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Convention de télétravail occasionnel : modèle Word et PDF

Formalisez en quelques minutes l'accord de télétravail ponctuel exigé par la loi belge. Modèle prêt à signer, conforme aux articles 22 à 28 de la loi du 5 mars 2017.
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La convention de télétravail occasionnel formalise l'accord ponctuel entre un employeur et un travailleur qui ne peut pas se présenter dans les locaux de l'entreprise pour un cas de force majeure ou pour une raison personnelle. Elle s'adresse aux employeurs du secteur privé belge soumis à la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail, ainsi qu'aux DRH, services du personnel et travailleurs eux-mêmes qui doivent gérer une demande introduite dans un délai parfois très court. Le document fixe la date concernée, la raison invoquée, le lieu d'exécution, l'équipement utilisé, l'accessibilité du travailleur et le sort des éventuels frais. Sa fonction est double : prouver l'accord de commun accord exigé par la loi et éviter qu'une absence ponctuelle hors des locaux soit qualifiée d'abandon de poste.

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Qu'est-ce qu'une convention de télétravail occasionnel ?

La convention de télétravail occasionnel est l'écrit qui matérialise l'accord prévu par les articles 22 à 28 de la loi du 5 mars 2017 concernant le travail faisable et maniable, dite loi Peeters. Elle vise une situation très précise : un travail qui aurait pu être presté dans les locaux de l'employeur est exécuté hors de ces locaux de façon occasionnelle et non régulière, en raison d'un cas de force majeure (grève des transports, intempéries, panne grave) ou d'une raison personnelle (rendez-vous médical, intervention urgente d'un artisan, garde d'enfant malade). Le télétravailleur occasionnel choisit librement le lieu d'exécution, qui peut être son domicile ou tout autre endroit, ce que confirme expressément l'article 24 de la loi.

Il faut soigneusement distinguer ce dispositif du télétravail structurel régi par la CCT n° 85 du 9 novembre 2005, qui suppose une organisation régulière (un ou plusieurs jours par semaine) et déclenche des obligations beaucoup plus lourdes : avenant écrit obligatoire au contrat de travail avant le démarrage, intervention financière de l'employeur, équipement à charge de l'entreprise. La convention occasionnelle, elle, n'exige pas un avenant complet : un simple accord écrit constatant la demande, l'autorisation et les modalités suffit. Cette différence de régime est la principale source d'erreur en pratique : un télétravail qui se répète chaque vendredi pendant trois mois n'est plus occasionnel, et l'employeur qui s'en tient à des accords ponctuels s'expose à voir requalifier l'arrangement en télétravail structurel non conforme à la CCT n° 85, avec les conséquences indemnitaires et conventionnelles qui suivent.

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Quand utiliser ce document ?

Le scénario le plus fréquent est la grève imprévue des transports en commun ou la perturbation grave du réseau routier. Un travailleur qui réside à Liège et preste à Bruxelles, confronté à une grève SNCB annoncée la veille, peut introduire sa demande par mail tôt le matin et recevoir une autorisation dans la foulée : c'est précisément la situation que la loi Peeters a voulu encadrer, pour éviter que chaque épisode social ne se traduise par un absentéisme contesté. Les intempéries graves (verglas généralisé, alerte rouge IRM, inondations) entrent dans la même catégorie et déclenchent parfois l'alerte travail à domicile coordonnée par les autorités fédérales. Plus rarement, une panne technique majeure de l'immeuble de bureaux (coupure d'eau, ascenseur bloqué pour les travailleurs à mobilité réduite, défaut de chauffage en hiver) justifie également le recours au dispositif.

