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Demande de congé

Demande petit chômage : droit AR 28 août 1963

Modèle conforme à l'arrêté royal du 28 août 1963 et à l'article 30 §2 de la loi du 3 juillet 1978. Durées légales par événement et justificatifs.
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La demande de petit chômage est le courrier ou l'e-mail par lequel un travailleur salarié sollicite formellement les jours d'absence rémunérée auxquels lui ouvre droit un événement familial : son mariage, le décès d'un proche, la communion d'un enfant ou encore une convocation comme témoin devant un tribunal. En Belgique, ce droit ne dépend pas du bon vouloir de l'employeur. Il découle directement de l'arrêté royal du 28 août 1963 et reste distinct des vacances annuelles. Une demande datée, précise et accompagnée du justificatif adéquat protège le travailleur en cas de litige sur le respect des délais, et permet à l'employeur d'organiser la continuité du service. Ce modèle de demande de congé pour événement familial structure ces mentions essentielles et indique la pièce à annexer selon le motif invoqué.

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Demande petit chômage : droit AR 28 août 1963

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Qu'est-ce qu'une demande de petit chômage ?

Le petit chômage, aussi appelé congé de circonstance, désigne le droit pour un travailleur lié par un contrat de travail de s'absenter, avec maintien de sa rémunération normale, à l'occasion de certains événements familiaux ou pour l'accomplissement d'obligations civiques. La demande est l'acte écrit par lequel le salarié informe son employeur de l'événement, indique les dates d'absence retenues dans la fourchette légale et annonce le justificatif qu'il transmettra. Elle ne crée pas le droit, elle l'active et en fixe la preuve.

Il faut bien distinguer ce mécanisme de deux autres absences proches. Le congé pour raisons impérieuses couvre les imprévus familiaux urgents (maladie d'un proche, sinistre au domicile) mais n'est en principe pas rémunéré, sauf disposition sectorielle plus favorable. Le congé annuel correspond aux vacances légales et s'impute sur le quota de jours du travailleur, contrairement au petit chômage qui s'y ajoute. Confondre ces régimes est l'erreur la plus fréquente : un salarié qui pose un jour de vacances pour assister aux funérailles d'un parent renonce sans le savoir à un droit distinct. Le petit chômage ne se déduit jamais du solde de vacances. Pour structurer une absence imprévue qui n'entre pas dans la liste légale, le modèle de demande de congé pour raisons impérieuses répond à un besoin différent.

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Quand utiliser ce document ?

Le motif le plus courant reste le décès d'un proche. Le travailleur qui perd un parent, un grand-parent ou un beau-frère doit notifier rapidement l'événement et indiquer les jours retenus, car la période de prise est strictement encadrée. Vient ensuite le mariage, qu'il s'agisse du sien (deux jours à choisir dans la semaine de l'événement ou la suivante) ou de celui d'un enfant, d'un frère ou d'un parent (le jour de la cérémonie). Les événements liés aux enfants forment le troisième bloc : communion solennelle, participation à la fête de la jeunesse laïque, ordination ou entrée au couvent ouvrent chacun droit au jour de la cérémonie.

Le document sert aussi pour les obligations civiques que l'arrêté assimile au petit chômage. Une convocation comme témoin devant les tribunaux, une participation à un jury ou l'exercice des fonctions d'assesseur lors d'élections donnent droit au temps nécessaire, souvent plafonné à cinq jours. Un cas que beaucoup de salariés ignorent : lorsque la communion ou la fête de la jeunesse laïque tombe un dimanche ou un jour férié, le jour d'absence se reporte sur le jour habituel d'activité qui précède ou suit l'événement. Autre point délicat, le décès d'un frère ou d'une sœur ouvre droit à deux jours si le défunt habitait sous le même toit que le travailleur, mais à un seul jour, celui des funérailles, dans le cas contraire. Pour une absence imprévue qui sort de cette liste fermée, la demande de congé adaptée au droit belge couvre d'autres régimes comme le congé parental.

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Éléments clés inclus dans notre modèle

  • L'identification complète des parties ouvre le document : nom du travailleur, fonction, numéro de matricule ou de registre national si l'entreprise l'exige, et coordonnées exactes du destinataire (responsable RH, gérant ou supérieur hiérarchique). Une demande adressée au mauvais service fait courir le risque d'un dépassement de délai non imputable au salarié.
  • La désignation précise de l'événement familial reprend la terminologie de l'arrêté royal du 28 août 1963 (décès d'un parent, mariage d'un enfant, communion solennelle) plutôt qu'une formulation vague. Cette précision conditionne le nombre de jours dus et évite toute contestation sur la qualification de l'absence.
  • L'indication des dates retenues situe l'absence dans la fourchette légale propre à chaque motif. Le modèle rappelle que pour le congé de deuil, trois jours se prennent entre le décès et les funérailles et sept dans l'année suivante, avec possibilité de dérogation moyennant l'accord de l'employeur.
  • L'annonce du justificatif précise la pièce annexée : acte de décès, faire-part ou extrait de l'acte, invitation au mariage, convocation judiciaire ou attestation de la commune. Le travailleur indique s'il joint le document à la demande ou s'il le transmettra dès réception.
  • La demande d'accusé de réception sécurise la preuve. Elle invite l'employeur à confirmer par écrit les dates validées, ce qui protège le salarié en cas de litige ultérieur sur le respect des conditions de forme.
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Considérations régionales

