France. Le dossier étudiant passe par la procédure Études en France, gérée par Campus France Maroc, avant la demande de visa. L'administration vérifie que l'étudiant dispose, pour chaque mois de séjour, d'un montant de référence fixé par les autorités françaises. Lorsque les parents financent, elle attend une attestation de prise en charge légalisée, accompagnée des derniers relevés bancaires et des justificatifs de revenus du garant. Pour une visite familiale, l'hébergeant installé en France obtient en plus une attestation d'accueil auprès de sa mairie, en application du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les deux pièces ne sont pas interchangeables : l'une prouve le logement, l'autre le financement.
Espagne. Le visa d'études relève du Real Decreto 1155/2024, nouveau règlement d'application de la loi sur les étrangers, en vigueur depuis le 20 mai 2025. Son article 53 exige des moyens économiques au moins égaux à l'IPREM mensuel pour chaque mois de séjour. Les consulats d'Espagne au Maroc acceptent que ces moyens proviennent des parents, sur présentation d'une lettre d'engagement et des preuves bancaires correspondantes. Pour un mineur, les deux parents se présentent en personne afin d'autoriser le départ.
Allemagne. Le système allemand repose sur le compte bloqué (Sperrkonto) ou sur la Verpflichtungserklärung du § 68 Aufenthaltsgesetz, souscrite devant une autorité allemande. Une attestation marocaine suffit rarement à elle seule, mais elle reste utile pour justifier l'origine des fonds versés sur le compte bloqué.
Au Maroc. Le document sert aussi dans l'autre sens. Les étudiants étrangers inscrits dans une université marocaine doivent justifier de moyens d'existence pour obtenir leur carte d'immatriculation, au titre de la loi n° 02-03 relative à l'entrée et au séjour des étrangers au Royaume du Maroc. La prise en charge signée par un parent resté au pays d'origine est alors apostillée ou, si ce pays n'a pas adhéré à la Convention de La Haye, légalisée par la voie consulaire.
Comment remplir cette attestation de prise en charge
Vous commencez par indiquer l'usage du document : visa de court séjour, visa d'études, inscription universitaire ou titre de séjour. Ce choix adapte la liste des frais proposés et la formulation de l'engagement, car un consulat ne lit pas une prise en charge de deux semaines comme le financement de trois ans d'études. Vous renseignez ensuite l'identité du garant, puis celle du bénéficiaire, en reprenant exactement l'orthographe du passeport.
Le formulaire vous demande alors de cocher les frais couverts, de fixer les dates de début et de fin, et de décrire vos ressources : profession, employeur ou activité, banque. Pour des études, vous précisez si les fonds iront sur le compte de l'étudiant ou sur celui de l'établissement. Vous relisez le document, l'imprimez, puis le signez devant l'agent de légalisation de votre commune, muni de votre carte nationale. Si le dossier part à l'étranger, reste la demande d'apostille.