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Création d'entreprise

Nomination du premier administrateur SRL, SA, SC — Modèle conforme CSA

Acte de nomination du premier organe de gestion à intégrer à votre acte constitutif. Clauses CSA, acceptation du mandat, procuration de publication. Word et PDF.
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La désignation des premiers organes de gestion est l'un des actes fondateurs les plus sous-estimés de la constitution d'une société belge. Le notaire qui instrumente l'acte authentique a besoin d'un acte de nomination du premier administrateur ou du premier gérant rédigé proprement, daté, signé par les fondateurs et conforme aux exigences du Code des sociétés et des associations. Sans ce document, l'organe de gestion n'a aucun titre opposable, la Banque-Carrefour des Entreprises refuse l'inscription du mandat, et les premières opérations courantes (ouverture de compte, signature de bail, embauche) restent juridiquement fragiles. Notre modèle couvre la SRL, la SA et la SC sous l'empire du CSA, avec les variantes d'organe d'administration unique, conseil collégial ou collège.

Le document que vous téléchargez est conçu pour s'insérer dans le dossier remis au notaire le jour de la signature, ou pour formaliser une nomination décidée immédiatement après la constitution dans le procès-verbal de la première assemblée générale. Il intègre les mentions de l'article 2:8 du CSA, la durée du mandat, le périmètre des pouvoirs et l'acceptation expresse de la fonction par la personne désignée.

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Nomination du premier administrateur SRL, SA, SC — Modèle conforme CSA

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Qu'est-ce qu'un acte de nomination du premier administrateur ?

L'acte de nomination du premier administrateur, ou du premier gérant selon la forme sociale retenue, est l'écrit par lequel les fondateurs d'une société belge désignent les personnes qui exerceront le pouvoir de gestion dès la naissance de la personne morale. En SRL, on parle techniquement d'administrateur depuis l'entrée en vigueur du CSA le 1er mai 2019, le terme « gérant » ayant disparu avec la SPRL ; en SA, l'organe peut être un administrateur unique, un conseil d'administration collégial ou un conseil de surveillance et un conseil de direction dans le modèle dualiste ; en SC, la gestion est confiée à un ou plusieurs administrateurs nommés selon les statuts. La dénomination correcte de l'organe est la première vérification à faire avant de remplir le document.

Ce n'est pas un simple procès-verbal interne. L'acte produit deux effets juridiques majeurs : il constitue le titre du mandat social, opposable à la société et aux tiers une fois publié aux annexes du Moniteur belge, et il déclenche l'inscription du mandataire à la BCE et au registre UBO. Il se distingue du contrat de mandat qui peut, en parallèle, organiser la rémunération et les modalités d'exécution privées de la fonction. Confondre les deux instruments expose le dirigeant à une situation paradoxale : un mandat rémunéré sans titre publié, ou un titre publié sans cadre rémunératoire opposable. Notre bibliothèque de documents pour la création d'entreprise couvre les deux registres dans des modèles séparés et complémentaires.

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Quand avez-vous besoin de ce document ?

Le cas type est la constitution d'une SRL ou d'une SA où les fondateurs ont déjà identifié la ou les personnes qui prendront la gestion opérationnelle. L'acte de nomination est alors préparé en parallèle des statuts et signé le jour du passage chez le notaire ; il est intégré à l'acte authentique et publié dans le même mouvement que la constitution. C'est la voie la plus rapide et la plus économique : une seule publication au Moniteur belge, une seule inscription à la BCE. La rédaction préalable du document permet aux fondateurs de discuter sereinement la composition de l'organe, son périmètre de pouvoirs et la durée des mandats, sans subir l'horloge de l'étude notariale.

