Avec une commune, la procédure conditionne la validité de l'acte. Le conseil délibère sur la convention (article 92 de la loi organique n° 113-14), puis son président la signe en vertu de l'article 94. Si la convention est tripartite et associe une entreprise, l'article 43 exige pour le partenariat avec le secteur privé la majorité absolue des membres en exercice. La délibération est notifiée au gouverneur dans les quinze jours ouvrables suivant la clôture de la session (article 116), et celui-ci dispose de trois jours ouvrables pour former opposition (article 117). Si elle a une incidence financière, elle n'est exécutoire qu'après visa du gouverneur, réputé accordé au bout de vingt jours (article 118). Une convention signée avant que la délibération soit exécutoire reste exposée à l'annulation, que le tribunal administratif peut prononcer sur saisine du gouverneur (article 115).
Avec une région, une préfecture ou une province, les lois organiques n° 111-14 et n° 112-14 reprennent la même logique. Le conseil délibère, son président signe et l'autorité de contrôle administratif vérifie la légalité de la délibération. Les projets s'inscrivent dans le programme de développement régional ou provincial, auquel le préambule a intérêt à rattacher l'action.
Avec l'État ou un établissement public, la circulaire du Chef du gouvernement n° 2/2014 relative au partenariat entre l'État et les associations impose en principe un appel à projets public, une convention et un rapport d'exécution. C'est cette convention qui ouvre aux entreprises donatrices de l'association le régime de déduction plafonnée de l'article 10 du CGI.
Avec une entreprise privée marocaine, l'enjeu est surtout fiscal, des deux côtés. Le mécénat relève du régime des dons. Un parrainage constitue pour l'entreprise une charge de communication et, pour l'association, une recette d'origine commerciale qui peut entrer dans le champ de la TVA et de l'impôt sur les sociétés. Les contreparties écrites doivent refléter la réalité.
Avec un partenaire étranger, l'association déclare l'aide au Secrétariat général du gouvernement dans les trente jours de sa réception, en précisant le montant et l'origine (article 32 bis). Une commune qui s'engage avec un acteur étranger doit en outre obtenir l'accord préalable prévu par l'article 86 de la loi organique n° 113-14.
Comment remplir cette convention de partenariat
Vous commencez par indiquer le type de partenaire : entreprise, commune, région, établissement public ou organisme étranger. Le formulaire adapte ensuite les mentions obligatoires et les clauses de contrôle : une convention communale intègre d'emblée la référence à la délibération du conseil et à son caractère exécutoire. Vous renseignez l'identité des parties, le récépissé de l'association, l'ICE de l'entreprise et la date de la délibération d'habilitation de chaque signataire.
L'étape suivante porte sur le projet lui-même. Vous décrivez les actions, leur calendrier et deux ou trois indicateurs mesurables, puis la nature des apports et l'échéancier des versements. Le module visibilité fixe les supports autorisés pour les logos et leur délai de retrait. Vous choisissez enfin la durée et le mode de règlement des différends.
Le document est généré en Word et en PDF. Imprimez-le en autant d'originaux que de parties et joignez en annexe les statuts, le récépissé et le procès-verbal autorisant le président à signer.