation publicitaire, pas un mandat

Le partenariat marque/créateur encadre une activité d’influence commerciale par voie électronique, donc une prestation de communication avec des livrables et des mentions de transparence. Il ne faut pas le confondre avec un contrat d’agent d’influenceur (relation de mandat) ni avec un apporteur d’affaires (mise en relation sans contenu). La bonne qualification conditionne le régime applicable et les responsabilités liées à la campagne.

Questions fréquentes

Oui. Le modèle reprend l'intégralité des mentions et clauses imposées par l'article 8 de la loi du 9 juin 2023 : identité et pays de résidence fiscale des parties, nature des missions, rémunération et avantages en nature, droits de propriété intellectuelle et soumission au droit français. Une fois complété et signé par les deux parties, il a la même force qu'un contrat rédigé sur mesure, sous réserve que les informations saisies soient exactes. Au-delà du seuil de 1 000 euros HT, cet écrit conditionne la validité même du partenariat, ce qui rend son usage indispensable pour toute campagne d'un montant significatif.

Le décret n° 2025-1137 du 28 novembre 2025 fixe le seuil à 1 000 euros hors taxes, appliqué depuis le 1er janvier 2026. Ce montant additionne la rémunération en numéraire et la valeur des avantages en nature reçus par le créateur sur une même année, pour un même objectif promotionnel. En dessous, l'écrit n'est pas imposé par la loi, mais reste fortement recommandé pour prévenir tout litige sur les livrables ou la rémunération. Dès que ce plafond est atteint, l'absence de contrat écrit conforme expose les parties à la nullité de leur accord.

Le document se télécharge au format Word et PDF. La version Word vous permet de retoucher une clause, d'ajouter une annexe de livrables ou d'ajuster le calendrier de diffusion avant signature, tandis que le PDF fournit une version figée, prête à faire signer. Vous conservez ainsi une trame réutilisable pour vos futures campagnes tout en disposant d'un exemplaire propre pour chaque partenariat. Les deux formats sont générés à l'issue du questionnaire, sans logiciel supplémentaire.

Oui, et cette obligation ne se négocie pas. L'article 5 de la loi du 9 juin 2023 impose que toute promotion soit signalée par la mention « Publicité » ou « Collaboration commerciale », claire et lisible sur tous les formats pendant toute la durée de la diffusion. L'omission constitue une pratique commerciale trompeuse par omission, punie de deux ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende au titre de l'article L. 121-3 du Code de la consommation. Comme l'annonceur est solidairement responsable, il a tout intérêt à inscrire cette obligation au contrat et à l'assortir d'une clause pénale.

Il l'est dès lors que son contenu vise un public établi en France. L'article 9 de la loi rend le texte applicable aux créateurs installés hors de France qui s'adressent à une audience française, et leur impose de désigner un représentant légal dans l'Union européenne. Le contrat doit alors intégrer cette désignation et soumettre expressément la relation au droit français. Ignorer cette exigence rend la clause de droit applicable difficile à faire valoir et complique tout recours en cas de litige transfrontalier.

Oui. Le gifting n'est pas un cadeau neutre : sa valeur entre dans le calcul du seuil de 1 000 euros HT et constitue un revenu en nature imposable pour le créateur. Le contrat doit donc chiffrer la valeur des produits offerts et préciser les conditions de leur attribution, conformément à l'article 8. Cette transparence protège la marque en cas de contrôle et évite au créateur un redressement fiscal. Un partenariat fondé uniquement sur du gifting reste soumis aux mêmes obligations qu'une campagne rémunérée en numéraire dès que le seuil est franchi.

Seulement si le contrat le prévoit expressément. Le contenu produit par l'influenceur reste protégé par le droit d'auteur et par son droit à l'image, et une simple publication organique n'emporte aucune cession pour la publicité payante. La clause de cession doit indiquer les supports autorisés, la durée et le territoire couverts. Sans cette précision, tout réemploi vous expose à une action en contrefaçon ou en atteinte au droit à l'image. Il est donc prudent de définir dès la signature l'étendue exacte des droits que vous acquérez, plutôt que de renégocier après diffusion.

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Mis à jour le 4 juillet 2026

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