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Gestion d'entreprise

CGV B2B et B2C en Belgique : modèle Word et PDF à compléter

Rédigez vos conditions générales de vente en quelques minutes : modèle hybride B2B/B2C adapté au droit belge, clauses opposables, formats Word et PDF prêts à signer.
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Les conditions générales de vente sont l'ossature contractuelle de toute activité commerciale en Belgique : elles fixent le prix, les délais, la livraison, les garanties et le règlement des litiges avant qu'un litige ne survienne. Sans CGV opposables, l'entreprise se retrouve à plaider son dossier sur les seuls articles supplétifs du Code civil, c'est-à-dire dans les conditions les moins favorables possibles. Notre modèle de CGV B2B/B2C a été pensé pour le marché belge, en intégrant les exigences du Code de droit économique aussi bien dans son Livre VI sur la protection du consommateur que dans le récent titre 3/1 qui encadre les clauses abusives entre entreprises depuis le 1er décembre 2020. Le document s'adresse aux indépendants, PME, e-commerçants et prestataires qui vendent à la fois à des professionnels et à des particuliers, et qui ont besoin d'un texte unique mais à double régime.

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CGV B2B et B2C en Belgique : modèle Word et PDF à compléter

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Que sont les conditions générales de vente en droit belge ?

Les conditions générales de vente (CGV) sont l'ensemble des stipulations préétablies par un vendeur ou un prestataire pour régir ses relations contractuelles avec ses clients. En Belgique, elles ne constituent pas un contrat à part : elles s'incorporent au contrat de vente ou de prestation à condition que le client en ait eu effectivement connaissance et qu'il les ait acceptées avant la conclusion. Cette double exigence, dite de connaissance et d'adhésion, est la pierre angulaire de leur opposabilité ; un renvoi aveugle au verso d'une facture envoyée après livraison ne suffit jamais.

Il faut distinguer les CGV des conditions particulières négociées au cas par cas, et des conditions générales d'achat que certains gros donneurs d'ordre imposent à leurs fournisseurs. Le bon réflexe contractuel consiste à prévoir une clause de hiérarchie qui règle la cohabitation entre devis signé, bon de commande accepté et CGV : faute de cela, c'est le juge qui tranchera, le plus souvent au détriment de l'entreprise qui a rédigé le document. Une autre confusion fréquente concerne les conditions générales d'utilisation (CGU) d'un site web ou d'une application, qui régissent l'accès au service mais non la transaction commerciale elle-même. Pour vendre en ligne en Belgique, il faut généralement publier les deux. Vous trouverez d'autres modèles utiles à votre activité commerciale dans notre bibliothèque de documents pour la gestion d'entreprise, depuis les contrats de travail jusqu'aux mises en demeure.

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Quand utiliser ce modèle de CGV ?

Le réflexe est trop souvent tardif : on rédige ses conditions générales le jour où un impayé tombe ou un client conteste une livraison. La logique inverse est la bonne. Toute entreprise qui envoie un premier devis, met en ligne sa première fiche produit ou démarche un premier prospect doit déjà disposer d'un texte opposable. C'est notamment vrai pour les indépendants en personne physique qui démarrent leur activité sans s'embarrasser de formalisme : le Code de droit économique leur applique pourtant les mêmes obligations qu'à une SRL établie depuis dix ans, et un consommateur lésé peut saisir le juge de paix sans que la jeunesse de l'entreprise constitue une circonstance atténuante. Si vous êtes en cours de constitution, nos modèles de statuts pour SRL et SA belges vous permettent de poser le cadre sociétaire en parallèle de vos CGV.

Les e-commerçants sont en première ligne : la vente à distance déclenche un faisceau d'obligations spécifiques (rétractation, information précontractuelle, confirmation écrite, paiement sécurisé) que les CGV doivent matérialiser. Le modèle s'adapte aussi aux prestations de services intellectuels — agences de communication, consultants, freelances IT, architectes — qui ont besoin de clauses dédiées sur la propriété intellectuelle des livrables, la cession des droits d'auteur ou les phases de validation. Les commerçants en B2B pur (grossistes, sous-traitants industriels, fournisseurs de matières premières) y trouveront le volet titre 3/1 déjà conforme aux clauses noires et grises du Livre VI.

