La création d'une société au Maroc commence toujours par une démarche identique, indépendamment de la forme juridique choisie : la demande de certificat négatif auprès de l'OMPIC. Cette attestation, délivrée par l'Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale, certifie que la dénomination sociale envisagée n'est pas déjà utilisée au registre central du commerce. Sans elle, aucune SARL, SA, SARL-AU ou succursale étrangère ne peut être immatriculée. Notre modèle vous permet de préparer un dossier de demande propre et conforme, que vous comptiez déposer en ligne sur directompic.ma ou physiquement dans une antenne régionale. Il sert également de pièce justificative interne lorsque les associés doivent acter la réservation du nom avant la signature des statuts définitifs.
La pratique notariale marocaine considère cette étape comme le véritable acte de naissance administratif du projet : tant que le certificat n'est pas délivré, rien ne peut avancer chez le notaire, à la banque ou au tribunal de commerce.
Conforme
Droit marocain 2026
25 000+ clients
nous font confiance
Économique
Dès 4,90 € / doc
Paiement sécurisé
Téléchargement immédiat
Certificat négatif Maroc : modèle de demande OMPIC à télécharger
Paiement sécurisé · Sans abonnement
Qu'est-ce qu'une demande de certificat négatif ?
Le certificat négatif est l'attestation officielle par laquelle l'OMPIC confirme que la dénomination, le sigle ou l'enseigne que vous souhaitez utiliser ne figure pas déjà au registre central du commerce. La demande de certificat négatif est le formulaire administratif qui ouvre cette procédure. Au Maroc, le document de référence porte le code CN1 pour les dénominations sociales et CN2 pour les enseignes commerciales, distinction codifiée par la pratique de l'OMPIC depuis la mise en service de la plateforme électronique en février 2021.
Il faut distinguer la demande du certificat lui-même. La demande est l'acte du fondateur : elle propose un nom, parfois jusqu'à cinq variantes par ordre de préférence, et engage le paiement des frais d'examen. Le certificat est la réponse de l'administration, soit favorable (attestation de disponibilité, valable 90 jours), soit défavorable (rejet motivé, ouvrant droit à un recours gratuit). Il ne s'agit pas non plus d'un dépôt de marque : le certificat négatif réserve un nom pour l'immatriculation, il ne confère aucune protection de propriété industrielle. Pour sécuriser durablement une dénomination commerciale au sens du droit des marques, il faut procéder à un dépôt distinct relevant de la loi 17-97 relative à la protection de la propriété industrielle.
La demande est obligatoire pour toute activité commerciale soumise à immatriculation au registre du commerce. Les professions non commerciales (médecin, avocat, architecte exerçant en cabinet libéral) en sont dispensées puisqu'elles n'ont pas vocation à figurer au registre.
Cadre légal
L'exigence du certificat négatif trouve sa source dans le Code de commerce marocain, c'est-à-dire la loi n° 15-95 formant Code de commerce, profondément modifiée par la loi n° 89-17 promulguée en 2019. Deux articles encadrent expressément la démarche. L'article 42, alinéa 9, impose aux commerçants personnes physiques d'indiquer dans leur déclaration d'immatriculation « l'enseigne, s'il y a lieu, et l'indication de la date du certificat négatif ». L'article 45, alinéa 2, en fait une mention obligatoire pour les sociétés commerciales : la raison sociale ou la dénomination doit y figurer avec la date du certificat. Une immatriculation déposée sans cette référence est purement et simplement irrecevable au greffe du tribunal de commerce.
L'autorité compétente est l'OMPIC, établissement public placé sous la tutelle du ministère chargé de l'Industrie, qui tient le registre central du commerce en application des articles 31 et 32 du Code de commerce. Sa compétence couvre l'intégralité du territoire national : la dénomination réservée vaut pour le Royaume entier et ne dépend pas du ressort du tribunal d'immatriculation. L'examinateur procède à un contrôle en plusieurs temps. Il écarte d'abord les éléments non distinctifs (mots comme groupe, compagnie, Maroc, international), identifie l'élément clé restant, puis effectue une comparaison phonétique et visuelle avec les noms déjà inscrits. Il vérifie enfin l'absence de risque de confusion avec une marque enregistrée au sens de l'article 137 de la loi 17-97.
La réforme de 2019 a réduit la validité du certificat de douze à 90 jours calendaires à compter de la délivrance. Passé ce délai sans immatriculation, la réservation tombe et la dénomination redevient librement disponible. Le détail du régime, des motifs de rejet et de la procédure de recours figure dans la fiche officielle de l'OMPIC sur le nom commercial, qui fait foi en cas de doute sur l'interprétation des textes.
Quand utiliser ce document ?