Côté raisons personnelles, le besoin se manifeste quand le travailleur doit réceptionner un artisan ou un livreur dont la fenêtre horaire couvre toute la journée, accompagner un enfant chez un médecin spécialiste avec rendez-vous unique, ou s'occuper d'un proche en convalescence sans pouvoir mobiliser un congé pour raisons impérieuses. Les démarches administratives qui imposent une présence physique au domicile (passage d'un huissier, expertise d'assurance) tombent dans le même registre. Une circonstance moins évidente mérite d'être signalée : le travailleur dont la garde d'enfant habituelle fait défaut un jour donné peut demander le télétravail occasionnel plutôt qu'un congé pour raisons impérieuses, à condition que son employeur valide la compatibilité avec ses fonctions et qu'il puisse réellement prester dans des conditions normales. Ce dernier point est souvent sous-estimé : télétravailler avec un enfant malade en bas âge n'est presque jamais une vraie prestation, et l'accord doit alors être refusé au profit d'un autre mécanisme légal. Pour structurer durablement ces situations, beaucoup d'employeurs ajoutent une politique générale dans leurs documents RH et de gestion d'entreprise.

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Clauses-clés de notre modèle

  • L'identification précise des parties reprend la dénomination sociale, le numéro BCE, le siège social de l'employeur ainsi que les nom, prénom, fonction et matricule interne du travailleur. Cette précision évite toute ambiguïté lorsque la convention est produite en cas de contestation devant le tribunal du travail.
  • La date ou la période visée est indiquée jour par jour, sans formulation générique du type "jusqu'à nouvel ordre". La durée d'une convention occasionnelle ne devrait pas excéder quelques jours consécutifs ; au-delà, l'opération bascule dans le champ de la CCT n° 85 et requiert un avenant au contrat.
  • Le motif invoqué est qualifié explicitement de force majeure ou de raison personnelle au sens de l'article 26 de la loi du 5 mars 2017, avec une description factuelle (grève, rendez-vous médical, etc.). La précision du motif protège l'employeur en cas de contrôle ultérieur de l'inspection sociale.
  • Le lieu d'exécution est fixé librement par le travailleur, conformément à l'article 24. Le modèle prévoit une mention explicite du domicile ou de l'adresse alternative pour permettre, le cas échéant, une visite du conseiller en prévention selon les modalités de l'article 15 de la CCT n° 85.
  • Les plages d'accessibilité sont définies clairement : tranches horaires de joignabilité par téléphone, messagerie professionnelle ou outil de visioconférence. Cette clause protège à la fois l'employeur (qui sait quand contacter le travailleur) et le travailleur (qui n'est pas censé répondre 24 heures sur 24).
  • La mise à disposition de l'équipement et du support technique est documentée : matériel personnel ou professionnel, accès VPN, outils de collaboration, contact du helpdesk. En cas d'utilisation d'un ordinateur personnel, la convention peut prévoir une indemnité forfaitaire pour l'usage du matériel et de la connexion internet, conformément aux usages validés par l'ONSS et le SPF Finances.
  • La prise en charge des frais reste optionnelle pour le télétravail occasionnel, contrairement au télétravail structurel. Le modèle laisse à l'employeur le choix entre l'absence d'indemnité, une indemnité forfaitaire journalière ou un remboursement réel sur justificatifs.
  • La clause de bien-être et de confidentialité rappelle l'application intégrale de la loi du 4 août 1996 et l'obligation pour le travailleur de protéger les informations professionnelles dans son environnement personnel, en lien avec les éventuels accords de confidentialité existants disponibles dans la rubrique démarches quotidiennes pour les particuliers et indépendants.
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Procédure d'accord et délais

La loi Peeters est volontairement souple sur la forme de la demande, et c'est ce qui rend la convention écrite si utile. L'article 26, § 2 précise que le travailleur introduit sa demande à l'avance et dans un délai raisonnable, sans imposer de canal particulier. En cas de force majeure, ce délai peut être de quelques heures seulement et la demande peut se faire par téléphone, mail ou message professionnel. L'employeur ne peut pas exiger une lettre recommandée, qui serait incompatible avec l'urgence, mais il peut prévoir dans son règlement de travail un canal préférentiel (par exemple un mail à l'adresse RH dédiée). Pour des raisons personnelles non urgentes, un préavis de un à plusieurs jours ouvrables est attendu.

L'employeur dispose d'un pouvoir d'appréciation et peut accepter, refuser ou conditionner l'accord. Le refus doit être motivé par écrit dès que possible, en mentionnant les raisons précises : incompatibilité de la fonction avec le télétravail, présence requise pour un rendez-vous client, absence d'équipement disponible, surcharge ponctuelle de l'équipe. Une fois l'accord obtenu, la convention est signée par les deux parties (signature manuscrite ou électronique conforme au règlement eIDAS) avant ou au début de la journée concernée. La pratique recommande d'archiver la convention dans le dossier individuel du travailleur pour pouvoir la produire en cas de contrôle de l'inspection sociale ou de litige ultérieur.