Deuxième scénario : la société constituée sans désignation immédiate. Certaines structures sont constituées par un fondateur qui se réserve la possibilité de désigner les administrateurs ultérieurement, par exemple en attendant la finalisation d'un pacte d'actionnaires ou l'arrivée d'un investisseur. Dans ce cas, l'acte de nomination est pris par décision de l'assemblée générale extraordinaire dans les jours qui suivent la constitution et déposé séparément au greffe. Cette option est techniquement plus lourde mais offre une flexibilité précieuse dans les opérations à plusieurs partenaires. La cooptation d'un administrateur suite à une vacance dans les premières semaines de vie de la société relève également de ce schéma, avec la nuance que la cooptation est soumise à confirmation par la prochaine assemblée générale (article 7:88 §3 du CSA pour la SA).

Le document sert enfin lors d'une réorganisation post-constitution rapide. Les startups en levée de fonds nomment fréquemment un administrateur pendant le tour de table, dans les semaines qui suivent la création. Une SRL holding familiale ou une société de management unipersonnelle utilise le document pour formaliser la nomination du fondateur lui-même comme administrateur unique, étape souvent négligée parce que jugée évidente, alors qu'elle reste juridiquement obligatoire pour rendre le mandat opposable au fisc et aux établissements bancaires.

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Clauses essentielles incluses dans notre modèle

  • L'identification précise des fondateurs et de la société en formation ouvre l'acte avec la dénomination, la forme légale, le siège prévu, l'objet social et le capital ou patrimoine de départ. Le document fait référence à l'acte constitutif notarié par renvoi explicite à sa date et à son numéro de répertoire, ce qui sécurise la traçabilité documentaire et facilite le travail du greffe.
  • L'identification de la personne désignée comprend les nom, prénoms, date de naissance, domicile, numéro national belge ou numéro bis pour les non-résidents, et le cas échéant la qualité d'administrateur représentant permanent d'une personne morale au sens de l'article 2:55 du CSA. La précision du domicile est impérative pour l'inscription au registre UBO et pour la signification d'actes judiciaires éventuels.
  • La définition du mandat précise la nature de l'organe (administrateur unique, membre du conseil d'administration, membre du collège, gérant statutaire dans certaines structures coopératives), la durée (à durée indéterminée révocable ad nutum pour la SRL ou durée déterminée plafonnée à six ans pour la SA), la date de prise d'effet et le caractère gratuit ou rémunéré. Une clause supplétive règle le sort du mandat en cas de démission, décès ou empêchement définitif, en articulation avec les statuts.
  • La délimitation des pouvoirs et de la représentation distingue les pouvoirs de gestion ordinaires (actes de la vie courante, gestion comptable, embauche jusqu'à un seuil) des actes nécessitant un accord préalable de l'assemblée ou une double signature : cession d'actifs au-delà d'un seuil, prise de garantie au profit de tiers, conclusion de baux longue durée, contracter des emprunts importants. Cette architecture protège la société contre les actes isolés tout en laissant à l'administrateur la latitude opérationnelle nécessaire.
  • L'acceptation expresse du mandat par la personne désignée clôt l'acte. Sans cette acceptation formelle, datée et signée, la nomination n'est pas parfaite et le mandat ne peut être opposé à l'administrateur lui-même, ni invoqué par lui pour engager la société. La clause d'acceptation rappelle également les obligations légales de la fonction : déclaration UBO, déclaration fiscale du mandataire, responsabilité civile et pénale des administrateurs au sens des articles 2:56 et suivants du CSA.
  • Les dispositions finales organisent le pouvoir donné au notaire ou à un mandataire spécial pour effectuer les formalités de dépôt au greffe et de publication, ainsi que les inscriptions à la BCE et au registre UBO. Cette procuration de publication est indispensable lorsque l'administrateur désigné n'est pas physiquement présent à l'étude le jour de la signature.
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Considérations régionales

Bruxelles-Capitale. L'acte de nomination suit le rôle linguistique choisi pour l'acte constitutif, en français ou en néerlandais. Le tribunal de l'entreprise francophone ou néerlandophone de Bruxelles est compétent pour le dépôt selon la langue retenue. La pratique notariale bruxelloise admet sans difficulté la nomination simultanée de plusieurs administrateurs de nationalités différentes, fréquente dans les startups et les filiales de groupes étrangers ; la mention du numéro bis pour les non-résidents est alors exigée dès l'acte initial. Les services de hub.brussels et le guichet d'entreprises bruxellois assurent le suivi de l'inscription à la BCE dans les jours qui suivent la publication.