Le cas le plus fréquent est la création ex nihilo d'une SARL ou d'une SARL-AU, qui représente la majorité des sociétés constituées chaque année au Maroc. Le notaire ou le fiduciaire chargé du dossier exigera systématiquement la copie du certificat avant de rédiger la version définitive des statuts de SARL conformes au droit marocain, car la dénomination doit y apparaître à l'identique de l'attestation OMPIC, sans le moindre écart de ponctuation. Une SA, une SNC ou une société en commandite est soumise à la même règle, la forme juridique n'ayant aucune incidence sur l'obligation.
La transformation d'un auto-entrepreneur en société commerciale constitue un deuxième cas typique, et celui où la pratique réserve le plus de mauvaises surprises. Le nom commercial utilisé sous le statut d'auto-entrepreneur n'est pas automatiquement transféré à la personne morale en formation : il faut une nouvelle demande, et si un tiers a entre-temps réservé le même nom, l'auto-entrepreneur perd son propre signe distinctif. Le changement de dénomination en cours de vie sociale impose lui aussi une demande, puisque la décision de l'assemblée générale extraordinaire devra être suivie d'une inscription modificative au registre du commerce.
Deux situations méritent une attention particulière. La création d'une succursale au Maroc d'une société étrangère déclenche l'obligation, même si la maison mère exploite déjà le nom à l'international : le territoire marocain a son propre registre et sa propre logique de disponibilité. Enfin, lorsque les fondateurs hésitent encore entre plusieurs noms, il est préférable de déposer dès le départ jusqu'à cinq variantes par ordre de préférence plutôt que de multiplier les demandes successives, ce qui ralentit considérablement le calendrier d'immatriculation.
Mentions clés présentes dans notre modèle
Notre modèle de demande est structuré pour épouser le formulaire CN1 de l'OMPIC, tout en restant utilisable comme pièce d'archive interne du dossier de création. Il s'agit d'une trame, pas d'un substitut à la saisie sur directompic.ma, mais elle permet d'aligner les associés sur le contenu exact avant la phase administrative.
- L'identification du demandeur distingue clairement la personne physique fondatrice (nom, prénom, CIN ou titre de séjour pour les non-résidents) et, le cas échéant, le mandataire muni d'une procuration légalisée. Cette mention est critique : l'OMPIC refuse les demandes dont l'identité est partielle ou ambiguë, et la pratique des CRI exige que le mandataire produise un pouvoir spécial portant signature légalisée.
- La liste des dénominations proposées est rédigée par ordre de priorité décroissante, jusqu'à cinq variantes. Chaque proposition est accompagnée de son sigle éventuel et, si pertinent, de l'enseigne commerciale envisagée. L'ordre compte : l'examinateur évalue les variantes successivement et délivre le certificat sur la première disponible.
- La description de l'activité projetée reprend les codes de nomenclature usuels et précise le secteur économique principal. Cette information permet à l'OMPIC d'apprécier le risque de confusion avec une marque enregistrée dans la même classe, conformément à la grille d'analyse fixée par l'article 137 de la loi 17-97.
- La mention de la forme juridique envisagée indique s'il s'agit d'une SARL, d'une SARL-AU, d'une SA, d'une SNC ou d'une succursale. Le formulaire en tient compte pour orienter la rédaction de la mention finale figurant sur l'attestation.
- Le siège social provisoire ou définitif est renseigné avec la ville de rattachement, qui détermine l'antenne OMPIC compétente en cas de dépôt physique. À ce stade, une adresse de domiciliation provisoire est admise, à condition qu'elle soit confirmée au moment de l'immatriculation.
- L'engagement sur l'honneur du demandeur clôt le document. Il atteste l'exactitude des informations communiquées et reconnaît que toute fausse déclaration entraîne le rejet de la demande, sans préjudice des sanctions pénales pour faux en écriture privée.
Spécificités régionales
Le certificat négatif est délivré par l'OMPIC pour l'ensemble du territoire national, mais le canal de dépôt et les habitudes pratiques varient selon la région. La maîtrise de ces nuances évite des allers-retours coûteux pour les fondateurs qui veulent boucler leur dossier de création d'entreprise au Maroc dans des délais serrés.
Casablanca-Settat concentre l'essentiel des immatriculations marocaines, avec un volume de demandes qui sature régulièrement les guichets physiques. Le délai constaté en dépôt direct au CRI ou à l'antenne OMPIC dépasse fréquemment 72 heures, contre 24 à 48 heures sur directompic.ma. La densité des sociétés déjà inscrites dans la région rend également les rejets plus fréquents : un nom comportant les mots Atlantique, Casa ou Anfa fait l'objet d'un examen plus strict en raison du risque de confusion. Les fondateurs avertis préparent systématiquement cinq variantes plutôt que deux.