L'article 27 permet d'ailleurs à l'entreprise de fixer un cadre général dans une CCT d'entreprise ou dans le règlement de travail, qui définit les fonctions compatibles, la procédure de demande, l'éventuelle mise à disposition d'équipement, les plages d'accessibilité et la prise en charge des frais. Lorsque ce cadre existe, la convention individuelle s'y réfère et n'a plus qu'à compléter les éléments propres à la situation. Les employeurs qui recrutent à la fois en CDI et en CDD trouveront utile de coordonner leur politique de télétravail avec leurs autres contrats de travail et documents RH pour assurer la cohérence du dispositif.

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Erreurs fréquentes à éviter

L'erreur la plus répandue est la confusion entre télétravail occasionnel et télétravail structurel. Beaucoup d'employeurs traitent par convention occasionnelle ce qui s'organise en réalité chaque semaine au même rythme, ce qui les expose à une requalification sous CCT n° 85 avec obligation rétroactive d'avenant écrit, d'intervention financière et de respect des règles de représentation des télétravailleurs. La règle d'or est simple : si vous signez plus de deux ou trois conventions par mois pour le même travailleur, vous n'êtes plus dans l'occasionnel. Une autre erreur classique consiste à omettre la motivation du refus lorsque l'employeur ne peut pas accéder à la demande ; un refus oral non justifié constitue un manquement à l'article 26, § 2 et fragilise la position de l'employeur en cas de plainte au CPPT ou auprès du Contrôle des lois sociales.

La rédaction d'un motif vague ("convenance personnelle", "raisons familiales") prive la convention de toute valeur probatoire en cas de contestation. L'inspection sociale comme le tribunal du travail attendent une description factuelle suffisamment précise pour vérifier que le motif relève bien de l'article 26. À l'inverse, certains employeurs commettent l'erreur opposée et réclament des justificatifs disproportionnés (certificat médical pour un rendez-vous chez le dentiste, attestation d'huissier), ce qui est contraire à l'esprit de la loi et peut être perçu comme un détournement de procédure. Enfin, beaucoup oublient que le télétravail occasionnel n'autorise pas à suspendre les obligations de bien-être : le poste de travail à domicile doit rester ergonomiquement acceptable, et le travailleur peut refuser de prester si les conditions de sécurité ne sont pas réunies, sans que cela puisse être qualifié d'absence injustifiée.

Questions fréquentes

Oui, à condition d'être complétée et signée correctement. La convention repose directement sur les articles 22 à 28 de la loi du 5 mars 2017 concernant le travail faisable et maniable et sur l'accord de commun accord qu'elle exige. Une fois signée par l'employeur et le travailleur (signature manuscrite ou signature électronique conforme au règlement eIDAS), elle constitue la preuve écrite de l'autorisation et des modalités convenues. Elle peut être produite devant le tribunal du travail, lors d'un contrôle de l'inspection sociale ou face à l'auditorat du travail. Le modèle Captain.Legal reprend les mentions exigées par la loi et s'aligne sur la pratique des secrétariats sociaux belges.

L'avenant de télétravail structurel relève de la CCT n° 85 du 9 novembre 2005 et formalise une organisation régulière du travail à distance (un ou plusieurs jours fixes par semaine, par exemple). Il doit être signé avant le démarrage du télétravail, prévoir une intervention financière de l'employeur et organiser la fourniture du matériel. La convention occasionnelle, au contraire, encadre une situation ponctuelle liée à un cas de force majeure ou à une raison personnelle, sans modifier durablement le contrat de travail. Confondre les deux régimes est risqué : un télétravail régulier traité par conventions occasionnelles successives peut être requalifié et donner lieu à des rappels d'indemnités forfaitaires.