Wallonie. Les travailleurs occupés en Région wallonne relèvent du même socle fédéral, l'arrêté royal du 28 août 1963 étant une compétence nationale. La spécificité régionale tient aux conventions sectorielles : de nombreuses commissions paritaires actives en Wallonie, notamment dans la construction et le non-marchand, prévoient des jours supplémentaires ou élargissent la liste des bénéficiaires. Un travailleur wallon a donc intérêt à consulter la CCT de sa commission paritaire avant de calculer son droit, car le règlement de travail de l'entreprise peut renvoyer à ces dispositions plus favorables.

Bruxelles-Capitale. Dans la Région bruxelloise, la dimension bilingue ajoute une vigilance pratique. Une demande peut devoir être rédigée en français ou en néerlandais selon le régime linguistique de l'employeur, et le justificatif administratif (acte de décès, certificat de mariage) émanera d'une commune dont les documents suivent la langue de l'arrondissement. Le fond du droit reste identique, mais une demande dans la mauvaise langue auprès d'une administration unilingue peut retarder la délivrance de la pièce justificative.

Flandre. Les travailleurs en Région flamande appliquent le même koninklijk besluit van 28 augustus 1963, la matière étant fédérale. La transmission des justificatifs se fait toutefois auprès d'administrations communales néerlandophones, et les conventions collectives des secteurs forts en Flandre, comme l'industrie technologique, comportent fréquemment des clauses de petit chômage étendu. Quelle que soit la région, le droit minimal fixé par l'arrêté royal ne peut jamais être réduit par une convention ou un règlement interne.

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Comment compléter cette demande de petit chômage

Vous commencez par sélectionner le motif de l'absence dans la liste des événements reconnus, ce qui détermine automatiquement le nombre de jours auquel vous avez droit et la période durant laquelle vous pouvez les prendre. Le formulaire vous demande ensuite l'identité du destinataire, en distinguant le responsable RH du supérieur direct, puis vos coordonnées et celles de votre fonction au sein de l'entreprise. Vous indiquez la date de l'événement et les dates d'absence retenues, le document vérifiant qu'elles tombent dans la fourchette autorisée pour le motif choisi.

Vous précisez ensuite le justificatif que vous joignez ou que vous transmettrez, le modèle adaptant la mention selon qu'il s'agit d'un acte de décès, d'une invitation au mariage ou d'une convocation judiciaire. Une dernière section vous permet d'ajouter une demande d'accusé de réception. Vous téléchargez enfin le document finalisé en format Word, modifiable si votre service RH impose un canevas particulier, ou en PDF prêt à signer et à envoyer. Si votre absence concerne plutôt une interruption de carrière, la gamme de modèles de demande de congé belges propose des documents distincts.

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Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur consiste à confondre le petit chômage avec un jour de vacances. Beaucoup de salariés posent un congé annuel pour des funérailles ou un mariage, par méconnaissance, et perdent ainsi un droit qui s'ajoute à leur solde. La deuxième tient au délai : la plupart des motifs imposent de prendre l'absence dans une période précise, souvent entre l'événement et les funérailles, et un travailleur qui notifie trop tard s'expose à un refus. La troisième erreur porte sur la qualification de l'événement. Indiquer un motif vague comme raison familiale au lieu de la formule exacte de l'arrêté empêche l'employeur de vérifier le nombre de jours dus et fragilise la demande.

Une quatrième maladresse récurrente concerne le justificatif. Annoncer une pièce sans jamais la transmettre, ou l'envoyer après le délai prévu par le règlement de travail, peut transformer une absence légitime en absence injustifiée. Enfin, l'envoi au mauvais destinataire ou sans preuve d'expédition prive le travailleur de tout recours en cas de contestation. Conserver une copie datée de la demande et l'accusé de réception reste la meilleure protection, comme pour toute mise en demeure adressée à un tiers en droit belge.

Les points clés à retenir

CADRE LÉGAL

Un droit légal, pas une faveur

Le petit chômage (congé de circonstance) découle directement de l’arrêté royal du 28 août 1963, complété notamment par l’article 30, §2, de la loi du 3 juillet 1978 sur le maintien de la rémunération. L’employeur n’a pas à “autoriser” le principe du congé quand l’événement figure dans la liste: votre courrier ou e-mail sert à activer le droit et à en laisser une trace.