Wallonie. L'acte est rédigé en français, sauf dans les neuf communes germanophones de la région où l'allemand est admis. La compétence du tribunal de l'entreprise se distribue entre les arrondissements de Liège, Namur, Hainaut, Luxembourg et Brabant wallon selon le siège statutaire. Les notaires wallons appliquent depuis 2024 une attention particulière au contrôle d'identité des administrateurs résidant à l'étranger, dans le cadre du renforcement de la lutte anti-blanchiment imposé par la loi du 18 septembre 2017. La Sowalfin propose des chèques-entreprises qui peuvent couvrir une partie des honoraires liés à la rédaction et à la publication de l'acte de nomination quand celui-ci est intégré au dossier de constitution.

Flandre. L'acte est obligatoirement rédigé en néerlandais lorsque le siège est situé en Région flamande. La pratique flamande, plus alignée sur le modèle néerlandais, fait fréquemment cohabiter un administrateur unique avec un conseil de surveillance informel composé d'investisseurs, structure qui doit être traduite en clauses statutaires précises sous peine de produire un effet juridique nul. VLAIO accompagne les fondateurs flamands dans le parcours administratif post-constitution et intègre la déclaration UBO dans son guichet unique numérique.

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Erreurs courantes à éviter

La première faute, la plus fréquente sur les actes que voient les greffes en première lecture, est l'oubli de l'acceptation expresse du mandat par l'administrateur désigné. Beaucoup de modèles circulant en ligne se contentent d'une décision unilatérale des fondateurs, sans contre-signature de l'intéressé. La nomination est alors juridiquement bancale : elle peut être contestée par l'administrateur lui-même, qui peut nier avoir accepté la fonction et donc ses obligations corrélatives, et la société se retrouve sans titulaire effectif d'organe. Deuxième erreur classique : la confusion entre administrateur et représentant permanent. Lorsqu'une personne morale est désignée administrateur, elle doit obligatoirement nommer une personne physique comme représentant permanent au sens de l'article 2:55 du CSA. Cette désignation se fait dans l'acte de nomination lui-même, pas plus tard, et l'omission entraîne une nullité partielle qui se manifeste souvent au moment de la première signature bancaire.

La troisième erreur est la nomination d'un administrateur sans vérification des incompatibilités. Certaines fonctions publiques, certaines professions réglementées et les régimes d'allocations de chômage emportent des restrictions ou interdictions pures et simples d'exercer un mandat social rémunéré. Vérifier en amont évite la surprise d'une révocation forcée quelques mois plus tard. Quatrième écueil : rédiger une clause de pouvoirs trop large dans une SRL multi-associés sans mécanisme de double signature. L'administrateur unique avec pouvoir illimité peut engager la société pour des montants disproportionnés sans recours, et les statuts ne suffisent pas à corriger après coup une stipulation imprécise dans l'acte initial. Enfin, la publication tardive au-delà du délai de trente jours expose la société à une non-opposabilité du mandat aux tiers et à des frais de publication majorés, dans un dossier qui aurait dû être bouclé en une seule passe.

Questions fréquentes

L'acte lui-même n'a pas besoin d'être passé en forme notariée pour être valable entre les parties, mais il doit impérativement être déposé au greffe du tribunal de l'entreprise et publié aux annexes du Moniteur belge pour être opposable aux tiers, en vertu de l'article 2:8 §3 du CSA. Lorsqu'il est rédigé en parallèle de l'acte constitutif, la pratique consiste à l'intégrer ou à l'annexer à l'acte authentique pour bénéficier d'une seule publication. Hors constitution, il prend la forme d'une décision d'assemblée générale sous seing privé, déposée séparément au greffe par mandataire muni de procuration.

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Mis à jour le 9 mai 2026