Le socle du dispositif est le Dahir n° 1-03-194 du 11 septembre 2003 portant promulgation de la loi n° 65-99 relative au Code du travail. Son article 41 pose la règle qui commande toute la rédaction : les parties ne peuvent renoncer à l'avance au droit éventuel de demander des dommages-intérêts pour rupture du contrat. Une renonciation signée avant la rupture effective, ou glissée dans le contrat de travail lui-même, est sans valeur. Le même article ouvre au salarié licencié une conciliation préliminaire devant l'inspecteur du travail (article 532) ; l'accord obtenu, signé par les parties et contresigné par l'inspecteur, est définitif et non susceptible de recours. Cette voie suppose une rupture déjà notifiée : elle règle les conséquences d'un licenciement, elle ne le remplace pas. L'article 41 fixe enfin le barème judiciaire du licenciement abusif : un mois et demi de salaire par année ou fraction d'année, plafonné à 36 mois.
Les articles 52 et 53 déterminent l'indemnité légale de licenciement, due après six mois de travail et calculée selon un barème progressif de 96 heures de salaire par année pour les cinq premières années, puis 144, 192 et 240 heures. Les articles 73 à 76 encadrent le reçu pour solde de tout compte, dénonçable dans les 60 jours de sa signature, et l'article 65 enferme l'action contre le licenciement dans un délai de 90 jours. Les articles 1098 et suivants du DOC régissent la transaction elle-même, qui ne peut porter sur une règle d'ordre public.
Sur le plan fiscal, l'article 57-7° du Code général des impôts exonère l'indemnité de licenciement et l'indemnité de départ volontaire dans la limite fixée par la législation du travail, l'exonération des dommages-intérêts visant ceux accordés par les tribunaux. L'excédent est imposable comme un salaire. Le texte consolidé du Code figure sur le portail Adala du ministère de la Justice, qui publie le Code du travail marocain.
Comment remplir cet accord de départ négocié
Vous commencez par indiquer la situation de départ : licenciement déjà notifié, litige pendant devant le tribunal ou séparation décidée d'un commun accord. Ce choix conditionne le préambule et l'étendue des renonciations. Le questionnaire recueille ensuite l'identité des parties, la date d'embauche, la rémunération brute mensuelle et les éléments variables réguliers. Vous renseignez l'indemnité légale et l'indemnité transactionnelle, que le document présente séparément. Viennent les modalités pratiques : date de sortie, sort du préavis, calendrier de paiement, biens à restituer. Le document est généré en Word et en PDF. Il reste à l'imprimer en deux originaux, à le faire signer avec la mention lu et approuvé et à faire légaliser les signatures. La transaction doit être datée et signée après la notification de la rupture, jamais le même jour par commodité.