Le congé de naissance trouve son fondement dans l'article 30, § 2 et suivants de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail. Ce texte s'applique à l'ensemble des travailleurs liés par un contrat de travail, soit tout le secteur privé ainsi que le personnel contractuel du secteur public. Depuis le 1er janvier 2023, la durée du congé est de vingt jours ouvrables par accouchement, y compris en cas de naissance multiple, alors qu'elle s'élevait à dix jours auparavant. Le droit appartient au père légal de l'enfant ou, à défaut de filiation paternelle établie, à la coparente mariée avec la mère biologique, cohabitant légalement avec elle, ou cohabitant de fait depuis au moins trois années ininterrompues.
La répartition financière du congé suit une logique en deux temps. Les trois premiers jours sont à charge de l'employeur, qui maintient l'intégralité du salaire. Les dix-sept jours suivants ne sont plus rémunérés par l'employeur mais indemnisés par la mutualité, à hauteur d'un pourcentage du salaire brut plafonné. Cette indemnité n'est jamais versée automatiquement : le travailleur doit l'introduire lui-même auprès de sa mutualité, sur présentation de l'acte de naissance. Confondre le droit à l'absence, acquis dès la naissance, et le droit à l'indemnité, soumis à une démarche distincte, reste l'erreur la plus répandue.
Sur la forme, la loi impose au travailleur d'avertir l'employeur préalablement. L'avertissement peut en principe être oral, mais l'écrit est vivement conseillé pour préfigurer la preuve, par e-mail avec accusé de réception ou par remise d'un document signé en double exemplaire. Le travailleur bénéficie en outre d'une protection contre le licenciement liée à l'exercice de ce droit. Le portail officiel du SPF Emploi consacré au régime du congé de naissance détaille les conditions d'ouverture et les modalités de prise pour chaque situation familiale.
Comment compléter ce document
Vous commencez par renseigner vos coordonnées de travailleur et celles de votre employeur ou de votre service du personnel, en veillant à viser le destinataire réellement compétent pour la paie et les absences. Vous indiquez ensuite la date de l'accouchement, qui détermine l'ouverture du droit et le point de départ du délai de quatre mois. Le formulaire vous laisse alors choisir entre une période continue et un calendrier fractionné : si vous optez pour le fractionnement, vous saisissez chaque bloc de dates l'un après l'autre, et le total de jours ouvrables se contrôle au regard du plafond légal. Le rappel du fondement juridique et de la répartition employeur/mutualité se génère automatiquement, de sorte que le service paie sait immédiatement quels jours il prend en charge. Vous terminez en activant la mention d'accusé de réception, puis vous exportez le courrier en Word pour l'adapter au ton de votre entreprise, ou en PDF pour un envoi définitif. La plupart des utilisateurs joignent ensuite l'acte de naissance, indispensable pour la demande d'indemnité auprès de la mutualité, et conservent une copie signée. Si votre démarche concerne plus largement une demande de congé adaptée au droit belge, l'ensemble des modèles de la catégorie suit la même logique de champs guidés.