Un cas plus subtil mérite mention : les plateformes hybrides qui vendent à la fois à des particuliers et à des professionnels via un même tunnel d'achat. La tentation est d'imposer un texte unique calibré sur le standard B2C ; c'est juridiquement praticable mais commercialement coûteux, parce que le régime B2C interdit certaines clauses (limitations fortes de responsabilité, pénalités élevées) qu'un partenaire B2B accepterait sans difficulté. Notre modèle propose pour cette raison une architecture à deux blocs dans un même document, avec mention explicite du régime applicable selon la qualité du client.

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Clauses clés intégrées au modèle

  • L'identification de l'entreprise ouvre le document avec la dénomination sociale exacte, le numéro BCE, le siège social, le numéro de TVA et les coordonnées de contact effectif. Cette mention répond à l'article VI.45 du CDE pour la vente à distance et constitue le point de départ de toute opposabilité : un texte qui désigne mal son auteur est attaquable de ce seul fait.
  • La clause d'acceptation et d'opposabilité précise les modalités par lesquelles le client manifeste son adhésion : case à cocher avant paiement pour la vente en ligne, mention manuscrite "Lu et approuvé" sur devis papier, ou simple acceptation tacite par exécution de la commande pour les relations B2B suivies. Le modèle prévoit une variante adaptée à chaque canal.
  • Les conditions de prix et de paiement fixent les modalités, les délais, et les conséquences du retard. Pour le B2B, le modèle intègre l'intérêt de retard légal prévu par la loi du 2 août 2002 sur le retard de paiement dans les transactions commerciales, ainsi qu'une clause forfaitaire d'indemnisation compatible avec le seuil de raisonnabilité contrôlé par les tribunaux. En B2C, la pénalité est plafonnée à un montant qui ne crée pas de déséquilibre manifeste au sens de l'article VI.83.
  • La clause de réserve de propriété maintient la propriété du bien dans le patrimoine du vendeur jusqu'au paiement intégral, mécanisme essentiel en cas de faillite du client. Sa rédaction doit être expresse, datée et acceptée avant la livraison ; un simple renvoi aux CGV générales n'est pas toujours suffisant face à un curateur.
  • Les clauses de livraison et de transfert des risques distinguent date indicative et date impérative, et précisent le moment où le risque bascule sur l'acheteur. Pour les ventes B2C, la livraison ne peut excéder 30 jours sauf accord exprès, conformément à l'article VI.43 du CDE.
  • La garantie légale de conformité est rappelée pour deux ans en B2C (article 1649quater de l'ancien Code civil) et peut être aménagée plus librement en B2B, sans toutefois tomber sous la liste grise de l'article VI.91/5. Les modèles de contrats commerciaux complémentaires du catalogue Captain.Legal traitent les cas particuliers de la garantie commerciale étendue.
  • La limitation de responsabilité est l'une des clauses les plus exposées. Le modèle exclut le dol et la faute grave (interdiction absolue par la liste noire B2B) et plafonne la responsabilité pour faute simple à un montant en lien avec le prix payé, formulation qui résiste au contrôle judiciaire.
  • Le droit de rétractation est intégré en B2C avec son formulaire-type repris du Règlement royal du 23 mai 2014, ses 14 jours calendrier et ses exclusions limitatives (biens personnalisés, scellés ouverts, services pleinement exécutés avec accord exprès).
  • La clause de loi applicable et de juridiction désigne le droit belge et le tribunal de l'entreprise de l'arrondissement du siège du vendeur. Attention : cette clause est inopposable au consommateur belge dès lors qu'elle le prive d'une juridiction proche de son domicile, en application de la jurisprudence Pannon de la CJUE.
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Points de vigilance régionaux et sectoriels

Bruxelles, Wallonie et Flandre appliquent le même Code de droit économique, qui est de compétence fédérale. Les divergences pratiques tiennent à la langue : un commerçant établi en Région flamande qui dessert une clientèle néerlandophone doit pouvoir produire ses CGV en Nederlands, faute de quoi leur opposabilité peut être contestée devant le juge de paix. À Bruxelles, le bilinguisme français-néerlandais est la règle de prudence pour les acteurs grand public. Pour les commerçants en Région de Bruxelles-Capitale qui ont une activité immobilière annexe, voir aussi nos modèles de baux et documents immobiliers belges.

