Le Code des obligations et des contrats s'applique de manière uniforme sur l'ensemble du territoire marocain, si bien que les règles de fond du prêt d'argent ne varient pas d'une région à l'autre. Les différences pratiques tiennent surtout aux usages de formalisation et à l'accès aux professionnels du droit.
Dans les grandes agglomérations comme Casablanca et Rabat, les prêts d'un montant élevé passent volontiers par un acte notarié, les études notariales y étant nombreuses et habituées à conférer date certaine aux opérations financières importantes. Le recours au notaire sécurise la preuve et facilite, le cas échéant, l'exécution forcée. À Marrakech, Fès et Tanger, l'acte adoulaire reste une voie traditionnelle largement utilisée pour authentifier les engagements entre particuliers, les adoul dressant l'acte selon les formes consacrées par le droit marocain.
Dans les zones rurales et les petites villes, beaucoup de prêts continuent de se conclure verbalement ou sur un simple papier signé entre proches, ce qui multiplie les litiges faute de preuve solide. L'absence d'écrit reste la première cause de contentieux sur les prêts entre particuliers, quelle que soit la région. Pour un Marocain résidant à l'étranger qui prête à un membre de sa famille au pays, la question de la monnaie de remboursement, dirham ou devise, doit être réglée dans l'acte, car elle conditionne le montant réellement restitué. Ce souci de cadrage rejoint la logique des autres engagements formalisés sur la plateforme, comme la lettre de procuration au Maroc lorsqu'un tiers gère le remboursement pour le compte d'une partie absente.
Comment remplir ce contrat de prêt d'argent ?
Vous commencez par renseigner l'identité complète du prêteur et de l'emprunteur, leurs numéros de CIN et leurs adresses, afin que les parties soient identifiables sans ambiguïté. Vous indiquez ensuite le montant prêté en chiffres et en lettres, puis la date et le moyen de remise des fonds. À partir de là, le formulaire vous laisse choisir entre un remboursement en une seule fois à une date donnée ou un échéancier échelonné dont vous fixez la périodicité et le montant de chaque traite. Si vous optez pour des intérêts, l'outil vous rappelle le régime des articles 870 et 871 du DOC avant de vous laisser saisir le taux, de sorte que vous ne stipuliez pas une clause frappée de nullité. Vous précisez enfin les modalités de remboursement anticipé et les pénalités de retard souhaitées. Le document se génère immédiatement en PDF et en Word, prêt à être imprimé, signé par les deux parties et, si vous le souhaitez, présenté à un notaire ou à un adoul. La même autonomie sans avocat se retrouve sur l'ensemble des modèles de démarches quotidiennes au Maroc du catalogue.