DIFFÉRENCES

Ne jamais le confondre avec vos congés

Le petit chômage s’ajoute aux vacances annuelles: il ne se déduit pas de votre solde. Le confondre coûte des jours, par exemple si vous posez des vacances pour des funérailles alors qu’un jour de petit chômage existait. Autre régime encore: le congé pour raisons impérieuses vise un imprévu familial urgent et n’est en principe pas rémunéré. Le bon intitulé évite erreurs et discussions.

PROCÉDURE

Demande écrite, dates et justificatif

La demande doit être datée et précise: vous annoncez l’événement, les dates d’absence choisies dans la fourchette légale, et le justificatif que vous joindrez selon le motif. Cette formalisation protège en cas de contestation sur le respect des délais, et aide l’employeur à organiser le service. Exemple marquant: depuis le 25 juillet 2021, un congé de deuil peut atteindre 10 jours pour certains décès.

Questions fréquentes

Oui. La demande active un droit consacré par l'arrêté royal du 28 août 1963 et par l'article 30, § 2, de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail. Le petit chômage n'est pas une faveur de l'employeur mais un droit légal au maintien de la rémunération. La demande écrite ne crée pas ce droit, elle le formalise et en constitue la preuve. Tant que l'événement figure dans la liste légale et que les dates respectent la période autorisée, l'employeur ne peut refuser l'absence. Une convention collective ou un règlement de travail peuvent prévoir des conditions plus favorables, jamais moins protectrices que le socle de l'arrêté.

La durée dépend du lien de parenté. Le décès du conjoint, du partenaire cohabitant ou d'un enfant ouvre droit à dix jours depuis le 25 juillet 2021 : trois à prendre entre le décès et les funérailles, sept dans l'année qui suit. Le décès d'un parent ou beau-parent donne trois jours, à situer entre le décès et les funérailles. Pour un frère, une sœur ou un grand-parent, le droit est de deux jours si le défunt habitait avec le travailleur, et d'un seul jour, celui des funérailles, dans le cas contraire. Une dérogation aux périodes de prise reste possible avec l'accord de l'employeur.

Oui, et c'est un point que les salariés négligent souvent. L'employeur est en droit de demander la preuve de l'événement invoqué : acte de décès ou faire-part pour un deuil, invitation ou acte de mariage pour une union, convocation officielle pour une obligation judiciaire ou civique. Sans justificatif transmis dans le délai fixé par le règlement de travail, l'absence peut être requalifiée en absence injustifiée. Le modèle prévoit une mention dédiée indiquant la pièce annexée ou la date à laquelle elle sera fournie, ce qui évite toute ambiguïté sur vos engagements.

Aucun délai uniforme n'est fixé par l'arrêté royal lui-même, mais la logique du petit chômage impose une notification rapide, car les jours doivent être pris dans une période précise liée à l'événement. Pour un décès, l'absence se situe entre le jour du décès et les funérailles pour les premiers jours, ce qui laisse peu de marge. Le règlement de travail ou la convention collective de votre commission paritaire fixe généralement un délai concret de notification et de remise du justificatif. La règle de prudence consiste à prévenir l'employeur dès la survenance de l'événement, idéalement par un moyen laissant une trace écrite.

Oui. Le modèle est disponible en format Word, entièrement modifiable, ce qui permet de l'adapter au canevas interne de votre service RH ou d'ajuster une formulation. Il existe aussi en PDF, prêt à imprimer, signer et remettre en main propre ou à joindre à un courrier recommandé. Ce double format couvre les trois canaux usuels de transmission en entreprise : l'e-mail au responsable RH, le courrier postal avec preuve d'envoi et la remise directe contre accusé de réception. Vous conservez ainsi une version éditable pour vos archives et une version figée pour la transmission officielle.

Oui. Le principe même du régime est le maintien de la rémunération normale pendant les jours d'absence, sans perte de salaire ni imputation sur les vacances annuelles. Pour le congé de deuil le plus long, les trois premiers jours sont à charge de l'employeur, tandis que les sept jours supplémentaires liés au décès du conjoint, du partenaire cohabitant ou d'un enfant peuvent donner lieu à une intervention de la mutuelle selon les modalités en vigueur. Le travailleur perçoit donc l'équivalent d'une journée travaillée, ce qui distingue clairement le petit chômage du congé pour raisons impérieuses, en principe non payé.

Non, pas lorsque les conditions légales sont réunies. Si l'événement figure dans la liste de l'arrêté royal du 28 août 1963, que le lien de parenté est établi et que les dates respectent la période autorisée, l'absence rémunérée est un droit. L'employeur peut en revanche demander un justificatif et vérifier que les jours retenus tombent bien dans la fourchette légale. Un désaccord ne porte donc jamais sur le principe de l'absence mais sur ses modalités, par exemple le report de jours en dehors de la période normale, qui suppose l'accord des deux parties. En cas de refus injustifié, le travailleur peut saisir l'inspection du Contrôle des lois sociales.

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Mis à jour le 14 juin 2026

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