Rabat-Salé-Kénitra présente une procédure très digitalisée, avec une intégration poussée entre la plateforme OMPIC et les services du CRI. Les délais y sont parmi les plus courts du Royaume, mais la rigueur du contrôle est élevée pour les noms évoquant une mission de service public ou un lien avec une institution étatique : les termes Royal, National, Maghreb ou Institut sont systématiquement signalés et exigent une autorisation préalable au sens de la pratique OMPIC.
Marrakech-Safi mobilise un volume important de demandes liées au tourisme, à l'hôtellerie et à l'artisanat. Les fondateurs qui combinent leur création avec une signature de bail commercial ou de contrat de location au Maroc doivent coordonner les calendriers, le siège social déclaré dans la demande devant être cohérent avec l'adresse du bail produit au moment de l'immatriculation. Une incohérence entre les deux documents entraîne le rejet du dossier au greffe du tribunal de commerce, même si le certificat négatif est lui-même valide.
Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma disposent d'antennes régionales pleinement opérationnelles. La zone franche de Tanger introduit une particularité : les sociétés établies en zone franche restent soumises à l'obligation de certificat négatif, mais leur dossier d'immatriculation suit ensuite un circuit administratif distinct. Dans les autres régions du Royaume, le dépôt en ligne reste la voie largement majoritaire depuis 2021, et les antennes locales se concentrent désormais sur l'accompagnement des dossiers complexes ou litigieux.
Erreurs fréquentes à éviter
La première erreur, et de loin la plus coûteuse, est de soumettre une seule proposition de nom plutôt que plusieurs variantes par ordre de préférence. L'examinateur OMPIC ne suggère pas d'alternative en cas de rejet : il refuse, et le demandeur doit redéposer une nouvelle demande, souvent payante. Préparer cinq variantes dès le départ raccourcit le calendrier d'immatriculation de plusieurs semaines. La deuxième erreur fréquente consiste à choisir un nom purement descriptif de l'activité (Société de Travaux Casablanca, Boulangerie Médina), qui ne contient aucun élément arbitraire ou distinctif. Ce type de dénomination est systématiquement rejeté en application des critères publiés par l'OMPIC, indépendamment de la qualité du dossier par ailleurs.
Une troisième erreur, plus subtile, est de confondre certificat négatif et dépôt de marque. Le certificat réserve un nom pour l'immatriculation pendant 90 jours, rien de plus. Il ne protège pas la dénomination contre l'usage par un tiers sur le marché : seule l'inscription au registre du commerce, puis le cas échéant le dépôt de marque, créent une véritable opposabilité. Beaucoup de jeunes entrepreneurs croient à tort que leur certificat les protège contre la contrefaçon, et découvrent plusieurs mois plus tard qu'un concurrent exploite un signe identique. Enfin, l'erreur la plus pénalisante en pratique est de laisser expirer la validité de 90 jours sans avoir finalisé l'immatriculation au registre du commerce. Le nom redevient public, un tiers peut le réserver, et toute la procédure recommence à zéro. Tenez votre calendrier en jours calendaires depuis la date figurant sur le certificat, pas en jours ouvrés ni en mois civils.
Questions fréquentes
11 avis vérifiés · 25 000+ téléchargements

- Accès immédiat au document
- Téléchargement PDF + Word
- Conforme au droit marocain 2026
- Validé par des juristes


Comment remplir notre modèle de demande de certificat négatif
L'utilisateur démarre en choisissant la forme juridique de la future entité, ce qui adapte automatiquement les mentions du formulaire : la rédaction d'une demande pour SARL diffère légèrement de celle d'une SA quant au libellé de la dénomination. Vous renseignez ensuite votre identité complète, en distinguant le statut de fondateur direct ou de mandataire ; dans ce dernier cas, le générateur ajoute la mention de la procuration légalisée requise par l'OMPIC. Le système vous invite à saisir vos cinq propositions de noms par ordre de préférence, en signalant immédiatement les termes réglementés qui appellent une autorisation préalable (banque, assurance, royal, expert-comptable, école…).
La description de l'activité s'appuie sur une liste déroulante alignée sur les nomenclatures usuelles, ce qui sécurise l'appréciation du risque de confusion par l'examinateur. Le module sur la gestion administrative et RH de votre future société vous propose dans la foulée les contrats de travail et attestations dont vous aurez besoin une fois la société immatriculée. Une fois le formulaire validé, vous obtenez immédiatement le document au format Word et PDF, prêt à être déposé en ligne sur directompic.ma ou à servir de pièce justificative pour votre dossier interne. Le récapitulatif final reprend les délais de traitement attendus et la procédure de recours gratuit en cas de rejet.