Le secteur du commerce électronique ajoute une couche réglementaire issue du Livre XII du CDE et de la loi du 11 mars 2003, complétée par le Règlement européen 2019/1150 sur la transparence des plateformes pour ceux qui opèrent une marketplace. Les obligations d'information précontractuelle y sont les plus lourdes du droit belge : l'omission d'une seule mention obligatoire (prix toutes taxes comprises, modalités de paiement, délai de livraison, identité du vendeur, droit de rétractation) peut entraîner la nullité du contrat ou l'extension du délai de rétractation à douze mois.

Le secteur des services aux entreprises (consulting, IT, agences) rencontre une difficulté propre : les clauses de cession de droits d'auteur sur les livrables doivent être expresses et nominatives, sous peine d'être réinterprétées étroitement par le juge. Le modèle prévoit une clause de cession adaptée à la loi du 30 juin 1994 relative au droit d'auteur, transposée dans le Livre XI du CDE.

Le secteur ASBL et associations soulève une question particulière : selon la définition retenue par la doctrine majoritaire et reprise dans la loi B2B, une association sans but lucratif n'est pas systématiquement une entreprise au sens du Livre VI, ce qui peut sortir certains contrats du champ des clauses abusives B2B. Les associations qui contractent régulièrement avec des prestataires devraient consulter nos statuts ASBL et documents associatifs conformes au droit belge pour ajuster leurs propres conditions d'achat.

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Erreurs fréquentes à éviter

La première erreur, et de loin la plus coûteuse, consiste à recopier les CGV d'un concurrent trouvées en ligne sans vérifier la qualification juridique de l'auteur ni la date du texte. Les CGV en circulation sur le web datent souvent d'avant la loi B2B du 4 avril 2019 et reprennent des clauses désormais nulles entre entreprises ; pire, elles mélangent parfois des références au droit français (mise en demeure, article 1231-5 du Code civil) qui n'ont aucune valeur en Belgique. Une seconde erreur classique tient à l'opposabilité : envoyer ses CGV uniquement au verso de la facture, c'est-à-dire après l'exécution du contrat, ne crée aucun engagement du client, et la jurisprudence belge est constante sur ce point depuis vingt ans.

La troisième erreur frappe surtout les e-commerçants : réutiliser les CGV B2B sur la partie B2C du site, ce qui revient à imposer aux consommateurs des clauses interdites par le Livre VI (renonciation au recours, modification unilatérale du prix, plafond de responsabilité dérisoire). Le risque n'est pas seulement civil ; le SPF Économie peut intervenir et infliger des amendes administratives lors d'un contrôle. La quatrième erreur concerne les pénalités de retard : fixer une indemnité forfaitaire à 15 % du montant impayé peut sembler dissuasif, mais le juge de paix la réduira systématiquement si elle est jugée disproportionnée, surtout en B2C. Enfin, beaucoup d'entreprises oublient de dater leurs CGV et de prévoir une clause d'évolution : sans elle, la version applicable à un client ancien reste celle qui lui a été présentée à la conclusion, parfois plusieurs années plus tôt, ce qui complique sérieusement la gestion d'un contentieux.

Questions fréquentes

Oui. Le modèle Captain.Legal est rédigé sur la base du Code de droit économique belge, en intégrant les exigences du Livre VI pour les relations B2C et celles du titre 3/1 du Livre VI (articles VI.91/1 à VI.91/10) pour les relations B2B entrées en vigueur le 1er décembre 2020. Il est conforme à la jurisprudence récente sur les clauses abusives et reprend les formulations validées par la Commission consultative spéciale Clauses abusives. Comme tout document contractuel, son opposabilité dépend ensuite de l'usage que vous en faites : présentation au client avant la conclusion, acceptation expresse, et conservation d'une preuve datée.

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Mis à jour le 9 mai 2026