Le générateur Captain.Legal produit la convention de télétravail occasionnel à la fois en Word (.docx) et en PDF. Le format Word vous permet d'ajuster une dernière mention spécifique à votre situation (référence interne, numéro de dossier RH, mention bilingue pour les entreprises bruxelloises) avant signature. Le format PDF est destiné à la signature électronique et à l'archivage. Les deux versions sont disponibles immédiatement après génération et peuvent être renvoyées plus tard depuis votre espace client. Vous pouvez réutiliser la matrice pour des demandes ultérieures du même travailleur en modifiant uniquement la date, le motif et les modalités d'accessibilité.

L'article 26, § 2 exige une demande introduite à l'avance et dans un délai raisonnable, sans fixer de durée précise. En pratique, ce délai dépend du motif. Pour une grève des transports annoncée la veille, une demande envoyée par mail tôt le matin est acceptable. Pour des intempéries soudaines, la demande peut être introduite dans la première heure de la matinée, voire par téléphone. Pour des raisons personnelles non urgentes, un préavis d'un à plusieurs jours ouvrables est attendu. L'employeur ne peut pas imposer un canal compliqué (lettre recommandée, formulaire en cinq exemplaires) qui rendrait la demande impossible en cas d'urgence. La convention écrite peut être signée le matin même de la prestation à distance.

Oui. Le travailleur n'a pas un droit absolu au télétravail occasionnel : l'employeur dispose d'un pouvoir d'appréciation et peut refuser. Le refus doit toutefois être communiqué par écrit, dès que possible, en mentionnant les motifs concrets (incompatibilité de la fonction avec le télétravail, présence requise pour une réunion ou un client, équipement non disponible, surcharge de l'équipe). Un refus non motivé ou tardif fragilise la position de l'employeur en cas de plainte du travailleur ou de contrôle. La forme du refus est libre (lettre, mail, message professionnel) tant qu'elle laisse une trace écrite. Le modèle Captain.Legal inclut un volet "refus motivé" pour faciliter cette réponse formelle.

Non, pas obligatoirement. Contrairement au télétravail structurel régi par la CCT n° 85, le télétravail occasionnel n'oblige pas l'employeur à intervenir dans les frais (connexion internet, électricité, usure du matériel). La justification est pratique : l'occurrence étant exceptionnelle, le coût est marginal et difficilement chiffrable au cas par cas. L'employeur reste libre de prévoir une indemnité forfaitaire (souvent un montant journalier modeste aligné sur les normes ONSS) ou un remboursement de frais réels sur justificatifs. La convention permet de tracer ce choix. En revanche, si l'employeur fournit un ordinateur portable et un téléphone professionnel, ces équipements doivent fonctionner correctement et le support technique doit rester accessible aux heures normales.

Oui. L'article 24 de la loi du 5 mars 2017 est explicite : le télétravail occasionnel peut être réalisé au domicile du travailleur ou en tout autre lieu choisi par lui. Le travailleur peut donc prester depuis la résidence d'un proche, un espace de coworking, un hôtel ou tout endroit qui lui permet de travailler dans des conditions normales. La convention demande simplement de mentionner l'adresse retenue, principalement pour des raisons d'application des règles de bien-être (le conseiller en prévention peut, dans certains cas, demander des informations sur le poste de travail). Le choix du lieu n'est pas soumis à l'autorisation de l'employeur, mais celui-ci peut refuser le télétravail si le lieu envisagé compromet manifestement la confidentialité ou la sécurité des données.

Un accident survenu pendant l'exécution du télétravail occasionnel est en principe couvert comme un accident du travail, à condition qu'il se produise dans le lieu et pendant les heures convenus dans la convention. La loi du 10 avril 1971 sur les accidents du travail s'applique intégralement, et l'employeur reste tenu à l'obligation d'assurance. C'est précisément pour cette raison que la convention écrite est si importante : elle délimite la fenêtre spatiale et temporelle dans laquelle la présomption d'accident du travail joue. Une chute dans l'escalier du domicile pendant une pause de midi convenue dans le contrat est traitée différemment d'une chute le soir, après les heures de travail. L'employeur doit déclarer l'accident à son assureur dans les délais habituels, en joignant une copie de la convention pour établir le contexte de la prestation.

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Mis à jour le 27 mai 2026

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